C. — Verges
181. Lois des vibrations transversales des verges, lapason. — Les verges se distinguent des cordes en ce qu'elles lût supposées absolument rigides, taudis que l'on attribue aux )rdes une flexibilité parfaite.
Les verges peuvent être le siège de vibrations transversales, ngitudinales ou tournantes, celles-ci correspondant au cas où la jrgea subi une torsion autour de son axe, puis a été abandonnée elle-même. Les vibrations transversales sont les seules qui nous téressent; elles résultent de ce que la verge a subi, dans une gion, un déplacement perpendiculaire à sa longueur, puis a été )andonnée à l'action de son élasticité propre. Les verges qui vibrent transversalement rendent des sons diffénts suivant qu'une seule de leurs extrémités est maintenue immole, que leurs deux extrémités sont fixes, ou que leur région médiane été seule immobilisée, les extrémités étant alors libres. Nous ne insidérerons que ce dernier cas, qui est celui du diapason. Un diapason, en effet, n'est itre chose qu'une verge recourie en son milieu (Qg. 137), de anière à constituer un enseme de deux verges parallèles égales, ayant chacune une ttrémité libre et une extréité fixe vers la région recourie. Pour mettre une telle verge i vibration, il suffit de l'attaler avec un archet de manière ébranler chacune des branles dans le plan qui les conînt toutes deux.
Dans ces conditions, le nombre des vibrations du son rendu est mné par la formule <
Fig. 137.— Diapason monté sur caisse de résonauce.
Imbbrt. — Physique médicale.
dans laquelle K est une constante, Lia longueur commune àcha que brandie vibrante , a l'épaisseur mesurée dans le plan de vibrations. On voit que ce nombre de vibrations est indépendar de la dimension de la verge dans le plan perpendiculaire au pla déterminé par les axes des branches.
Au moyen de diapasons de longueurs et d'épaisseurs différentee on peut vérifier l'exactitude des lois contenues dans la formul précédente. j|
Le nombre de vibrations donné par cette formule correspond ail son fondamental du diapason, c'est-à-dire au cas où chacune de'" branches vibre dans son entier. Mais ces branches peuvent, connu les cordes, se subdiviser en un nombre plus ou moins grand d parties vibrant à l'unisson et séparées par des points absolumer ^ immobiles ou nœuds. Les hauteurs du son fondamental et d( sons supérieurs qui correspondent à la subdivision de chaqu branche en 2, 3, 4... parties vibrant à l'unisson sont sensible ment proportionnelles aux carrés des nombres impairs :
Dans le cas de subdivision des branches, les vibrations ont, e général, une trop faible amplitude pour être nettement visibles cependant nous verrons plus loin (§ 186) que la méthode graphiqi^i permet quelquefois de constater l'existence de ces subdivisions.
Les diapasons sont souvent montés sur une caisse de résonaac qui en renforce le son (§ Î87) .
182. Emploi des diapasons pour la mesure du tempa — Nous avons déjà dit qu'un diapason en vibration pouvait ôtii employé pour la mesure du temps, grâce à l'isocbronisme et i l'amplitude de ses vibrations ; nous verrons encore dans la suili d'autres exemples de l'emploi de cet instrument comme cbrona
grapbe. .
En Pbysiologie, où l'usage du diapason chronographe est fre quent, on se sert de préférence de diapasons qui ne correspondeit à aucune note de la gamme et qui effectuent 100, 200.... vibra: tions par seconde. La durée de chaque vibration est alors d|
J L de seconde. Dans ce dernier cas et dans d'autres eit
core, il est souvent utile de maintenir le diapason en vibratio