MESURE DES RÉSISTANCES
ment eGlre A et 0. On sera averti que les deux courants de sens inverse qui traversent le pont OD ont môrae intensité par ce fait que la déviation galvanométrique ne change pas lorsque l'on interrompt ou que l'on établit la continuité de ce fil CD. L'égalité précédente est alors satisfaite encore, et l'on en tire ri, qui représente, dans ce cas, la résistance du galvanomètre.
La résistance d'une pile peut être mesurée de la même manière en substituant la pile au galvanomètre et réciproquement.
614. Détermination de la résistance du corps humain. — Les deux méthodes de substitution et du pont de Wheatstone peuvent être et ont été employées à cet effet. Mais il importe de remarquer que les nombres auxquels ces méthodes conduisent ne représentent pas exactement la résistance du corps entre les points où les électrodes ont été appliquées. En effet, lorsqu'un courant traverse une partie du corps, les liquides qui baignent les tissus traversés sont électrolysés ; delà résulte une force électromotrice de polarisation qui agit comme une augmentation de la résistance propre du corps.
Vigouroux a fait connaître une méthode qui permet de mesurer à la fois la résistance et la force électromotrice aux électrodes, élément dont le produit par l'intensité du courant donne, en watts, la mesure de l'énergie électrique utilisée.
La disposition adoptée par Vigouroux pour la mesure de I et de E est représentée schématiquement sur la figure 374. Lorsque les points H et B sont mis en communication et qu'une interruption existe en CD sur le circuit dérivé, le courant de la pile suit le chemin PAGBHTT'EP, traverse le corps 0 sur lequel sont appliqués les tampons-électrodes T, T', et l'intensité I de ce courant est donnée par le galvanomètre G. Si l'on supprime la communication entre H et B et que l'on réunisse 0 et D d'une part, H et A de'l'autre, en intercalant entre ces points une résistance compensatrice, le courant de la pile se partage en deux courants dérivés AHTT'E et AGBGDRE. Le galvanomètre G se trouve alors sur cette dernière dérivation et fonctionne comme voltmètre si l'on a intercalé en R une résistance suflSsante ; la déviation de l'aiguille fait donc connaître, au moyen d'une graduation préalable, la différence de potentiel E entre les points A et E, ou entre T et T', si les résistances de AHT et de EKT' sont négligeables.
La résistance R du corps 0 est alors donnée par le rapport ~.
Pour plus d'exactitude, il est bon de faire une nouvelle détermination de l'intensité après la mesure de E, car la valeur de I peut avoir changé par suite de la polarisation des tissus ; on prend alors pour valeur de l'intensité la moyenne des valeurs trouvées lors des deux déterminations.
Weiss a imaginé une ingénieuse méthode, préférable encore a
MR
Fig. 374. — Méthode de Vigoureux pour la mesure de la résistance du corps humain.
la précédente, qui permet de déterminer: [° la résistance totale, y compris celle de la peau, entre deux points du corps ; 2° la différence des résistances de deux parties symétriques du corps et la résistance entre deux points symétriques du corps, déduction faite de celle de la peau qui s'élimine lors des déterminations.
La disposition de Weiss, représentée sur la figure 375, est celle du pont de Wheatstone. Les extrémités des diagonales sont H et K d'une part, E et D de l'autre, et un ampèremètre AM fait connaître l'intensité du courant principal, détermination nécessaire, car la résistance du corps varie avec l'intensité pour laquelle on la dé-