MESUHE DES TEMPÉRATURES. THERMOMÈTRES
464. De la température. ~ Soient deux corps matériels A et B. Imaginons que nous mettions successivement en contact avec chacun de ces corps un troisième corps C sur lequel il soit facile de suivre l'un des effets généraux produits par la chaleur la dilatation par exemple. L'expérience montre que, si les circon- Btances expérimentales restent invariables, le corps G acquiert à chacun de ces contacts, des volumes V et V qui restent invariables.
Suivant que ces volumes V et Y' sont égaux ou inégaux, on dit que les corps A et Bout des températures égales oninégales. On dit que le corps A, qui, par son contact, donne à G un volume supérieur au volume que 0 acquiert lors de son contact avec B, a une température supérieure à celle de B.
Le corps G, dont les variations de volume permettent de comparer les températures des corps, est appelé thermomètre.
Afin de pouvoir énoncer plus facilement les résultats de la comparaison des températures des corps au moyen des thermomètres, on est convenu de caractériser chaque température par un nombre. Ce nombre eût pu être, par exemple, celui qui exprime le volume correspondant du corps thermométrique ; pour diverses raisons, en particulier afin de rendre plus facile la construction de thermomètres dont les indications soient comparables entre elles, on a préféré choisir de la manière suivante les nombres qui doivent caractériser les diverses températures.
On a fait choix de deux températures qu'il est facile de reproduire dans des conditions absolument identiques, la température de .la glace fondante (Newton) et la température de la vapeur