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ROLE DE L'OREILLE INTERNE

•n=n 11 membrane du tympan puissent traverserl'oreiUe moyen- ::Tu moyeVd^^ ma Jomètre' adapté au labyrinthe, Politzer a

Fig. no. -Mouvements du marteau et de renclume (Beaunis, Phys.).

démontré, en effet, que les vibrations de la membrane du tympan étaient transmises en partie par l'air de la caisse à la membrane de la fenêtre ronde, et communiquées ainsi à l'oreille interne ; maiscemodedetransmission est tout à faitsecondaire etn'aqu une importance négligeable dans le phénomène de l'audition.

214. Rôle de l'oreille interne. — Nous venons de suivre les vibrations, venues de l'extérieur, depuis leur entrée dans le conduit auditif externe jusqu'au moment où elles sont transmises a la base del'étrier, auquel elles communiquent des mouvements périodiques

dans la fenêtre ovale. Le mouvement vibratoire est ainsi transmis ai liquide de l'oreille interne et l'on conçoit dès lors qu'il puisse ; travers cette masse liquide, atteindre les Qlets du nerf acoustique qu viennent se terminer en diverses régionsdu vestibule et du limaçon

Il reste encore à déterminer quels sont ceux de ces filets qui son les plus aptes à être impressionnés par les mouvements vibratoire' transmis, c'est-à-dire à rechercher par quelle région de l'oroilk interne nous arrivons à la perception des qualités des sons extérieuret en particulier à la perception du timbre. Cette détermination ne peut actuellement être faite avec certitude ; toutefois, après avoir éliminé pour des raisons de masse, de forme ou de situation, les otolithes et les cils dont il a été parlé plus haut, Helmhoitz pense qu'il y a lieu de croire que la perception des qualités des sons se fait par les filets nerveux qui se terminent, dans le limaçon, au niveau des organes de Gorti.

Dans cette hypothèse, les fibres de la partie externe de la membrane basilaire, dont la largeur, nous l'avons dit plus haut augmente de la base au sommet du limaçon, seraient capables de vibrer paij influence, chacune pour un son de hauteur donnée. Les fibres de là-membrane basilaire seraient, d'après cela, l'analogue d'un ensemble de cordes pouvant rendre chacune l'un des sons compris dans la limite des sons perceptibles ; elles seraient, par suite, sus cepiibles de vibrer par influence lorsqu'un son de même hauteurt que leur son propre serait émis, soit comme son simple, soit comme son partiel d'un son fondamental plus grave.

Les arcs joueraient le rôle de surcharges destinées à abaisser la hauteur des sons propres des fibres de la membrane basilaire.

Ainsi se conçoit facilement la faculté que nous avons reconnue à l'oreille de décomposer tout mouvement périodique complexe eo mouvements pendulaires ou simples. Cette décomposition seraiti due à la môme cause physique, l'influence, que la décomposition ! analogue opérée par des résonateurs.

Le nombre des arcs de Corti et par suite des fibres delà mem-brane basilaire est d'environ 3000, d'après Kolliker, et il est intéressant de remarquer combien ce nombre de corps susceptibles de vibrer par influence est en rapport avec le nombre de hauteurs di0"érentes que notre oreille peut distinguer dans toute l'étendue des sons perceptibles.

ROLE DE L'OREILLE INTERNE. 417 En effet les sons dont nous pouvons apprécier la hauteur forment 7 octaves environ ; il y a donc 3000 : 7 ou 430 fibres pour chaque intervalle de 12 demi-tons ou octave, et 35 fibres pour les diverses hauteurs comprises dans un demi-ton. Ce n'est pas a dire toutefois que l'oreille ne puisse apprécier un intervalle musical inférieur à 1/35 de demi-ton ; en effet, par des considérations tirées de la perception plus ou moins nette des trilles par l'oreille humaine suivant que les deux notes se succèdent à intervalles moins ou plus rapprochés, Helmholtz a pu conclure que les fibres de la membrane basilaire ne sont pas influencées uniquement par les sons dont la hauteur est rigoureusement égale à celle de leur son propre L'ébranlement communiqué à ces fibres aurait une amplitude maxima lorsque la durée des vibrations excitatrices est éaale à la durée de leur vibration propre ; mais ces fibres vibreraient encore par influence, quoique avec des amplitudes rapidement décroissantes, lorsque la hauteur du son émis est un peu différente de celle qui leur correspond exactement. Si donc deux sons ont des hauteurs comprises entre celles de deux fibres consécutives, chacune de celles-ci sera plus fortement influencée par celui des deux sons qui est plus rapproché du leur, et l'intervalle de ces deux sons pourra dès lors être perçu. Il résulte de là que le plus petit intervalle musical que notre oreille doit pouvoir encore apprécier, dans l'hypothèse de Helmholtz, doit être mferieur à 1/35 de demi-ton et égal environ à la moitié de cet intervalle, c'est-à-dire à 1/70 de demi-ton environ. Or l'expérience montre qu'une oreille exercée peut distinguer un intervalle égal à 1000/1001 ou à 1/64 de demi-ton. On voit donc qu'il y a un accord remarquable entre les résultats de l'observation et ceux que l'on déduit de la théorie de Helmholtz.

La même théorie permet encore d'expliquer pourquoi il y a une limite inférieure et une limite supérieure aux sons perceptibles, pourquoi aussi, aux environs de ces limites, la hauteur d'un son et l'intervalle de deux sons ne peuvent plus être nettement appréciés. Les sons susceptibles d'être perçus sont, en effet, forcément limités à ceux qui correspondent à la première et à la dernière fibre de la membrane basilaire. En outre, soit N la hauteur du son correspondant à la fibre la plus courte; si un son de hauteur N 4- n, un peu supérieur à N, est émis, ses vibrations ébranleront Imbebt. —Physique biolog.

faiblement et à peu près également les dernières fibres de la membrane basilaire; aucune de ces libres ne présentant un maximui:; d'ébranlement, nous ne pourrons rapporter à aucune d'entre ellf la hauteur du son considéré, qui dès lors nous paraîtra indécise. Pour la môme raison nous ne pourrons pas apprécier l'intervall de deux sons tels que N + n et N + w' dont les hauteurs nou paraissent indéterminées.

Mais, malgré ces concordances entre l'observation et les déductions tirées de l'hypothèse relative au rôle des fibres de la memhrane basilaire, la théorie de Helmboltz ne peut être acceptée sans réserve ; sans doute, elle s'accorde avec le principe, général en Physiologie, delà spécificité des filets nerveux, cbaque filet du nerf acoustique ne servant qu'à la perception d'une seule et même hauteur; mais rien ne prouve, tout au moins, que le siège de la perception de la hauteur des sons soit réellement dans le limaçon où Helmboltz l'a locahsée. On connaît même quelques faits pathologiques qui contredisent cette localisation, puisque quelques malades appréciaient encore la hauteur des sons après la sortie spontanée du limaçon à la suite d'otite interne .

215. Transmission des sons par les parois osseuses du crâne. — La voie de transmission que nous avons étudiée dans les paragraphes précédents n'est pas la seule par laquelle les vibrations extérieures puissent atteindre l'oreille interne. Il en est une autre, constituée par les parois osseuses du crâne, beaucoup moins parfaite que la précédente, mais qui peut toutefois rendre quelques services lorsque la première est obstruée et qui est utilisée souvent par le médecin dans le but d'établir certains diagnostics.

On conçoit, en effet, que, si la transmission n'est plus possible par la voie naturelle à cause d'un obstacle non élastique interposé ou par suite d'une solution de continuité, l'oreille interne étant cependant intacte, les vibrations transmises par les os du crâne pourront encore être perçues. Au contraire, dans le cas où le nerf optique lui-même aura perdu la faculté de transmettre au cerveau les excitations produites par les vibrations qu'il reçoit, i les autres parties de l'appareil de l'audition étant normales, la perception des sons sera abolie aussi bien pour la transmission à travers les os du crâne que pour la transmission par la voie,

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