‹ Traité élémentaire de physique (volume 2)Chapitre 24 sur 39 · Huile de casse · texte numérisé non relu

Huile de casse

1276. Si on employait trois prismes partiels, le prisme composé produirait des spectres beaucoup plus petits, qu'on désigne sous le nom de spectres tertiaires, etc.

1277. Ou peut facilement conclure de ce que nous avons dit (1256) qu'il serait toujours possible d'acbromaliser un prisme, quelque grand que soit son atigle réfringent, à l'aide d'un autre prisme de même matière ou de matière différente, dont l'angle pourrait être aussi petit qu'on voudrait, en présentant ce second prisme au premier sous un angle convenable. En effet, en faisant varier l'inclinaison du second prisme, on pourra toujours obtenir une dispersion égale à celle du premier, car la dispersion augmente avec la déviation, et comme dans un même prisme, ou dans des prismes de la même substance, la dispersion ne croit pas proportionnellement à la déviation, l'achromatisme laissera toujours subsister une certaine déviation.

1278. Quand on emploie deux prismes, on ne détermine pas les angles réfringents de manière à compenser les déviations des rayons qui forment les limites extrêmes du spectre parce qu'ils sont trop peu lumineux pour que leur compensation soit importante; on compense les rayons qui ont le plus d'éclat, tels que les rayons D et F ( fig. 784 ), qui appartiennent à l'orangé et au vert. Si on employait trois prismes, ce serait les rayons C, F et G qu'il faudrait achromatiser.

1279. Des lentilles achromatiques. Nous avons déjà dit que, quand un faisceau de lumière blanche était réfracté à travers une lentille, les rayons de dùTérentes couleurs formaient leurs foyers à part, dans Tordre violet, indigo.., rouge, à partir de la lentille; les lentilles achromatiques sont celles qui réuimsenl tous ces foyers en un même point. On construit les lentilles achromatiques comme les prismes achromatiques, en réunissant plusieurs lentilles de verre douées de pouvoirs dispersifs différents ; on les forme ordinairement de flint-glass et de crown-glass. 11 en est des len tilles comme des prismes : on ne pourrait réellement parvenir à un achromatisme complet qu'en employant une infinité de lentilles différentes; mais ordinairement on en emploie deux dont on détermine les courbures de manière â achromatiser les rayons rouges et les rayons jaunes. Quand on en emploie trois, ce sont les rayons C, Ftl G {fig. 784 ) que l'on réunit : alors l'achromatisme est aussi parfait qu'on peut

le désirer. Lorsqu'on emploie seulement deux lentilles, on peut facilement déterminer leur courbure au moyen de la formule renfermée dans l'article suivant.

Soient Pu [fig. 790) un rayon incident , ab le rayon réfracté dans la première lentille, bP' la direction du rayon émergent dan* l'air, bc le rayon réfracté dan» la seconde lentille HcP" le rayon émergent. P 1 est le foyer conjugué de P par rapport à la première lentille , P* et P" sont également des foyers conjugués relativement à la seconde lentille : car, si un rayon incident parlait du point P", il traverserait la lentille dans la direction cb, et émergerait dans une direction telle, que si un rayon arrivaildans cette direction il traverserait la lentille suivante, et cette direction est évidemment celle de bF. Ainsi, en désignant par » v et n'y les indices d'un même rayon pour la substance de la première et de la seconde lentille , on aura

1 , 1 1 . RK

P F à (ïï^ÎHÂ+S 7 )'

Page 1