HESURE DES MASSES, DES POIDS ET DES FORCES
ke poids 1 : c'est un avantage pratique sensible, à cause de l'extrême petitesse de ces poids, qui Sont june ms iris de milligramesr.
On évite encore mieux cette difficullé de inaniement, pour les fractions de niligramme, en employant à leur place de petits cavaliers g, g’ formés d'un fil & phtine, pesant exactement 1°" (fig. 86). On les fuit glisser sur une régie late métallique r, r, fixée au-dessus du fléau, parallèlement à sa direction.
Le règle est partagée en dix parties égales, marquées par des crans dont le premier est sur la verticale du point de suspension et les derniers sur les vertitales des points d'attache me, = et s, #. D'après la théorie du levier, un cavalier &iceniigramme, placé au dernier cran, c'est-à-dire à l'une des verticales = ous, pésera sur le plateau de tout son poids; placé sur la verticale du milieu tubes Om,le cavalier n'exercers plus sur le plateau qu'un effort de 1/2 cent'. name, c'est-à-dire de 5"; placé au premier cran, à partir du point O,, il
pèsera sur le plateau comme 1/10 de centigramme, ou 1°" : en un mot, le cave- Lier, qu'en déplace sur le fléau, exerce ux effort properlionnel à sa distance à l'ex de suspension.
Ces cavaliers peuvent être maniés de l'extérieur de la cage : les tiges latérales PS permettent de les saisir par La boucle su
Bens les anciennes balances de précision, l'écrou régulateur de la sensibilité ait placé au-dessus du fléau, ce qui génait la manœuvre des cavaliers. Dans la balanre Collet. on voit que rien n'empêche au contraire de faire passer un cavalier d'un côté à l’autre du fléau.
Limite de précision de la balance. — Les balances de précision qui sont «nsibles au muilligramme pour une charge totale de 1 kilogramime, sont des instruments de construction courante : or elles sont déjà sensibles au millio- AKIRE.
Deleuil a jadis construit pour Regnault une balance sensible à 1%, sous une charge de 10 kilogrammes" ; la sensibilité était donc de .
On a poussé la précision beaucoup plus loin au Bureau international des poids etmesures. En prenant certaines précautions, et en observant à distance des balances dont la cage ne s'ouvrait pas, on est arrivé à peser 100 kilogrammes À 1 près, c'est-à-dire avec une précision de un cent-millionième.
93. Différentes méthodes de pesée. — On peut effectuer la pesée d'un corps par trois méthodes :
La simple pesée, employée pour les mesures courantes; la double pesée et la méthode de transposition, employées pour les mesures de précision.
1° Simple pesée. — Elle consiste tout simplement à mettre le corps dans l'un des plateaux et des poids marqués dans l'autre, jusqu'à ce que l'aiguille revienne au zéro. Soit X le corps à peser et P la somme des poids marqués, on a l'équation d'équilibre
X1== PI, d'où X—P.
Cetie méthode suppose essentiellement que les bras du fléau soient rigoureusement égaux : aussi emploie-t-on de préférence
l'une des deux méthodes suivantes, qui ne supposent pas cette condition remplie !.
1. Toutefois, Joraqu'on a # effectuer une série de pesées se rapportant à une
2 Double pesée. — Cette méthode s'appelle encore méthode de Borda, du nom du physicien qui Fa indiquée le premier. Elle consiste en deux pesces simples successives. On place le corps dont on veut connaitre le poids dans l'un des plateaux, et on lui fait équilibre, dans l'autre, avec de la grenaille de plomb ou du sable‘ : c'est ce qui s'appelle faire le tare; puis on enlève du preunier plateau le corps à peser, et on le remplace par des poids marqués jusqu'à ce que l'équilibre s'établisse de nouveau. La somme de ces poids représente exactement le poids du corps; car, dans ces deux opérations, le corps et les grammes agissent tour à tour sur le méme bras de levier pour faire équilibre à la mème résistance. On s'en rend compte plus nettement en écrivant les équations qui expriment ces deux équilibres succes sifs. Soient let l’les deux bras du fléau, T le poids de la tare, P la somme des poids marqués et X le poids du corps. On a successivement
Hi M=T, 2] PI—TT.
En divisant membre à merubre, il vient \—P.
méine expérience. et lorsque les poids n'interviennent que par leurs rapports, la condition d'égalité des bras du fléau devient superflue, et l'on peut employer « la simple pesée », plus expéditive que toute autre méthode.
Eremple d'une pesée simple de précision. — La figure 8i a été dessinée pendant l'une des pesées effectuées, au Laboratoire des recherches physiques, par M. A. Leduc, maitre de conférences à La Faculté des Sciences, pour déterminer la composition de l'eau.
On voit, à droite, le petit appareil qui sert à recueillir l'eau formée dans la réduction de l'oxyde de cuivre par l'hydrogène pur et sec; de l'autre côté est suspendue une ampoule de verre fermée, ayant exactement le inème volume extérieur que cet appareil. La tare est complétée au moyen de poids marqués, visibles sur le plateau de gauche.
Dans l'une des peses, la tare se compfosait. arant l'expérience, de 985°,915, et le cavalier <e trouvait à la division 2 du même côté :
donc tare lotale — 165,9172
Aprés l'expérience, la nouvelle tare était de 1255,915, et le cavalier était à la division 11:
donc tare totale = 12%5,7161.
Le poids brut de l'eau recueillie était donc 22,135.
Parmi les corrections qu'on doit faire subir à ce poids brut, signalons seulement la plus importante, la réduction du vide, qui s'élevait à 0r.02604.
1. Dans les pestes de précision on emploie pour faire la tare des poids margués ordinaires, qui ont l'avantage de ne pas «alir les plateaux.