‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 280 sur 397 · THERMOMÈTRES · texte numérisé non relu

THERMOMÈTRES

J'eau bouillante SOUS lapression de 0".76 de mercure (Pabrenheit). Dans l'échelle centigrade, ces deux températures sont arbitrairement appelées, la première 0, la seconde 100. Soit alors v le volume qui est égal au centième de l'accroissement total du volume du corps tbermométrique, lorsque ce corps passe de la température de la glace fondante à celle de la vapeur d'eau bouillante. On convient de caractériser la température d'un corps A par le nombre T qui exprime, en prenant v pour unité, la différence entre le volume du thermomètre lorsqu'il est en équilibre le température avec le corps A et le volume de ce même thermoiiètre à 0, Chacune des variations v de volume est d'ailleurs appelée degré.

On voit que cette manière de caractériser par un nombre l'état alorifique actuel d'un corps, ou sa température, est tout à fait rbitraire et qu'elle ne correspond à aucune idée théorique. L'échelle centigrade des températures, que nous venons de défiir, n'est d'ailleurs pas la seule dont il soit fait usage. Dans ertains pays, la température de la vapeur d'eau bouillante est aractérisée par le nombre 80 (échelle de Réaumur) ; dans autres, cette même température est caractérisée par le nombre 12, tandis que la température de la glace fondante est caractésée par le nombre 32 (échelle de Fahrenheit), Le degré de

1 i mperature est alors — (échelle de Réaumur) ou — (échelle de au 180^

ahrenheit) de la dilatation totale du thermomètre, lorsque celui-ci asse de la température de la glace fondante à celle de la vapeur eau bouillante à 0™.76.

465. Choix du corps thermométrique.— Le corps qu'il y a eu de choisir pour en faire un thermomètre ne doit pas, évidement, pouvoir acquérir le même volume pour deux températures fférentes ; dans le cas contraire, en effet, les indications de nstrument seraient ambiguës. Cette condition exclut imméatement l'emploi des corps, tels que l'eau, qui présentent un aximum de densité.

Il importe, d'autre part, que les thermomètres soient comparaes entre eux, c'est-à-dire qu'ils marquent tous la même tempéture lorsqu'ils sont placés dans des conditions identiques. Pour ' , il suffira que le corps thermométrique puisse toujours être

glQ CHALEUR. I

obtenu avec des propriété? physiques rigoureusement les mômes j| la loi de dilatation des divers échantillons du corps, c'est-à-direrl des divers thermomètres, sera, en effet, la môme pour tous, et hl coraparabilité sera assurée. 1

A ce point de vue, les solides sont de mauvais corps thermoJ métriques, car divers échantillons d'un même solide se dilatenii rarement suivant la môme loi. I

Les liquides sont, par eux-mêmes, plus recommandables || mais, comme ils doivent être enfermés dans une enveloppe solid^ la variabilité de la dilatation de celle-ci rend moins rigoureuse j§ comparabilité des thermomètres à liquide. -

Les thermomètres constitués avec un même gaz peuvent,™ contraire, être regardés comme rigoureusement comparableîl Sans doute le gaz doit encore être enfermé dans une envelopM solide qui ne sera pas physiquement identique à elle-même potai les divers thermomètres ; mais la dilatation des gaz est, pour mà même accroissement de température, tellement supérieure à cejH des solides, que la dilatation de l'enveloppe des thermomètres êM rigoureusement négligeable par rapport à celle du corps thermqdP métrique gazeux lui-même. {

Malheureusement, la détermination d'une température avec m thermomètre à gaz constitue une opération longue et délicateu Aussi se sert-on souvent, même lorsqu'on veut obtenir des indiii cations précises, des thermomètres à liquide, dont le maniemeD'|. est beaucoup plus commode et que l'on peut d'ailleurs graduer, s ' besoin est, par comparaison avec un thermomètre à gaz.

Le liquide ordinairement employé comme corps thermomé' i trique est le mercure, corps qu'il est relativement facile d'obteni à un état de pureté tel que les divers échantillons de ce mêla , se dilatent rigoureusement suivant la même loi, ce qui assure 1 l comparabilité des thermomètres. Les températures de solidifica , tion et d'ébullition du mercure, entre lesquelles le thermomètr i peut être utilisé, sont, en outre, très éloignées. .

On emploie fréquemment aussi l'alcool comme corps thermo j métrique ; les thermomètres à alcool doivent être gradués pa j comparaison avec un thermomètre à mercure, si l'on veut qu j leurs indications soient comparables à celles de ce dernier inatru j ment.

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