II. — Anomalies de la réfraction statique
A . — HYPERMÉTROPIE .
389 Correction de l'hypermétropie. - On ne prescrit des verres aux hypermétropes que si leur anomalie de refraction est accompagnée de strabisme interne ou si elle entraine comme conséquence la presbytie.
Lorsque l'on se propose de faire disparaître le strabisme, on prescrit généralement les verres positifs correcteurs de l'hypermeiropie manifeste. L'usage continu et prolongé de ces verres suESt, très souvent, chez les enfants jeunes, à rétablir la vision binoculaire, et ce fait constitue une raison à invoquer à l'appui de l'opinioade Donders d'après laquelle le strabisme interne peut être une conséquence de l'hypermétropie (§ 354). Il est évident d'ailleurs que, si l'œil dévié est astigmate en même temps qu'hypermétrope, le verre cylindrique correcteur de l'astigmatisme de cet œil devra être ajouté au verre positif choisi comme nous venons de le dire. Mais l'usage de ces verres n'est pas toujours ^suffisant pour faire disparaître le strabisme, surtout si le sujet n'est plus très jeune ; il faut avoir recours alors soit à des exercices orthoscppiques prolongés comme le fait Javal, soit à des procédés chirur-
gicaux, qui oe dispensent pas d'ailleurs de l'usage ultérieur de verres positifs.
Lorsque l'hypermétropie n'est gênante que par la presbytie <iui en est la conséquence, on se bornera à rétablir la vision nette sans fatigue pour la distance habituelle du travail, d'après les rè-^les indiquées plus haut. Dans ce cas, c'est seulement pendant let'ravail que l'hypermétrope fera usage des verres prescrits.