CANACTÈRES GÉNÉRAUX DES LIQUIDES
94. Hydrostatique et hydrodynamique. — L'hydrostatique est la science qui a pour objet les conditions d'équilibre des liquides et les pressions qu'ils exercent, par suite de leur poids, soit dans l'intérieur de leur propre masse, soit sur les parois des vases qui les contiennent.
La science qui traite du mouvement des liquides se nomme hydrodynamique.
“5. Compressibilité des liquides. —- D'après ‘une ancienne “\périence de Bacon et des académiciens de Florence, on à regardé longtemps les liquides comme complètement incompres- Sibles. Depuis, des recherches sur le mème sujet ont été faites par plusieurs physiciens, et tous ont constaté que les liquides sont plus où moins compressibles, Nous résumerons ci-dessous l'état de cette question.
Rewanotr. — Élasticité des liquides. — Quelle que soit la conipression à laquelle on ait soumis un liquide, l'expérience fait voir qu'anssitôt que l'excès de pression cesse, le liquide revient exacteent à son volume primitif; d'où l'on conclut que les liquides sont parfaitement élastiques.
‘i. Principe d'égalité de pression ou principe de Pascal. —- Énoncé. — En regardant les liquides comme parfaitement élastiques, doués d'une fluidité parfaite, et en les supposant sonstraits a l'action de la pesanteur, on à été conduit au principe suivant, connu sous le nom de principe d'égalité de pression :
Mi lon ererce une pression quelconque à lu surface d'un liquide
t. L'application de celleci à l'art de conduire et d'élever les eaux <e désine sp-ralement sous le non d'hydruutique.
en équilibre, cette pression se transmet intégralement dans tous les sens à loute portion plane de paroi égale à la surface pressée. Interprétation. — Concevons un vase de forme quelconque, rempli d'eau ou de tout autre liquide dont nous négligerons le poids, et muni sur ses parois de diverses tubulures cylindriques À, B, C..., de même section, fermées par des pistons mobiles (fig. 87).
Si sur le piston supérieur À on exerce, de dehors en dedans, une pression quelconque, de 20 kilogranunes par exemple, instantanément cette pression se trans met sur la face interne des pistons B, €, D..., qui tous sont poussés de dedans en Fig. 87. dehors avec une force de 20 kilogranmes. Les pressions transmises seraient de 40, 60 kilogrammes, si les surfaces étaient deux ou trois fois plus grandes que celle du piston À.
Expression numérique. — Soient S et s les surfaces du grand et du petit piston, on peut poser
[U] == d'où [2]
ul
La
97. Généralisation du principe de Pascal. — 41° Dans l'égalité [2], le quotient £ représente la pression moyenne par
unité de surface sur la portion de paroi constituée par le grand » ë
surface sur le petit piston. Sur une autre portion plane quelconque
de paroi s’, la pression totale serait, par exemple, p’, La pression
piston; de mème Z représente la pression moyenne par unité de
moyenne par unilé de surface serait L. et l'on aurait encore È == £.
Cela veut dire que, dans un liquide en équilibre sous la seule
4. On l'appelle aussi principe de Pascal, parce qu'il fut énoncé pour la première fois par Pascal, sous la forme suivante : Si un vaissenu plein d'eau, clos de toutes parts, a deux ouvertures dont l'une soit centnple de l'autre, en mettant à chacune un piston qui lui soil juste, un homme poussant le petit piston égalera la force de cent hommes qui pousseront celui qui est cent fois plus large et en surmontera quatre-vingt-dix-neuf.
Ce deuxième énoncé conduit directement à l'interprétation pratique de
noncé précédent, lequel est plus général.