‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 149 sur 397 · OREILLE INTERNE · texte numérisé non relu

OREILLE INTERNE

ips deuK cloisons voisines 5 et 6 et fermée au sommet du limaçon.

De toutes les parties de l'oreille interne, c'est la rampe auditive .ni dans la théorie de l'audition établie par Helmholtz, joue le Se le plus important. Aussi devons-nous entrer dans quelques détails sur sa constitution intime, d'ailleurs fort complexe.

La fi"ure 169 représente, à un grossissement assez considefabie les°détails de la rampe auditive. En 8 et 9 est la paroi inférieure de cette rampe, appelée membrane bastlaire ; il y a lieu d'Y distinguer deux régions, l'une interne et lisse (8), comprise entre les pieds des arcs de Corti dont il va être question, 1 autre externe (entre 9 et 10), constituée par des fibres parallèles et reu-

nies entre elles. Tout le long de la ^^°^P\^"^^V^'. °" tu: reposant par leurs extrémités sur membrane basila r^ des ou pies d'articles (15, 16), au nombre d'environ ^000 qui s^^^^^^ lent, en quelque sorte, en 19. Autour de ces arcs, ou ^enœo re d^g groupes de cellules diverses, et c'est dans leur voisinage que vienn'ent'se terminer les fibres de la portion du nerf acoustique qui a pénétré par l'axe du limaçon. , ,

' La la'geur de la membrane basilaire va en ^^B^^"^^; ^^'.^^j^ base du limaçon au sommet, dans le rapport ae 1 a 12. Le ^ men Bions des arcs de Corti augmentent aussi a ^^^"^^^^"^^ '^^^ brane basilaire s'élargit, et les deux parties de ^'^ ^Tl^^ l'interne (comprise entre les pieds des arcs) comme 1 exte ne, crois

sent l'une et l'autre, quoique dans des '"^PP^f f [^'^^'-^i^ule et Un liquide remplit les canaux demi-c^cu aires, e vestilm^^^^

les diverses rampes du limaçon ; on lui a donne le n^^;;^;. lymphe par opposition à un autre liquide, la penlymphe, qui

occupe, dans les canaux demi-circulaires, l'espace compris entre la paroi osseuse et la paroi membraneuse qui double la première sans lui être accolée .

Il y a lieu de signaler encore l'existence, dans diverses régions du vestibule, de cils, relativement larges et roides, implantés^daus un épithélium et qui, à leur base, se trouvent en rapport avec des terminaisons du nerf acoustique. Enfin on rencontre, dans la même région de l'oreille interne, des concrétions calcaires, les otolithes, formées de cristaux allongés et anguleux, intimement réunis à là membrane sous-jacente où des filets du nerf acoustique viennent également se terminer.

212. Rôle de l'oreille externe dans l'audition. — Le pavillon, si l'on eu excepte la conque, ne paraît pas jouer un rôle très important dans l'audition ; l'acuité auditive n'est pas en effet sensiblement diminuée chez les personnes qui ont subi l'ablation de cette partie de l'oreille externe ou qui en sont privées congénilalement.

Les sons sont au contraire moins bien perçus si l'on comble la conque avec une substance molle. Par suite de sa forme évasée à l'extérieur, ou conçoit en effet que cette cavité refléchisse sur ses parois et renvoie dans le conduit auditif externe des mouvements vibratoires qui, par suite de leur direction d'arrivée, n'auraient pu atteindre la membrane du tympan ' .

Le conduit auditif externe se comporte évidemment comme un tube acoustique, quant à la transmission à la membrane du tympan des vibrations venues de l'extérieur. Mais son rôle le plus important est de protéger la membrane contre les actions mécaniques extérieures et contre les variations de température.

Il importe d'ajouter encore que, par la masse d'air qu'il contient, le conduit auditif externe se comporte comme un résonateur pour les sons compris entre mis u ^0/5. Pour s'en convaincre, il suffit de frapper successivement toutes les touches d'un piano avec la même force ; on constate ainsi que les notes qui vont du

* Il est probable en outre que la conque agit par son bord externe eu déterminant uae dillraclion qui permet à des mouvements vibratoires, arrivant obliquement par rapport au conduit auditif e.xterne, de pénétrer dans ce conduit.

KOLB DE L'OREILLE MOYENNE. «3 „,/ -lu so/s ont un li.nbre plus mordant, comme si les marteaux " r'respÔ ants étaient plus durs. Eu outre, si l'on augmente au

Tn H' n tube ou dune petite sphère, le volume du conduit Su errne e notes qui vont du mU au perdent leur tab mordant, que l'on retrouve au contraire dans des notes plus tot ™ ue 1 s'correspondent au volume modiflé du r eonateur

rest à cette particularité qu'il faut rapporter encore l'niteusite plus g an que paraissent posséder les sous partiels de l'octave «ice 5, lorsqu'on fait l'analyse d'un son complexe avec le

-°-ï;,rt\Trl«le moyenne. - Pour qu'un son soit «rcu il faut que les vibrations de la source, transmises a traver Ta ambiant, arrivent aux terminaisons du nerf acoustique II doit donc en somme, y avoir communication du mouvement vibraoto d'un gaz à un corps solide. Or ces conditions sont en gênerai plus défavorables à la communication du mouvement. Aussi „e percevrions-nous que difficilement les sous exteneurs sau ?exS nce de l'oreille nioyenne dont les diverses parties, membrane du Tympan et chaîne des osselets, sont agencées de manière a favoriser cette communication . „ „„mhranps

Toutd abord, en effet, l'expérience montre que les memb an sont facilement ébranlées par des vibrations aériennes. Théorique m et ne membrane, en papier par exemple tendue sur un ca ne d it vibrer par influence que pour un certain "on bre de son nue l'on peut déterminer par le calcul, qui ne constituent pas Te Série d'harmoniques etdont la hauteur change av.c a ten on, la forme carrée, circulaire, etc., de la ™°>brane.M s n real te 1 s sons un peu plus ou un peu moins hauts que "^"^"^J^P ^^^^ théorie peuvent déterminer dans la membrane des v liratioos par uQuence; comme d'ailleurs cessons " „„e

Vautre dès que leur hauteur est un peu grande, "'' P^^^';»^"/^^^ membrane est susceptible d'être ébranlée par inOuence par un d'une hauteur quelconque mais «"«îsamment élevée^

Si l'on remarque, en outre, que le muscle du marteau peut ains i'nlsl'lvo^s dit, faire varierdansdeuotW la tension de la membrane du tympan, il est juste de oroire que celle-ci est apte à être ébranlée par des vibrations aériennes d une durée quelconque.

'il'i ACOUSTIQUE.

D'ailleurs, par suite même de sa constitution asspz complexe et de sa réunion avec le manche du marteau, la tension de la membrane ne semble pas devoir être la môme en tous les points de sa surface. Il pourrait donc se faire, comme quelques auteurs le pensent, que, suivant la hauteur du son émis, ce soit par telle ou telle région plus ou moins tendue de la membrane que s'effectue la communication des vibrations aériennes à la chaîne des osselets.

En somme, on peut dire que, par son aptitude à entrer en vibration sous l'influence de vibrations aériennes de période quelconque, la membrane du tympan est éminemment propre à favoriserlacom' munication des vibrations gazeuses, qui lui arrivent de la source sonore, aux corps solides de la chaîne des osselets et par suite à l'oreille interne.

Cette communication résulte immédiatement de Taccolement de la membrane au manche du marteau qui en suit ainsi tous les mouvements. La chaîne des osselets a en outre pour effet, grâce à l'agencement de ces petits os entre eux, de diminuer l'amplitude des mouvements reçus et d'augmenter la force qui est transmise à la base de l'étrier et en détermine le déplacement. Pour se convaincre de ces faits, il suffit de considérer la IBgure schématique 170 qui représente en M et P la tête et l'extrémité du manche du marteau, en E la tête de l'enclume et en R l'extrémité de l'apophyse par laquelle cet osselet s'articule avec l'os lenticulaire. L'extrémité fixe A de l'autre apophyse de l'eaclume et les deux points R et P sont sensiblement en ligne droite ; il en résulte que tout déplacement de la membrane du tympan, et par suite de l'extrémité P du manche du marteau, entraînera un déplacement d'amplitude moindre pour le point Ret par suite pour la base de l'étrier. En outre, toute force s'exerçant en P peut être remplacée par une force plus grande appliquée en R sur un bras de levier moindre.

Donc la réunion de la chaîne des osselets à la membrane du tympan et l'agencement des petits os de la chaîne ont pour effet de transformer tout déplacement communiqué au manche du marteau en un déplacement d'amplitude moindre, mais de plus grande force, de la base de l'étrier.

La chaîne des osselets, si elle est la principale, n'est cependant pas la seule voie par laquelle les vibrations extérieures communi-

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