Mesure de la pression des gaz. Manomètres. — On
mesure la pression d'un gaz au moyen d'instruments spéciaux appelés manomètres, dans lesquels on fait équilibre a lu force élastique de la masse gazeuse soit au moyen d'une colonne liquide de hauteur convenable (manomètre à air libre), soit au moyen d'une autre masse gazeuse comprimée par la première dans un tube gradué et dont ou calcule la pression d'après la loi de Mariotte (manomètre à air comprimé), soit en faisant produire par le gaz
dont on veut mesurer la force élastique des déformations d'un corps solide élastique et en dotant l'instrument d'une gradua-tion préalable (manomètres mé- • talliques). Le choix du manomètre à employer résulte, eu partie , de la valeur moyenne ■ des pressions à mesurer et du degré d'exactitude que l'oo désire obtenir.
Dans ses recherches sur le vol des oiseaux, Marey s'est servi, pour évaluer de faibles varialions de pressions, du manomètre différentiel de Kraetz (fig. 92),.
dont la sensibilité peut être très grande quand on fait usage de liquides convenablement choisis.
L'instrument se compose de deuxlarges vases d'égal diamètre j mis en communication par leur fond au moyen d'un tube en U de diamètre assez faible. L'intérieur des vases et du tube est occupé par deux liquides non miscibles dont les densités doivent être aussi voisines que possible; on choisit ordinairement l'alcool coloré et l'essence de térébenthine, qui est un peu plus lourde que l'alcool. Les quantités relatives de ces liquides doivent être
Fig. 92. — Manomètre différentiel de Krsetz.
MACHINES PNEUMATIQUES. 245 telles que leur surface de séparation se trouve à mi-hauteur de • ne des branches du tuhe en U (branche gauche de la figure , au eau du 0 d'une graduation qui permet d'en mesurer e déplace- " Qt L'un des vases est mis en communication avec e gaz dont ^0 veut apprécier les changements de pression, tandis que la Ission, dans l'autre vase, est maintenue constante Supposons L lors qu'il se produise, dans le premier vase, une faible variation dépression égale, par exemple,àune colonne d'alcool ou d essence de 1 millim. de hauteur; le niveau liquide s abaissera de 0 .5 dans le premier vase et s'élèvera de la même quantité dans le second Un certain volume v de liquide aura donc passe du premier vase dans le tube en U, tandis qu'un volume égal v aura passé de l'autre branche du tube en U dans le second vase; la surface de séparation des deux liquides se sera, par suite, déplacée d'une quantité telle que le volume intérieur du tube, entre les deux positions initiale et finale de cette surface de séparation, soit égal a V. Ce déplacement de la surface de séparation, déplacement que l'on peut prendre pour mesure de la sensibilité de l'instrument, sera d'autant plus grand que le diamètre du tube sera plus petit par rapport au diamètre commun aux deux vases.
132. Machines pneumatiques. —On appelle ainsiles machines destinées à faire le vide dans un espace clos renfermant un gaz, ou du moins, car le vide absolu est impossible à obtenir, destinées a raréfier un gaz dans un espace clos.
Toutes les anciennes machines à piston solide présentent un iuconvénient résultant de l'existence de ï espace nuisible ; on appelle ainsi le volume, très petit il est vrai, qui existe entre la face inférieure du piston lorsqu'il est arrivé au bout de sa course et la base du corps de pompe. L'air qui reste enfermé dans cet espace est à la pression atmosphérique, au moment où la course du piston s'achève; la plus faible pression à laquelle on puisse amener le gaz à raréfier est dès lors égale à celle que possède l'air de l'espace nuisible au moment où il occupe tout le volume du corps de pompe. La disposition imaginée par Babinet, laquelle consiste à employer l'un des corps de pompe pour faire le vide dans l'autre, tandis que celuici agit directement sur le gaz du récipient, permet bien de reculer la limite de vide que l'on peut obtenir; mais il arrive toujours un moment où la machiae ne fonctionne plus utilement, c'est-à-dire
^«o PESANTEUR.
OÙ un nouveau coup de piston n'entraîne pîus une diminuli la pression du gaz contenu dans le récipient.
Cetinconvénient, dû à l'espace nuisible, estsupprimé par l'e de pistons liquides.
Fig. 93. — Pompe à mercure.
figure 93 représente une machine pneumatique à pistou c