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DÉCOMPOSITION DE LA LUMIÈRE BLANCHE

L'cHude du phcaomène de la rêfraclion à travers un prisme (661) se 'apportait à un faisceau de couleur simple (702) ; les phénomènes soDt plus complexes avec la lumière blanche. Outre la déviation, là Iiuniére éprouve alors une autre modincation : la dispersion.

©83. Dispersion de la lumière. — Si par un trou circulaire étroit 0 l'i à 5 millimètres de diamètre), pratiqué dans le volet d'une 'uatabre noire, on fait passer un faisceau cylindrique de lumière laire, ce faisceau donne sur un écran une image ronde et blanche

Tig. S41.

)'. Sur le trajet des rayons interposons un prisme de verre P, à arête borizoutale, et recevant le faisceau dans sa section principale : nous Ipoyona sur l'écran (iig. 541) une image déviée vers la base du prisme, lllonr/ée verticalement c'est-à-dire perpendiculairement à l'arête ré frinff ente, cl présentant des couleurs r, o,j, u, b, i, v, qui se fondent Insensiblement les unes dans les autres. Dans cette image colorée

COURS DE PHTSIQCE

Fig. biî.

désignée SOUS le nom de spectre solaire, on dislingue sept couleurs^ principales qui se succèdent dans l'ordre suivant, en commençant par la plus déviée : violet, indigo, bleu, verl,jaane, orangé, rouge.

Le faisceau émergent n'est donc plus formé de rayons parallèles entre eux comme le faisceau incident. Les rayons sont inégalemenl déviés : les rayons violets sont les plus déviés, les rayons rouges sont ceux qui le sont le moins. Cette dilatation d'un faisceau lumineux par un prisme se nomme dispersion.

Spectre virtuel. — Si, au lieu île recevoir sur un écran le faisceau réfracté, on regarde à travers un prisme une ouverture éclairée 0, eu

plaçant l'œil sur le trajet des rayo»»

dispersés, on voit une image virtueU* ^^■- de chacune des couleurs du specl»"^-

Lorsque l'arôte du prisme est horizi>"~ taie, on voit un spectre virtuel RV ^1~ longé dans le sens vertical, dans leqc»-®* le violet est la couleur la plus dévi *^ (fig. 542).

Pour expliquer ces apparences, Newton admit que la sensation ^i* la lumière blanche est due à la superposition de rayons diverscm^' ■^* colorés et inégalement réfractés par un môme milieu transparent.

694. Nombre des couleurs du spectre. — Si la lumière solai *" était composée de sept couleurs seulement, on obtiendrait sept tach--^^^^ lumineuses circulaires, ayant chacune pour diamètre le diamètre ^c^^ l'ouverture par laquelle pénètre la lumière. Ces cercles se recouvr raient en partie et l'ensemble offrirait l'apparence d'une image allor goe, sinueuse sur les bords latéraux. Notre œil ne perçoit que 8e| couleurs distinctes, mais chacune de ces régions colorées renfern elle-même une infinité de rayons inégalement rcfi'angibles se succb dant sans discontinuité, et l'image du spectre est constituée par uri^ infinité de cercles limités latéralement par les deux lignes droite parallèles que forment les tangentes communes à ces cercles. A ss deux extrémités l'image est terminée par deux demi-cercles qui soi les bords des images circulaires extrêmes.

695. Les couleurs du spectre sont simples et inégalemes réfrangibles. — lui faisant tomber un faisceau SI di- rayo solaires parallèles sur un prisme P à arête horizontale, on obtient "

ire qui s'étale verticalement sur un écran E ; une petite portion >eclre reçue sur une ouverture étroite percée en O va former sur iuxième écran une image colorée.

ambiant les rayons qui passent en O par un deuxième prisme P' \te horizontale, une nouvelle liéviation a lieu. Si nous faisons ler le prisme I* autour de son arête, de manière à recevoir

OPTIQUE

Fig. H3.

Issivement sur l'ouverture O les diverses couleurs du spectre, tooleurs arrivent sur le prisme P' sous la même incidence J431. L'image reçue par le deuxième écran en r ou en « après la

Ïe du prisme P' conserre lu couleur de la partie du spectre qui W l'ouverture O. On dit d'après cela que chaque couleur du est simple, c'est-à-dire n'est plus décomposable en couleurs tntes.

(ition produite par le prisme P' vers sa base va en croissant lorsque la couleur qui tombe en O passe du rouge au viodémonlre l'inéf/ule déviitlion pnr un même milieu Iranxpaayons de différentes couleurs. L'indice de réfraction croit léviation, du ruugc au violet.

\, Expérience des prismes croisés. — L'expérience des les croisés confirme l'inugale déxialioii des rayons de diverses 1rs.

»ière un premier prisme I' à arcto verticale donnant un spei.tre tnlal, on dispose un second prisme P' de inc-me subslaucc et de sangle à arôte horizontale ; ce deuxième prisme, traversé par le lu dispersé qui émerge du premier prisme, tend à dévier vertienl les couleurs du premier spectre. Le spectre est rejeté obli- (fig. 54iJ.

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