PRISMES A RÉFLEXION TOTALE
Il résulte de cette disposition que les rayons lumineux sont ' iéviés dans un sens par l'une des moitiés du prisme et en sens inverse par l'autre; en conséquence, un pinceau de rayons issus l'un même point, et tombant en partie sur chacune des moitiés iu prisme, se dédoublera en deux, demi-pinceaux déviés en sens apposés, d'oii la formation de deux images virtuelles.
L'écartement apparent de ces images dépend non seulement de 'angle du prisme, mais aussi de la distanr.e de l'objet, et il y a i sensiblement proportionnalité, toutes choses égales d'ailleurs, entre et écartement et cette distance.
Les deux prismes sont d'ailleurs enchâssés dans une bague qui Misse le long d'une tige graduée dont les divisions donnent direcement le diamètre de l'objet à mesurer.
Pour mesurer le diamètre de la pupille avec le diplomètre, ou pplique contre le pourtour de l'orbite les trois pieds qui termilent la tige graduée de l'instrument. Puis on éloigne la bague jui porte les prismes jusqu'à ce que les deux demi-pupilles qu'on oit au travers, et qui se déplacent en sens inverse l'une par raport à l'autre le long de leur diamètre commun, soient devenues aDgentes, le contour extérieur de la pupille figurant alors assez xactement la lettre S. A ce moment-là, l'écartement des images est précisément égal au diamètre cherché, et il suffit de lire, sur la iige graduée, la division en face de laquelle se trouve la bague pour 'ivoir la largeur de la pupille en millimètres.
260. Prismes à réflexion totale. — Nous avons déjà fait 'emarquer (§ 255) qu'un rayon qui a pénétré dans un prisme doit, )Our pouvoir en sortir, faire, sur a face d'émergence, un angle
I d'incidence plus petit que l'angle <imite. Lorsque cette condition ' ne sera pas remplie, le rayon
iubira la réflexion totale.
0 Ce phénomène de la réûexion
3 lOtale est souvent utilisé, en par- Fig. 191. — Prisme à réflexion totale (rayoa ... , ' f émergent perpendiculaire an rayon incident) .
louuer dans le microscope et
ophtaîmoscope binoculaires qui sont destinés à donner le relief es préparations microscopiques et des parties profondes de l'œiL Lorsqu'un prisme est destiné à produire la réflexion totale, on
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lui donne en général une forme telle que sa section droite soit i triangle rectangle isocèle. On peut d'ailleurs faire que la dire tion du rayon émergent soit perpendiculaire ou parallèle à cel
Fig. 192. — Prisme à réflexion totale (rayon émergent parallèle au rayon incident;.
du rayon incident. Les figures 191 et 192 montrent commente peut obtenir l'un ou l'autre de ces résultats.
II. — Réfraction de la lumière à travers unes surface courbe.
261. Aberration de sphéricité d'une surface réfrià gente sphérique. — Les surfaces dont il est le plus utile, poi le physiologiste et le médecin, de connaître les effets réfringen sont les surfaces sphériques. De telles surfaces ou dioptres spU rigues constituent, en effet, les faces des lentilles, lesquelles so( utilisées pour la correction des anomalies de la vision et fo( partie d'un grand nombre d'instruments et d'appareils utilisés < médecine ; en outre, les dioptres oculaires, cornée et faces du crir tallin, sont en général des surfaces de révolution, et la réfractior dans les conditions d'étendue où interviennent les dioptres ocu laires pendant la vision, se ramène alors à la réfraction à travet les sphères tangentes au sommet de ces surfaces.
Toutefois la cornée affecte, chez un grand nombre de personne (astigmates), la forme d'un ellipsoïde à trois axes inégaux ; il se donc nécessaire d'étudier aussi la réfraction à travers une se" blable surface.
Dans le cas d'une surface ou dioptre sphérique, les termes c centre de courbure, centre de figure, axe principal, axe seco.".
ABERRfVTlON DANS UN DIOPTRE SPHÉRIQUE. 487 laire ont la même signification que dans les miroirs sphériquee. ' La réfraction à travers un dioptre sphérique ne conserve pas, Ml Général l'homorentricilé. Si l'on considère, en effet, un faisceau le ''rayons' incidents, parallèles à l'axe principal par exemple, les ruyons marginaux, tels que LI, SK, les plus éloignés de l'axe,
Fig. 193. — Aberration de sphéricité d'une surface réfringente sphérique.
:(Yont rencontrer l'axe principal en un point F, plus rapproché du Idioptre que le point F^, où ce même axe est rencontré par les Irayons réfractés correspondant aux rayons incidents centraux qui ilrencontrenl le dioptre dans le voisinage de son sommet A.
Ce défaut d'homocentricité du faisceau réfracté constitue, comme pour les miroirs, ï aberration de sphéricité. Les intersections successives H, M, N des rayons réfractés sont i.- situées, dans le plan de la figure, sur une courbe appelée caustique '\par réfraction, et les courbes analogues, qui existent dans chacun i des méridiens que l'on peut mener par l'axe principal, forment une V surface caustique.
L Les diopires qui conservent l'homocentricité des rayons réfractes Il sont appelés aplané tiques. De même que dans la réflexion, une Il surface réfringente n'est aplanétique que pour un faisceau incident unique; il n'existe pas de surface réfringente qui soit aplanétique pour tous les faisceaux incidents homocentriques, quelle que soit leur direction .