USAGES MÉDICAUX DU PRISME
ence dirigée horizoûtalement en haut, l'oeil supposé amaurotique tant actuellemeat laissé à découvert. Si le sujet accuse encore la isioQ de deux bougies, c'est que l'une d'elles est vue par l'oeil réteodu amaurotique, puisque le prisme simple ne fait voir à 'oeil sain qu'une image virtuelle déviée vers le haut.
Il est bon de déterminer à l'avance la distance à laquelle le sujet oit être placé en avant de la bougie pour que les deux sources umineusp.s, vues lors de l'emploi du prisme biréfringent et au Qoment où l'on fait usage du prisme simple, soient, dans les deux, as, à la même distance l'une de l'autre.
Oe procédé perd d'autant plus de sa valeur, lorsqu'il est connu u simulateur, que les images virtuelles données par le prisme )iréfringent sont moins brillantes que les bougies vues au moment le remploi du prisme simple ; dans le cas du prisme biréfringent, 511 effet, la lumière incidente se partage en deux faisceaux réfractés l'intensités égales entre elles et à la moitié de l'intensité incidente.
c. Bi-prisme de Monoyer. — L'instrument se compose, !omme son nom l'indique, de deux prismes A et A' (fig. 190), de 10° chacun, opposés par eurbase ; ces prismes sont ■enfermés dans une petite )Oîte cylindrique MN per- ;ée d'une ouverture cenrale sur cbaque face. A 'aide de deux boutons exiérieurset d'un mécanisme )articulier, qui n'est pas 'eprésenté sur la figure, il îst possible d'amener, en jV!
•égard des ouvertures cenrales et à l'insude la personne examinée :
1' Un seul prisme, l'un )U l'autre au choix (sysème à simple effet) ;
2° Une portion, voisine Fig. 190. - Bi-prisme de Monoyer.
le la base, de chaque pris-
DCjCes bases étant accolées l'une à l'autre (système à double effet);
3° Une portion, voisine de la base, de chacun des prismes, le bases laissant entre elles un intervalle de I millim . (système à tripl effet représenté sur la figure 190).
Chacun de ces prismes, lorsqu'il occupe une position tell qu'une portion de la lumière émise par une source S puisse le tra verser, donnera une image virtuelle S' ou S". Si l'on tient compt en outre de ce fait qu'un objet vu simultanément parles deux yeu; d'une personne non strabique paraît simple, il est facile de s'assure que le nombre des images vues est donné, pour les diverses posi tions des prismes placés devant l'œil sain, par le tableau suivant
Comme exemple de l'emploi de l'instrument, imaginons qm nous ayons réalisé le triple effet et orienté les prismes de manière' que les images soient disposées verticalement. Le sujet verra troii images aussi bien lorsqu'il sera amaurotique que lorsqu'il simu-. lera l'amaurose, puisque dans ce cas l'une des bougies est vue simple avec les deux yeux, Substituons alors le double effet ai triple eSet ; s'il y a amaurose d'un œil, deux images seulemeu; subsistent, tandis que si les deux yeux sont normaux, le sujel verra encore trois images. Si donc le sujet dit voir encore troin images, la simulation sera par cela môme découverte.
La multiplicité des combinaisons d'images contenues dans lé tableau ci-dessus rend le bi-prisme de Monoyer précieux pour là recherche de la simulation de l'amaurose.
259. Diplomètre de Landolt. — Cet instrument permet d mesurer approximativement le diamètre d'objets intangibles tel* que les images virtuelles données par des miroirs ; toutefois, il s été plus spécialement construit pour la détermination du diamètr de la pupille vue par réfraction à travers la cornée.
Le diplomètre se compose des deux moitiés d'un môme prisme qui a été coupé par un plan perpendiculaire à l'arête de réfringencef l'une des moitiés ayant été tournée de 180° de manière à avoir sodarête du môme côté que la base de l'autre moitié et vice versa.
Nombre des images vues par:
l'œil sain seul les denx yeux supposés laiiis, muui du bi-prisme l'un d'eux étani muni du bi-prisŒ
Système à simple effet
— double —
— triple —