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MESURE DES FORGES ÉLEGTROMOTRICES

609 Electromètre capillaire. - On a besoin, en Physio- Joc^ie de pouvoir déterminer de très petites forces électromotrices ; OQ°y arrive eu employant un instrument d'une extrême sensibilité, l' électromètre capillaire de Lippmanu.

L'instrument est basé sur la variation de la tension superbcielle d'un ménisque de mercure traversé par un courant, variation due d'ailleurs à la polarisation de lo surface du ménisque.

L'électromètre (fig. 371) se compose d'un tube vertical contenant du mercure et terminé par une pointe très effilée qui plonge dans de l'eau acidulée par l'acide sulfurique et contenue dans un vase B

Fig. 371 . — Electromètre capillaire de Lippmann.

au fond duquel se trouve une coucbe de mercure. Cette partie de l'appareil est fixée à une plancbette verticale portée par un socle auquel est annexé un sac à air en caoutcbouc T qui communique, d'une part, avec la partie supérieure du tube à mercure au moyen d'un tube incomplètement représenté sur la figure, d'autre part avec un tube manométrique H. Deux bornes a et ^ sont reliées

au moyen de fils métalliques, l'une au mercure du tube vertical l'autre au mercure du vase B et peuvent être réunies aux points entre lesquels on veut mesurer la différence des potentiels; enfin un microscope M, porté par le socle de l'appareil, sert à observer le ménisque du mercure dans la partie capillaire du tube verlical.

Le mode opératoire est le suivant. On comprime, au moyen de , la manivelle E, l'air du sac en caoutchouc, de manière à amener l'image du ménisque de mercure en coïncidence avec un fil réticulaire horizontal dont le microscope est muni, et Ton note la pression indiquée par le manomètre H. On met alors les bornes « et p en communication avec les points pour lesquels on veut mesurer la différence de potentiel ; le pôle +, c'est-à-dire le point dont le potentiel est le plus élevé, doit d'ailleurs être toujours réuni à la borne p, car si on le faisait aboutir à la borne a, l'oxygène se dégagerait sur le ménisque du mercure dans le tube capillaire et l'oxyderait, ce qui mettrait l'instrument hors d'usage. Les communications établies, on augmente la pression, au moyen de la manivelle E, jusqu'à ramener le ménisque du mercure dans sa position primitive. La nouvelle pression indiquée par le manomètre H fait connaître alors la différence de potentiel cherchée, si l'on a préalablement établi la graduation de l'instrument.

On établit celte graduation en mettant les bornes « et /3 en communication avec des points dont la différence de potentiel puisse être modifiée et déterminée et notant chaque fois la pression nécessaire pour ramener le ménisque de mercure à son niveau primitif. Cette graduation ne sert évidemment d'ailleurs que pour la hauteur de mercure du tube vertical pour laquelle elle a été établie.

Les nombres déterminés comme nous venons de le dire montrent que la pression nécessaire pour maintenir le ménisque dans sa position primitive augmente jusqu'au moment où la différence des potentiels en a et /3 atteint une valeur de 0.9 volt et diminue ensuite. L'instrument ne doit donc être employé qu'à la mesure des forces électromotrices inférieures à cette valeur 0.9 volt.

On peut, avec l'électromètre, apprécier des forces électromo-

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RHÉOGORDES.

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