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CONVERGENCE ET ACCOMMODATION

2» Le remotum est d'autant plus éloigné que la convergence est plus fiiible et le proximum d'autant plus rapproché que la conver- '^ence est plus forte ;

° 3° Les points de la bissectrice de l'angle des axes représen-

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Fig. 243. — Graphiques des positions du proximum et du remotum lelatifs à divers degrés de

convergence des axes visuels.

tent les divers points de la ligne médiane. A partir d'une convergence un peu supérieure à 9" la courbe du proximum étant au-dessous de cette bissectrice, la vision ne peut plus être nette pour le point de la bissectrice vers lequel convergent les axes visuels, mais seulement pour une distance plus grande; en d'autres termes, le proximum de la convergence est alors plus rapproché que le proximum de l'accommodation.

Le point le plus rapproché, situé sur la ligne médiane, que le sujet peut encore voir nettement avec les deux yeux, est le point

p', qui correspond à une convergence urj peu plus grande que 9a-»»..i 4° La variation possible de l'accommodation diminue pour de» degrés plus élevés de convergence et ânit par être nulle, auquel» cas le proximumet le remotum coïncident.

On interpréterait de la môme manière les graphiques en traits dis-i continus et en pointillé de la même figure 243 ; ces graphiques som relatifs, le premier à un œil dont le remotum ne s'éloigaa jamais au delà d'une distance de 4'iou 0™.25, le second à un œia dont le remotum est virtuel pour les degrés de convergence com-i pris entre 0« '«- et 3« ™-, auquel cas les positions de ce point seau indiquées par des distances comptées au-dessous de l'axe hori-" zontal. Il résultera d'ailleurs de ce que nous dirons plus loin qua le premier de ces yeux présente une myopie de 4^, le second une hypermétropie de 1^.5, taudis que l'œil auquel est relatif le) graphique en trait continu est normal ou emmétrope.

En résumé donc, on ne peut relâcher entièrement l'accommo-: dation qu'en diminuant la convergence des axes visuels, et réalisenl le maximum d'accommodation qu'en faisant converger ces mêmea axes le plus près possible. A la vérité, on peut arriver à rendra l'accommodation indépendante de la convergence ; on peut maia-i tenir, en particulier, les axes visuels au parallélisme tout en accom-; modant chacun des yeux pour une petite distance, ce qui permet,! par exemple, de fusionner deux images stéréoscopiques et d'obteaiii ainsi la sensation du relief sans le secours d'aucun instrument.t Mais un tel résultat ne peut être atteint que grâce à des exercices spéciaux sans lesquels l'accommodation est toujours dans uni certain état de dépendance relativement à la convergence dea axes visuels.

Toutefois, ce rapport entre la convergence et l'accommodatioiDl est rompu spontanément et inconsciemment par la plupart dea personnes dont l'un des yeux, a une acuité notablement inférieura* à celle de l'autre. Dans ces cas, en* effet, les deux images rétiniennes d'un même ohjet sont très inégales en netteté ; si donc ces:^ images se forment sur les deux macula, leur fusion par le cerveau, donne une sensation unique moins nette que celle qui résulterais de la seule image fournie par l'œil normal. Le sujet cesse alors del faire converger sur l'objet à voir' les axes visuels de ses deux yeux.' et exclut l'un d'eux de la vision en le plaçant en état de strabismei

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