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II. — Miroirs courbes

248. Aberration de sphéricité des miroirs. — Nous avons vu plus haut (§ 241) que, lorsqu'un faisceau de rayons homocentriques, c'est-à-dire issus d'un même point, tombe sur un miroir plan, le faisceau réfléchi est encore homocentrique, c'est-à-dire que toutes les directions des rayons réfléchis vont concourir en un même point.

Au contraire, l'étude, faite au moyen des lois élémentaires du § 240, de la réflexion sur les surfaces courbes montre que, dans ce cas, l'homocentricité n'est pas en général conservée.

Il en est ainsi, en particulier, lorsque la réflexion a lieu sur un miroir sphérique concave ou convexe, c'est-à-dire sur la face interne ou sur la face externe d'une portion de sphère.

Le défaut d'homocentricité du faisceau réfléchi constitue Vaberration de sphéricité des miroirs.

Un certain nombre de surfaces ont la propriété de conserver rhomoceatricilé au faisceau réfléchi lorsque les rayons incidents se rencontrent en un point déterminé et en général unique. Le miroir est alors dit aplanétique. Un miroir constitué par un paraboloïde de révolution, par exemple, est aplanétique pour un faisceau de rayons incidents parallèles à l'axe de symétrie de la surface ; tous les rayons réfléchis vont en effet concourir alors au foyer du paraboloïde. L'aplanétisme existe de môme dans la réfl^exion sur un miroir sphérique lorsque les directions des rayons incidents passent toutes par le centre de la sphère à laquelle le miroir appartient ; dans ce cas, en effet, l'angle d'incidence est nul pour tous les rayons, l'angle de réflexion est également nul et tous les rayons réfléchis passent aussi par le centre de courbure du miroir.

L'homocentricité du faisceau réfléchi est également conservée toutes les fois que le faisceau incident est très délié, que les angles d'incidence des rayons qui le composent sont très petits et que la

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