‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 67 sur 397 · TRANSMISSION DES PRESSIONS · texte numérisé non relu

TRANSMISSION DES PRESSIONS

r nombres iroavés ainsi ont été très dlKreals entre eux, .niva t rs membranes soumises à l'expérience. La pression rss^ire déterminer .a rupture de - -e pour

toute la surface libre, a varie, en effet, de f.SSU al / KU.

Tne semble pas que l'on puisse accorder une très grande conflancëàTa valeur absolue de ces pressions. Ot. ne peut atarme !n effe que la rupture arrive dans tous les cas au moment ou a dilataHou du col atteint une valeur toujours la même et que la s* soit alors exactement bémisphériqae. Les résultats de Duncan sont certainement moins éloignés de la vénte que cetix de Haugbtoa (§ 54), mais on ne saurait les accepter qu avec quelques

''meTue s'opposerait d'ailleurs à ce que l'on mesurât directement la nression sur la membrane amniotique avant sa rupture, en se basant sur Tes considérations exposées à propos des tonomètres

Ocul cil 1*6 s

87 Rôle de l'élasticité de l'enveloppe dans la transmissiondes pressions. - Soit une membrane élastique qm sert d'enveloppe à un fluide dont la pression est H et qui est plongée dans un autre fluide, lequel exerce sur la surface extérieure de la membrane une pression H'. La condition pour qui y ait équilibre entre les forces en jeu est évidemment que 1 on ait :

où N est la composante normale due à l'élasticité de la membrane.

Lorsque la membrane est assez extensible pour qu'une augmentation h' de la pression extérieure entraîne une variation notable du volume limité par la membrane, il en résultera une variation h de la pression intérieure, si le fluide intérieur est gazeux et compressible ou s'il est liquide et s'il peut s'élever dans un tube vertical. La nouvelle équation d'équilibre sera donc:

H + /i = H'+/i'+N', N'étant la valeur que prend la composante normale dans le nouvel état de tension de la membrane.

Des deux égalités précédentes on déduit, par soustraction:

Il résulte de là que h sera inférieur, égal ou supérieur à h' suivant

PESANTEUR

que la différence N'-N sera négative, nulle ou positive. On peuti réaliser ces trois cas en opérant sur des ballons en caoutcbouc.

Si la membrane est très peu extensible, un changement notablede la pression extérieure sera équilibré par une variation correspon- • dante de l'état de tension de la membrane, et le volume intérieurr conservera très sensiblement la même valeur. Dans ce cas, uni accroissement h' de la pression extérieure entraînera simplement! une diminution de la composante normale, la pression intérieure demeurant invariable. Il en sera de même tant que la membrane' conservera un certain degré de tension, c'est-à-dire tant que la près- ■ sion intérieure l'emportera sur l'extérieure. Mais à partir de ce moment, l'élasticité de la membrane n'intervenant plus, tout accroissement h' de la pression extérieure ne pourra être équilibré que par une augmentation égale de la pression intérieure.

En résumé, lorsqu'une pression est exercée à travers une membrane élastique, distendue par un fluide, mais très peu extensible l'excès seul de la pression extérieure sur la pression intérieure se transmet au fluide contenu dans l'intérieur delà membrane.

Cette conclusion permet,par exemple,d'interpréterlesgraphique8 de Poullet relatifs à l'effort expnlsif de l'accouchement et de déterminer la part qui revient, dans cet acte, aux couches superposées des muscles de l'utérus et de l'abdomen. Les mêmes considérations expliquent encore pourquoi, lorsqu'on veut favoriser l'émission de l'urine en exerçant avec la main une pression sur la paroi abdominale, il faut développer un effort considérable pour obtenir le résultat désiré. En effet, la pression mécanique exercée sur l'abdomen n'est transmise au liquide de la vessie que si elle est supérieure à la pression que ce fluide supporte déjà, et l'excès seul de la première pression sur la seconde agit sur le liquide à expulser.

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