E08ÉE
^ Si PoD sidMtitael Péenm FF'vùécnAffff* ffg. 193} , dont la températnre f toit moindre que i, le thermomètre baissera ; car on remplace Taction de la partie CC par celle de la surface BJT : sien oatre on place un miroir KX' propre k réflé» cfair lar le thermomètre la chaleur qu'il reçoit du plateiu ffff le thermomètre baissera davantage ; en effet, ce miroir intercepte la chaleur envoyée pir la portion de Tenceinte 1^ 2^ et la remplace par h ehaleor pins faible qu'il reçoit de Fécran /T/?'.
3» Ajoutons un dernier cas : supposons cpi'un thermomètre m placé au foyer d'un miroir Sff' fg. 194 , dont l'axe se confond avec celui d'un se^ cend miroir KK'j ait acquis dans une enceinte one température fiie , si l'on place un corps [froid À an foyer du miroir KK* , le thermomètre baislera. On fait cette eipérîenœ dans les cours en oettant eo il un matras rempli de neige. On avait d^ahord cm voir dans cette expérience l'indication derexistenoedes rayons frigorifiques ; nuis l'explication est aussi simple que celle des cas préeédens. Sans le corps froid, tout rayon parti de l'enceinte et passant par le foyer A^ irait se réfléchir en m sur le (hermoDètre. Le corps froid arrête lea rayons et y suhstitne ses propres rayons qui sont beaucoup Doias ehaods , le thermomètre doit baisser. Il est tiiihle que l'abaissement est plus grand qu'il ne leiait sans le miroir £K'.
Le raisonnement serait absolument le même si le corps A était plus chaud que l'enceinte et le thermomètre, celui-ci monterait.
I. Pierre Prévost , de Genève a donné le prenaier l'explication des effets produits par la réflexion appvenle du froid. Il a reconnu que lea corps émettent la chaleur rayonnante à tontes les températiveS} et qu'ils se Penvoient mutuellement , de néme que les corps lumineux se communiquent li lumière. {Jottr». de Phya., 1702; E9aaiê de Ph*- de 1. Pictet. Obêervaiûms sur ia chaleur n>yMMM«s, par M. Fourier. An». deCkim, êtda ^^., 1 6 ; idem, t. 26. par M. Poisson, etc. )
MSÉM.
101. n résulte des expériences précises et van^del. le docteur Wells, que le refroidisse- '"»t des corps frècèdê toujours l'apparition de la >*«^i de sorte qu'U faut admettre que la rosée est ■> ^Madjusaca ^ et non la emiM du refroidissement lies corps sur lesquels elle se dépose. S'il n'en était puamsi, tons les corps devraient s'en couvrir et M refroidir également. Or , Pobservation apprend <iae la température des métaux ne s'abaisse que de ^<l^rés au<^essous de celle de Tatmosphère, ^ndis que rabaissement de la température de 1 nerbe , du papier , du verre , Ta quelquefois jusqu'à 8 degrés. Ces derniers refroidissent l'air qui 1<* enveloppe et en précipitent lis /a vaf9w. Nous
▼errons plnsloin qa'nn gas peut cootenir d'autant plus de vapenr qu'il a une température plus élevée.
■aintenant , quelle est la cause de ce refroidissement inégal? C'est, d'après H. Wells, Israyen^ nêmêwt de la ckalsmrf en effet, les corps dont la faculté rayonnante est grande, se refroidissent considérablement : tels sont le verre , le papier, les> matières organiques. Les corps dont le rayonnement est faible se refroidissent peu. Tels sont les métaux polis. De plus , toutes les circonstances qui tendent à augmenter le rayonnement augmentent le froid prodoit , et par suite le dépdt de rosée : ainsi , sous on ois/ pur , la chaleur lancée vers les régions supérieures de Tatmosphère , se perd dans, l'espace , et la rosée se forme en abondanoe ; soua. un eiâl fiùuv$rtf les nuages empensmU, par leur rayonnement propre et par la réflexion , la.'Chaleur» perdue par les corps placés à la surface de la terre, et s'opposent par cela même à la formation de la rosée. C'est par une raison semblable qu il ne se dépose pas de rosée sous les arbres et près des édifices.
On conçoit encore facilement pourquoi les Tents qui s'élèvent pendant la formation de la rosée en arrêtent ou en retardent les progrés; ils amènent de nouvelles couches d'air chaud , qui cèdent aux corps terrestres une portion de leur chaleur propre et les empêchent de se refroidir ; de plus, le renouvellement de Pair accélérant Pévaporation, doit encore être contraire à la formation de la rosée, parce que les oourans d'air chaud dessècUent rapidement les corps humides.
Tout oe qui augmente l'humidité de Pair , toutes choses égales d'ailleurs , favorise la formation de la rosée. Ainsi, en France, elle est abondante qqand le vent a apporté Pair de l'ouest ou du sud.
102. Voici une expérience curieuse de M. Wollaston, qui se rattache au sujet qui nous occupe. Supposons qu'un thermomètre exposé le soir à Pair libre , sous un ciel serein , soit parvenu à une température fixe ; si Pon interpose un miroir métallique très poli , dont la concavité soit tournée Ters le ciel et dont le thermomètre occupe le foyer, à Piotant Péquilibre cessera d'avoir lieu (fig, 137). C'est une expérience analogue à celle que nous avoua citée relativement à la réflexion apparente du froid. Le miroir qui intercepte le rayonnement de la terre réfléchit sur le thermomètre les rayons plus froids des régions supérieures de Pair. En faisant cette expérience, on remarque que la présence d'un nuage au zénith fait quelquefois monter le ther^ momètre de plusieurs degrés. Le succès de cette expérience exige le concours de plusieurs circonstances qui ne se trouvent pas toujours réunies. Il serait incertain ai les corps inférieurs étaient très froids à leur superficie ^ si la loi du décroîssement de la température de Pair était intervertie , ce qni arrive souvent ; le docteur Wells a souvent vu des thermomètres monter, sans le secours d'un miroir, de plusieurs degrés par la présence d'un nuage.
PHÊROMiNES AHALOGUES. ROSÉE.
Mont tjoiiMraiit os (mi doat oa n\ pia éotmé r«xplioation, niiiit ffu^il et4 boa d« ooDoattre. Daim uût mAt cakmê et êêrnme , la températare 4^ Tair Tt en croissant depuis le sol josqu^à oQo cartakM hauteur , après laquelle la teuiipérature prend le déeroissement eonnu. Cest eoTlren àSSO pieds que la température est la nème que la surface dn sol. Ce fait a été constaté par M. A. Pictet , M. Sia et M. Wdls.
ie fait dn refroidissement de la surface de la terre étant admis , on conçoit que les parties de Fatmosphére en contact avec elle doivent se reftotdir pins que les parties qui en sont éloignées ; cette explication que nous hasardons rendrait compte do phénomène , si raccroissement de température dont il est question n'avaii lieu que juaqu^à une petite hauteur de ratmosphère.
Phénomènes dont la théorie êtt ta mimé çna oeOe de la roêéê.
169. Nous parlerons d'abord de plosieurt fait» déeouTerts par H. Beoediet Prétest, et dont H, Pierre Prévost a donné TeipUoation d*après sa tbéo* rie ingénieuse du rayonnement de la chaleur.
Tout le monde a remarqué que lorsque Tair ex* térienr se refroidit pendant la nuit , les Titres des fenêtres se contrent d*humidité intérieurement, et que le contraire orrite si Pair du dehors est deten« plus chaud que celui de l'intérieur. Voici mainteliant ce qu'a obserré H. Pratosl. Si Ton ooUe sur la fifecc du oété de Tair froid d-un carreau une lame de métal poK , il ne se déposera que pea ou point dliumidité sur la partie du carreau en contact ateo l'air chaud, correspondante à Tarmure métallique, tandis que le reste du earreau sera couvert de rosée, ta lame métallique placée sur la Csce contignê à Tair fhHd , rayonne beaucoup moins que le terre, et empêche ainsi le terre de se refroidir. Llnimidité doit donc moins se déposer sur la faoe opposée à Tarmure que partout ailleurs. La lame métaltiqtie se co«txe abondamment d*bumidité , si elle est placée sur la face contiguê à Tair chaud ; elle repousse dans Tintérieur toute la chaleur rayonnante qui tendrait li s'introduire de ce c6té dans le terre , et dont Teffet serait d'en életer la température , tandis qu'elle n'empêche pas la face opposée de se refroidir par la tote du rayonnement et de la communication. Si les deux masses d'air consertent long-temps leur température actoelle , l'effet de la communication l'emporte sur celui dn rayonnement , et l'humidité se dépose partout.
104. Beaucoup de personnes ont pu remarquer que le froid cpi'on éprouve en hiver est plus vif le soir que pendant le jour, par un temps serein que par un ciel couvert de nuages ; l'explication de ces phénomènes rentre dans l'explication donnée plus haut pour la rosée : il est encore tout simple que
le finoîd soit moini grand mut un abri qoelosa^ne , par exemple sons un arbre, sous un parapluie, qu'à l'air libre.
<hi explique encore par la même théorie pourquoi un thermomètre noirci marque pendant h nuit uno température plus basse que ocUe ^n indi* que un therniomètre couvert d'une entdoppe nételUque.
On trouve eeeore dans la théorie du rayossemontée la ohaleur, l'explication de cet usage ancien chea les jardiniers, de défendre les pèobers, la abtieotiers et d'autres plantes délicates , de r«ai<» du froid , ea les couvrant d'une natte mince. 1. U deoteur Wells a fait dos expériences directes qu montrent bien que la théorie de la rosée eut eooduit k ce moyen , s'il n'était déjà établi par oa loax usage. Ainsi un thermomètre placé sous on dm»ohoir fixé à quelques pieds de hauteur, marquciait 3 à 4 degrés de plus qu'à Tair libre; c'est de U même ounière que les arbrea életée déCeodcat b tignes dans les hiten rigoureux.
Pendant les froids de 1 hiter de 1704, les npa de la Bourgogne non plantées d'arbm fareat détruites } celles dans lesquelles les arbrw fnitien étaient nombreux résistèrent an froid.
166. On forme artificieUement de la gkce an Bengale pendant des nuits où la tempèrstuie de l'air est supérieure à téro. On pratique à cet effei des exeatations oairées de 30 pieds de côté et de t pieds de profondeur { on contre le fond d'uae couche de cannes à sucre onde tiges do maiSf oophce ensuite snr cette couche des terrines épaisses de 1/1 de pouce , profondes de 1 ponoe 1/4 , et remplies d'eau. En général , on a remarqué qu'il ae k produit beaucoup de glace que par une ataoaphère calme , et sous un ciel pur. Cest par le nyonaement que l'eau se refiiràdit, parce que toutes les eiroonatances qui favorisent le rayonnement kntu saot k formation de la gUce. D'après X. WiUissa, l'eau dans ces ciroonstances gèle quand la tasapenture de la paille qui environne les pots est 1 2 d même à 6°, 6 au-dessus de xéro.
La formation de cette glace n'est pas doe an froid produit dans l'évaporation; car il est constaté, loque le vent qui favorise l'évaporation, est contraire au succès de l'opération ; 2*» que la gl«« * forme en grande quantité même dans les nuits oa h rosée est très abondante , et qu'U y a contradic tion de supposer que d'une part à'air se charge d'tomidité , et que de l'autre il en abandoone; fq^ la congélation artificielle n'a jamais ftiso daas lei circonstances qui ne sont pas fatorablmao nyon* nement , par exemple , sous un ciel obacnr j enfin j dans pittsieun expériences, on a reeonnnqnc " glace pesait plus que l'eau employée.
On a pratiqué ce procédé en grand près de Saint- Denis; mais l'éUblissement qu'on avait foadé * cet effet a arrêté ses trataux. On y atait obtenu des quantités immenses de ghice.