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NUMÉROTAGE DES LENTILLES

286. Numérotage des lentilles. — La correction des anomalies de la vision exige l'emploi d'un nombre considérable de lentilles de distances focales différentes ; aussi les oculistes ont- Is, depuis longtemps, reconnu la nécessité de caractériser chacune le ces lentilles par un numéro.

Les lentilles dont on fait usage en Oculistique étant presque touours équiconvexes , le premier système de numérotage adopté oosistait à donner pour numéro à une lentille la longueur, exprinée en pouces, du rayon de courbure commun à ses deux faces. Je nombre exprimait en même temps, d'une façon approchée, la iistance focale de la lentille. La distance focale d'une lentille équionvexe positive par exemple est, en effet, donnée par la formule:

Or les verres avec lesquels sont fabriquées les lentilles livrées aux

■■ulistes et aux opticiens ont toujours un indice voisin de - . Si l'on adopte cette valeur pour n, la formule précédente donne :

' qui indique que les foyers principaux coïncident avec les centres de courbure des faces de la lentille équiconvexe.

Dans le système de numérotage en pouces, les lentilles de n°' 36, 20, 8, 3, 2... étaient donc des lentilles dont le rayon de •ourbure, commun aux deux faces, avait 36, 20, 8, 3, 2.,. pou- I es et dont les distances focales devaient avoir sensiblemeot même longueur.

Ce système de numérotage présentait les inconvénients suivants: l' le pouce n'ayant pas la môme longueur dans les divers pays *, .les lentilles de même numéro n'étaient pas identiques si leurs provenances étaient différentes ; 2° l'effet produit par une lentille étant plus considérable lorsque sa distance focale est plus petite, la force d'une lentille était d'autant plus grande que son numéro était plus petit.

Pour supprimer ces inconvénients, le Congrès international de

* Le pouce des fabricants français vaut 2°"". 777, le pouce anglais 2'".540, le pouce rhénan 2'="'.274, etc.

Imbert. — Physique biolog. 33

Médecine tenu à Bruxelles' en 1875 adopta les priacipes suivants pour base d'un nouveau système de numérotage :

1° Le numéro d'une lentille sera donné, non plus par son rayon

de courbure exprimé en pouces, mais par l'inverse^ de sa disH

tance focale exprimée en prenant le mètre pour unité.

2° La première lentille de la nouvelle série, celle qui portera le numéro 1, sera la lentille dont la distance focale est de 1 mètre,

car on a alors ^-~ = i (proposition Nagel).

3° Cette unité portera le nom de dioptrie \ le quotient j repré

sentera donc, pour toute lentille, un certain nombre de dioptm {proposition Monoyer).

4° La nouvelle série des verres de lunettes sera constituée pa des lentilles dont les distances focales seront respectivement égale

àl i - 1. .demètreouà0-.50,0-.33,0-.25,0".20... ;le ^ 2' 3' 4* 5 numéros seront donc :

= 2 dioptries,

= 3 dioptries,

= 4 dioptries. . .

5° Comme on a souvent besoin, dans la pratique, de verre intermédiaires entre les précédents, on complétera la série pa l'intercalation de lentilles dont les numéros seront égaux a dë subdivisions décimales de l'unité ou de la dioptrie, c'est-à-diii dont les numéros seront égaux à un nombre entier de dixièmr ou de centièmes de dioptrie (proposition Monoyer).

C'est ainsi qu'ont été intercalés les verres dont les distanci

1 Uae commission, chargée de préparer les bases du nouveau systèn. de numérotage des verres de lunettes, avait été nommée, sur la prop sition de Javal, lors du congrès international de Médecine tenu a Pa en 1867 • elle était composée de Javal et Giraud-Teulon (France). N et Leber (Allemagne), Donders, rapporteur (Hollande). Sœlberg (Angleterre), Quaglino (Italie), Otto Becker (Autriche).

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