Machine de Bianchi. — M. Bianchi venlé une machine pne
Fig. 202. qui présente plusieurs avai
sur la machine ordinaire.
d'abord d'un maniement beaucoup plus commode, parce que le
mouvement de va-et-vient du piston est produit par l'intermé-
diaire du mouvement rotatif d'un volant à manivelle. Le fone-
tionnement du piston est rendu ainsi à la fois plus facile et plus
rapide. Et comme on peut donner au cylindre de grandes dimen-
sions, il en résulte que cette machine permet de faire un wide
aussi complet que la machine ordinaire dans des récipients plus grands et en un temps plus court.
Description. — La machine est entièrement construite en fonte; elle wa qu'un seul cylindre, qui peut iller sur un axe horitontal fixé à ss has (Mg. 20). Sur un bâti de fonté"est monté un arbre horizontal, avec un volant très lourd V, qu'on fait tourner à l'aide d'une manivelle M. À ce même arbre est fixée une bielle m qui s'articule à la tête de la tige du piston, Par suite, à chaque révolution complète du volant, le cylindre fait deux oscillations sur
son axe, D'ailleurs, bien que la machine me possède qu'un sul corps de poupe, aïe
est à double effet, c'esth-dine que le piston fait le vide en montant et en descendant. Celu tient à la construction spéciale du piston. Celui-i porte d'abord une soupape & (Mg. 204) pouvant s'ouvrir de bas en haut, comme dans la ma-
Fig. 205.
chine oedinaire; mais, en outre, sa lige AA est creuse, et donne passage à un tube de euivre rouge N, par où s'échappe l'air qui sort par l'orilice b. Dans da basc supérieure du éylindre même est logée une seconde soupape «, qui s'ouvre aussi de bus en haut. Enfin, une tige de fer D traverse à frollement dur le piston, et se demmire À <es deux extrémités par deux bouchons eani-
GASODMAREOVIIER. 17
ques sets, pouvant fermer tour à tour les deux orifices parallèles d'un tube
d'aspiration BC à deux branches. EE at Au 2 YA Fonctionnement, — Supposons que Île mi ”
alors fermée, et, la soupape + étant ouverte,
l'air du récipient se rend au-dessus du piston,
tandis qu'en dessous l'air comprimé par
piralion se fait par s', et, la fermée, l'air comprimé se dégage par la sonpape a. On comprend done bien pourquoi ln machine est à double effet bien qu'ayant un seul cylindre: e’est que les deux régi inférieure et supérieure, séparées par le ton, fonctionnent tour à tour eormnme deux cylindres d'une machine ordinaire.
Robinet à double épuisement, — On comprend de même qu'on puisse adapter à là machine un robinet à double épuisement R, semblable au robinet de Babinet. Ce robinet est disposé en R (fig. 204) au point de jonetion des deux branches du tube d'aspiration.
En le tournant convenablement, on peut été
qu'entre les deux cylindres de la machine ordinaire.
Mode de graissage particulier. — Une des principales raisons du bon fonctionnement dé cette machine, c'est qu'elle est, en outre, aunié d'un système de graissage particulier : un godet E (Mig. 204), fixé à bn tige, est rempli d'huile qui tombe dans l'espace annulaire compris entre L tigé AA et le tube X ; de là elle se rend dans un conduit 00 pratiqué dans la masse du piston, et, refoulée par la pression atmosphérique, elle se distribue d'une manière permanente sur le pourtour du piston,
Fig. 204.
197. Machine pneumatique de Deleuil. — Principe, — C'est aussi une machine rotative, à un seul corps de pompe et à double effet, comme la précédente; mais elle présente ce caractère particulier, que son piston glisse sans frottement, et sans addition d'huile, dans le cylindre, dont il ne touche pas les paroïs, La construction de celle rurieuse machine est fondée sur ce fait que les qaz circulent très difficilement à travers les conduits capillaires, surtout si ceux-ci sont munis de dilatations et d'étranglements alternatifs. Avec cette machine on peut obtenir assez vite un vide de 2 à 3 millimètres dans un récipient de 13 à 14 litres,
Description, — Le pistou est un long cylindre métallique plein P (fig. 206), dont la surface est sillonnée de rainures horizontales. Son diamètre étant plus petit que celui du cylindre (d'environ Æ de millim.), 1 peut y glisser sans le boucher complétement; mais le bourrelet d'air qui se loge dans les rainures
MACHINES PNEUMATIQUES. 250 f sorte de eloison ble suffit [l dans re son compressible qui pour séparer les gaz
les Le mouvement est au par une Lige raétallique qui traverse les deux fonds du a Le communique alternativement avec haque
À première soupape, qui est à la base du piston, se, à travers celui-ci, dans le compartiment supérieur, Quand le piston se sa soupape £e reférme, l'air qui est au-dessus de lui est comprimé, seconde soupape et s'échappe dans l'atmosphère. On voit onc que c'est | ' b supérieur qui fuit le vide dans le comparti-
inférieur, tand éelni-ei communique seul avec le récipient. pb bte APR nuisible, parce que les deux soupapes dé. eur nt leur 2 2 larme À r
et qu'elles sont ne
soulevées par la pression du piston entre les bases du cylindre (fig. 26)
Le piston est fixé à l'extrémité d'une tige rigide, qu'on fait mouvoir à l'aide d'un balancier à manette, L'air du récipient est aspiré par l'intermédiaire d'un tube fr. H passe dans un vase R, au-dessus d'un bain d'acide sulfurique, dont on renouvelle constamment la surface à l'aide d'un agitateur æA, qui est ègt lement mis en mouvement par le balancier. On parvient ainsi à ahsorber
Fig. 206.
Loute la vapeur d'eau du goz raréfié, et à obtenir rapidement un vide sc à 1 demi-millimètre,
Rumanquk. — Cette machine est souvent appelée congélateur, à cause de son usage spécisl, qui consiste à produire en grand la congélation de l'eau par ébullilion dans le vide sec; mais elle peut être substiluée dans tous les ons, avec beaucoup d'avantages, à la machine pneumatique omdinaire à double effet. N suftit de remplacer la carafe d'eau, ordinairement adaptée à l'orifice du tuyau d'aspiration, par une platine ordinaire de machine pneumatique,
MACIUNES PNEUMATIQUES À MERCURE.
199. Prinoipe et généralités. — Le principe des machines à mercure consiste
à répéter commodément et indéfiniment l'expérience de Torricelli sur un meirent à gas, de maniére À transformer celui-ci en une espèce de chambre barométrique : on réalise ainsi dans lo récipient une sorte de vide barométrique
du réservoir À ne s'obtient plus à l'aide du système de rubans et de poulies
précédemment décrit, Une chaine de Galle s'attache d'une part au réservoir et, d'autre part (fig. 215), va s'enrouler sur une petite roue dentée qui est le der-
Fig. 207.
nier terme d'une série d'engrenages. On met le système en mouvement en agis
sant sur la manivelle d'un volant, de manière à faire monter on descendre à
rolonté le réservoir : il faut avoir la précaution de soulever préalablement un cliquet servant d'arrêt à Lout le système, Quant aux iitres Wiéces, e\les restent ? peu de chose prés les mêmes,
Description. — La pompe à main se compose d'un corps de pompe À de petit diamètre (fig. 209), dans lequel on fait mouvoir à la main, au moyen d'une poignée, un piston plein (c'estàdire sans soupape). Le corps de pompe est muni, à sa hase, de deux tubulures horizontales à robinet; dans ces tubulures sont deux soupapes 0 et s, agissant en sens contraires, pour servir, la
Fig. 209.
première à l'aspiralion, la seconde au refoulement. De petits ressorts à boudin appuient sur les soupapes pour les maintenir fermées.
On place maintenant des robinets à trois voies, en B et €, sur les tubulures latérales du cylindre; cela permet de rétablir à volonté la pression atmosphérique soit dans la pompe seule, soit dans le récipient seul, soit des deux côtés à la fois. Utilisation des pompes de compression comme machines pneu- ” médliques. — Ces pompes peuvent aussi servir à faire le side, Vox
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