Diffusion à travers un septum. Osmose. — Un cas
diffusion beaucoup plus intéressant que le précédent, pour le fiecin, est celui dans lequel les liquides en présence sont sépa- - par une cloison poreuse ou septum. Le phénomène de la diffu- Q porte alors le nom d'osmose.
Les phénomènes d'osmose, observés d'abord par Nollet, furent 'ludiés pour la première fois par Dutrochet au moyen de Vendosmo- '■ire. Cet instrument n'était autre chose qu'un petit vase dont le jiid était constitué par une membrane et dont le goulot était fermé lar UQ bouchon à travers lequel passait un tube gradué ; ce vase, empli d'un liquide jusqu'à une certaine hauteur, était plongé dans n vase plus grand contenant de l'eau. Après un temps plus ou oins long, une variation du niveau liquide dans le tube gradué diquait le passage de l'un des liquides au moins à travers la embrane. Mais ce mode d'observation était insuffisant, car si des dûmes égaux de chacun des liquides passent en seus inverse,
pendant le môme temps, à travers le seplum, l'endosmoraètro fournit aucune indication.
^ Depuis ces recherches de Dutrochet, l'étude de l'osmose a i bien des fois reprise par des méthodes plus exactes dans lesquell on a déterminé les poids des corps qui traversent le septum en se inverse. Mais si la théorie de la diffusion simple n'est pas enco entièrement établie, à plus forte raison en est-il ainsi lorsque diffusion se complique du passage du corps à travers une membrac aussi nous bornerons-nous à résumer quelques-uns des faits pri cipaux qui ressortent des expériences faites jusqu'à aujourd'hui.
Pour que des phénomènes d'osmose se manifestent, il faut q l'un au moins des liquides mouille la membrane et l'imbibe. ( liquide arrive ainsi, en cheminant à travers les pores, de l'aut côté de la cloison, où il diffuse dans le second liquide, en mér temps que celui-ci diffuse en sens inverse à travers les colonn du premier liquide contenues dans les pores du septum. G néralement, en effet, on constate à la fin de l'expérience qu existe, de part et d'autre de la membrane, un mélange en propo tions variables des deux liquides primitifs.
Des expériences ont été faites soit en plaçant de chaque cô de la cloison poreuse des liquides différents, eau, alcool, élhc chloroforme, soit, plus souvent, en prenant pour liquides d'ui part l'eau distillée, d'autre part une solution aqueuse et plus ( moins concentrée de différents solides.
Jolly a appelé équivalent endosmotique d'une substance ( dissolution, par rapport à l'eau et pour une membrane déterminai le poids d'eau qui passe à travers cette membrane pendant quet gramme de la substance dissoute traverse la même membrane ( sens inverse. Mais l'équivalent endosmotique, qui d'ailleurs e généralement plus grand que l'unité, n'est pas une constante sp^ cifique du corps dissous ; en prenant, en effet, les précautioti nécessaires pour maintenir sensiblement constant le degré ( concentration du Hquide situé d'un côté de la cloison et la pure de l'eau située de l'autre, Eckhard a établi que l'équivalent endolmotique d'un corps dissous variait notablement avec le degré concentration de sa dissolution.
La vitesse avec laquelle s'opèrent les échanges à travers ud même cloison poreuse ne dépend pas de l'équivalent eudosmoliqu
DIALYSE.
du de-ré de concentratioQ et de la solubilité du corps dissous; iérir eu outre, des substances de constitution cbimique Uo-ue diffusent avec des vitesses peu différentes ' ef que l'on ne puisse établir encore la théorie de I osmose l ident que l'action de la cloison sur les liquides qui la raver- JZI un rôle important; aussi la grandeur et même le sen e phénomènes osmotiques sont-ils influencés par la nature et es putjiiumc i — pnnr.p.ntration en
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eau sont séparés par une membrane d'origine animale, il passe us d'eau dans un sens que d'alcool dans l'autre, tandis que c est inverse que l'on constate lorsque la cloison poreuse est constituée ar une lame mince en caoutchouc.
Dialyse - Parmi les résultats les plus intéressants auxquels Dt conduit les recherches relatives à l'osmose, il faut citer ceux ui ont été établis par Graham et qui constituent, sous le nom de ialyse, une méthode de séparation des corps facilement cnstailiables, ou cristalloïdes, d'avec ceux qui ne cristallisent que diflici-
meot ou'ne cristallisent pas du tout, qui se rapprochent donc plus u moins de la colle à ce point de vue et qui, pour cette raison, nt été nommés par Graham, colloïdes. Les premiers de ces corps, n effet, traversent beaucoup plus
cilement les membranes, en particu- 'er le parchemin végétal, que les seonds. Supposons dès lors que l'on
erse dans un dialyseur, c'est-à-dire
ans un vase dont le fond np (fig. 88) -8t constitué par du parchemin végéal, une solution de cristalloïdes et de
oUoïdes et que la membrane plongejusqu a une petite profondeur ans l'eau distillée contenue à l'intérieur d'un vase plus grand 0'; les cristalloïdes auront, après un certain temps, complétées passé dans l'eau distillée, tandis que les colloïdes seront enore presque intégralement contenus dans leur solution primitive, et ingénieux procédé de séparation a été l'objet d'applications emarquables en chimie analytique et dans l'industrie. Les phénomènes d'osmose paraissent être nombreux dans les
— Dialyseur.
^^'^ PESANTEUR
organismes Végétaux et animaux. Sans que l'on puisse toutefois être très afflrmatif, il est permis de penser que l'absorption Z les racines des végétaux, le passage du ;sérum sanguin à travers es parois des capillaires, les échanges des liquides entre cellules^ la séparation de l'urine du sang dans les reins, sont tout autant de puenomènes osmotiques.