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III. — Résistances

610 Rhéocordes. Boîtes de résistances. — On a besoin, pour la mesure des résistances, de pouvoir faire varier la résistance d'un circuit traversé par un courant. On y arrive facilement au moyen d'instruments qui portent, suivant leur forme, les noms de rhéocorde, de rhéostat ou de boîte de résistances. Les uns et les autres permettent de faire entrer à volonté dans le circuit des longueurs plus ou moins grandes de corps conducteurs et d'introduire en conséquence des résistances plus ou moins considérables.

Une boite de résistances est constituée par un certain nombre de fils de résistances connues et croissantes R, R', R". . . et dont les extrémités aboutissent, comme l'indique la Hgure 372, à des masses métalliques distinctes PA, BD, EP. . . de section assez grande

Fig. STi- — Schéma d'une boîte de résistances.

pour que leur résistance soit négligeable ; la première masse métallique et la dernière portent des bornes P et N destinées à recevoir les fils venus des pôles d'une pile. Si les masses sont isolées les unes des autres, le courant devra passer successivement à travers les résistances R, R'. R". . • Si, au contraire, on introduit dans l'intervalle AB une large cheville métallique, il n'y aura dans le fil R, d'après la loi des courants dérivés, qu'un courant d'intensité négligeable; en d'autres termes, le courant ira directement de A à B, et la résistance R sera supprimée. Suivant donc que l'on comblera, par des chevilles métalliques, un ou plu-

on supprimera une uu

1016 ÉLEGTRIUITÉ.

sieurs des intervalles AB, DE, FG. . .

plusieurs des résistances R, R', R*. . .

Les fils R, R', R". . . sont contenus dans une caisse à l'intérieur de laquelle on a coulé de Ja paraffine, et les pièces métalliques PA, BD. . . sont seules apparentes à l'extérieur.

61 î. Méthode par substitution. — Le corps A dont on veut déterminer la résistance est introduit dans un circuit qui comprend un galvanomètre et une pile, et l'on note l'intensité I du courant; on substitue alors au corps A une boîte de résistances et l'on détermine par tâtonnement la résistance R pour laquelle le galvanomètre accuse un courant d'intensité L II est évident que R est dès lors égal à la résistance du corps A.

612. Méthode du pont de Wheatstone. — Le circuit extérieur à une pile est constitué comme l'indique la figure 372. La portion CD de ce circuit sera dès lors traversée par deux courants

de sens inverse, l'un qui va de G en D et qui provient du courant dérivé AG, l'autre qui va de D en G et qui provient du courant dérivé AD.

On dispose entre A et 0 le corps dont on veut mesurer la résistance r-j , entre A et D une boîte de résistances, entre G et B et entre D et B des résistances connues 7\ et r^. On cherche alors, par tâtonnement, quelle est la résistance qu'il faut donner à la boîte de résistances, intercalée entre A et D, pour que les deux courants de sens inverse qui cheminent dans le pont CD aient même intensité; on reconnaît d'ailleurs que ce résultat est obtenu à ce que l'aiguille d'un galvanomètre, placé sur le trajet du fil CD, n'éprouve aucune déviation. Or, on démontre que lorsque ce résultat est obtenu, on a :

relation d'où l'on tirera r,, si rg, 7-5 et sont connues.

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