GAMME MÉLODIQUE ET GAMME HARMONIQUE
notes représentant, l'une la note supérieure bémolisée, l'autre la note inférieure diésée. Mais cette manière de faire compliquerait a tel point qu'elle a été rejetée. On a alors admis une gamme tem- \,lrée dans laquelle les intervalles dont nous avons parlé jusqu'à présent ont été légèrement altérés de manière à rendre égaux les ions majeurs et mineurs, chacun d'eux étant égal à deux demi-tons. L'intervalle 2, ou octave, a été dès lors partagé en 12 intervalles
:aux entre eux et à y 2 = 1.05946. C'est sur cette gamme dite
tempérée que sont accordés les intruments à sons fixes. Gamme mélodique et gamme harmonique. — La gamme dont
les notes sont caractérisées par les nombres de vibrations :
est dite gamme de Ptolémée ou de Zarlin .
Pythagore admettait une autre gamme dont les notes correspondaient à des nombres de vibrations proportionnels à
ou à 1 ^ ~r.
ut
Cette dernière gamme ne diffère de celle de Ptolémée que quant aux notes mi, la et si, dont l'intervalle avec les notes correspondantes de la première gamme est uniformément égal à un
ré
mi
ta
sol
la
si.
romma 1^-
Une discussion, qui a duré pendant des siècles, portait sur la question de savoir laquelle de ces deux gammes était réellement employée par les musiciens. Cornu et Mercadier ont déBnitivement, en 1 881 , résol u cette question par l'expérience en opérant comme il suit.
Entre le chevalet et la table d'harmonie d'un instrument à corde, violon ou violoncelle, on insère (fig. 120) une lame de laiton L a laquelle est fixée un fil de cuivre long de plusieurs mètres suspendu par l'intermédiaire de rondelles de caoutchouc. L'autre extrémité du fil est soudée à une lame de clinquant c fixée dans
un lourd support S et munie d'un styletinscripteur 6 qui trace su un cylindre tournant M les vibrations de l'instrument transmises:
Fig. 120. — Expérience de Cornu et Mercadier.
travers le fil. A côté du support portant la lame de clinquant esJ un diapason chronographe D dont les vibrations s'inscrivent i côté des précédentes. La hauteur du son du diapason étant connue< on peut en déduire par comparaison la hauteur exacte du son qu'un habile artiste fait rendre à l'instrument.
Les choses ainsi disposées, si l'on fait jouer, sur le violon eu expérience, une mélodie lente, en même temps que l'on met eu vibration le diapason chronographe, la comparaison des deux tra-a cés obtenus montre que la gamme employée par l'instrumentistn est celle de Pythagore. Si au contraire un musicien produit sur Id violon l'émission simultanée de deux sons dont l'intervalle es»: d'une tierce, par exemple, la gamme alors employée est différente! de celle de Pythagore et voisine tout au moins de celle de PtoléméS;*
De là les qualificatifs de mélodique et d'' harmonique donné» aux gammes de Pythagore et de Ptolémée.
162. Intervalles harmoniques. — En outre de la série des» notes constituant la gamme, et dont nous venons d'exposer som-3 mairement l'origine probable, il est une autre série de sons don la considération reviendra presque à chaque instant dans l'étudf des timbres des diverses sources sonores, y compris la voix bu
PROPAGATION D'UN MOUVEMENT VIBRATOIRE. ;j05
luiiDG, et dans l'exposé de la théorie physiologique de la musique ;
i st la série des sods dils harmoniques.
On appelle sons harmoniques la suite des sons dont les nombres le vibrations sont respectivement proportionnels à la suite naurelle des nombres entiers
Si le son 1 représente uti, un certain nombre de ces sons haruoniques correspondent à des notes qui appartiennent aux gammes ■.uccessives ; tels sont les sons 2 (ut^), 3 (so/g), 4 {ut^), 5 (m/g),
1 so/j), 8 {utji) D'autres, au contraire, ne coïncident avec
iucune des notes des gammes successives ; à cette catégorie apparient par exemple le sou 7, qui est compris entre lo^ et s/3 quand le ;oQ 1 correspond à w^j.