AXES VISUELS
rique eu verre très mince dont les faces sont parallèles et ont uq rayon de courbure de 5 millim. Cette cornée est enchâssée dans une monture métallique sur laquelle on peut visser, plus ou moins profondément, une deuxième uiouture obturée par une plaque de verre dépoli qui figure la rétine ; l'espace compris entre la cornée et la rétine est rempli d'eau. Au moyen du pas de vis des montures métalliques, on peut faire varier la longueur de l'axe antéro-postérieur de l'œil et réaliser ainsi divers degrés de ce que nous appellerons la myopie ou l'hypermétropie a^iso-aa;iZe. On obtient au contraire une'àmélroçie iso-axile en laissant à l'œil sa longueur normale et ajoutant à la cornée un ménisque convergent ou divercut. Un verre cylindrique, que l'on peut adapter à la cornée, permet de rendre l'œil réduit astigmate.
En avant de l'œil réduit de Landolt se trouve une tige horizontale graduée dont le 0 correspond au centre de courbure de la cornée; cette tige porte deux cadres mobiles destinés à recevoir UQ verre correcteur, une échelle optométrique, etc.
Nous décrirons, à propos de l'ophtalraoscope, d'autres yeux artificiels, qui ne répondent pas à la constitution dioptrique de l'œil humain et qui sont destinés à montrer les troubles de vision résultant de l'existence d'une anomalie et les effets des verres correcteurs ou à permettre aux débutants de s'exercer à l'examen de l'œil avec l'ophtalmoscope.
336. Lignes visuelles ou axes visuels. Angle «. — On appelle lignes visuelles ou axes visuels la droite qui joint le point visé au premier point nodal et la droite qui passe par le second point nodal et est parallèle à la précédente.
La première de ces droites, ou axe visuel antérieur, ne se confond pas avec l'axe optique principal dans un œil exactement centré. Il en résulte que le point où l'axe visuel postérieur rencontre la rétine ne coïncide pas avec le pôle postérieur de l'œil ou point de rencontre de l'axe optique principal et de l'écran rétinien. Pour s'assurer de ce fait, il suffit, par exemple, de répéter l'expérience de Helmholtz, par laquelle on peut juger du degré de centrage de l'œil humain. On constate ainsi que les positions S et O (fig. 231) de la source lumineuse et de l'œil observateur sont symétriques, non par rapport au point v visé par l'œil examiné , mais par rapport à un point A différent de v. L'axe visuel antérieur
vd et l'axe optique principal AA' sont donc nettement distincts.
Les observations pathologiques et l'exploration ophtalmoscopique permettent d'ailleurs de s'assurer que l'axe visuel postérieur rencontre la rétine dans la fosse centrale de la tache jaune. C'est donc sur cette région de la rétine que nous faisons former l'image de l'objet que nous regardons.
Il résulte de là que la vision directe de l'œil humain s'effectue, non suivant l'axe principal du système dioptrique oculaire, mais suivant une direction secondaire déterminée par la droite qui joint le centre de la tache jaune au second point nodal de l'œil.
L'angle forméparl'axeoptiqueprincipal et la direction secondaire suivant laquelle s'effectue la vision directe est en moyenne égala 5°. Ajoutons, pour achever de fixer la direction secondaire de la vision directe, que l'axe visuel antérieur est situé du côté nasal par rapport à l'axe optique principal.
On appelle angle « l'angle de l'axe visuel antérieur avec l'axe de symétrie de la cornée ; ce dernier axe ne se confond pas toujours avec la droite que l'on prend pour axe optique principal dans les yeux que l'on peut regarder comme centrés. La mesure de cet angle est d'ailleurs importante, car c'est la connaissance de l'angle a, ainsi que celle de l'axe visuel antérieur, qui détermine la . position du sommet de la cornée et par suite celle de l'axe optique : principal, lorsque ce dernier se confond avec l'axe de symétrie du . dioptre cornéen.
On obtient une valeur suffisamment approchée de cet angle en : opérant de la manière suivante.
L'ophtalmomètre, disposé en face de l'œil examiné, est muni, , au-dessus de son axe, d'une flamme dont on regarde à travers i l'instrument l'image par réflexion sur la cornée. On cherche alors, , par tâtonnement, le point que doit viser l'œil, dont on veut mesu- • rer l'angle k, pour que l'image de la flamme soit vue en coin- • cidence avec le centre du cercle suivant lequel la cornée se ; réunit à la sclérotique. On reconnaît qu'il en est ainsi lorsque les : deux images de la flamme, données par l'ophtalmomètre, peuvent t être amenées simultanément, au moyen d'une rotation convenable ? des lames, à se trouver sur les circonférences des deux cercles qui ) proviennent du dédoublement de la périphérie de la cornée. L'axe ? de l'ophtalmomètre peut alors être regardé comme coïncidant avéc '