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POMPES DE COMPRESSION

cela, on fait communiquer la tubulure m avec le récipient d'où l'on veut aspirer l'air et Ja tubulure n avec l'atmosphère. 204, Machine de compression de Regnault. — Regnault s'est

Fig. 21.

servi, dans ses expériences sur La loi de Mariotte, d'une inachine dé compression assez puissante pour donner au gaz du réservoir une es de 30 atmosphères.

Description. — Celle machine est constituée par la réunion de émis pornpes à main perfectionnées, dites pompes Silbermann. |

LÉ

(fig. 211). Les tiges des trois pistons sont articulées, par l'ntermédiaire de trois bielles, à trois portions coudées d'un mème axe. Cet axe, muni d'un volant, est mis en mouvement à l'aide d'une ou deux manivelles. Tous les conduits d'aspiration d'une part, et tous les conduits de compression d'autre part, viennent déboucher dans des réservoirs sphériques, lesquels sont reliés directement, l'un avec le gazomètre où l'on puise le gaz, et l'autre avec le récipient où on le comprime, Tout cet appareil est construit comme une machine industrielle et établi sur le sol, où il est solidement boulonné, de manière à étre au besoin ac tionné par un moteur, La figure 212 montre la disposition des soupapes dans l'une des pompes accouplées et en fait comprendre le fonctionnement.

Remangue. — Comme on l'a vu précédemment, la compression des gaz est accompagnée d'un dégagement de chaleur plus ou moins considérable, C'est là un obstacle très sérieux au fonctionnement de ces machines. La chaleur dégagée altère les garuitures et peut faire gripper les pistons.

Fig. 212. On atténue ces inconvénients, dans quel-

ques machines industrielles, en noyant les

soupapes inférieures dans un réservoir d'eau à une température

constante, On arrive ainsi à comprimer l'air, sans inconvénients, au delà de 50 atmosphères,

20%. Pompe Cailletet. — M. Cailletet a supprimé à la fois l'inconvénient de l'échauffement et celui de l'espace nuisible dans une poinpe de compression à piston mercuriel, qu'il a spécialement construite pour ses expériences de liquéfaction des gaz.

L'originalité de cet appareil réside dans la disposition du piston. Le corps de pompe et le piston sont renversés; au-dessus de ce dernier se trouve une couche de mercure, de sorle que, à chaque coup de piston, le mercure vient remplir complètement le fond du corps de pompe (supprimant ainsi tout espace nuisible) et soulever la soupape qui établit la communication avec le récipient (cette soupape, qui est en éhonite, ne peut être altérée par l'action du mercure). Quant à la soupape d'aspiration, elle est supprimée, M. Cailletot Va remplacée par un robinét, qui s'ouvre el se ferme on temps voulu au moyen d'un systéme de cames. Enfin le mouvement du piston est produit mécaniquement, à l'aide du mouvement rotatif d'un volant,

Cette pompe permet de comprimer des masses de gax considérables sous des

pressions de plusieurs centaines d'atmosphères, Elle à servi à M. Cailletet pour liquétior d'abord l'acide carbonique, le protoxyde d'azote el V'éaxVene, qrats he

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