‹ Traité élémentaire de Physique (volume 3)Chapitre 15 sur 63 · ACTION DES GOUEANTS SUR LES CORPS ORGANISÉS · texte numérisé non relu

ACTION DES GOUEANTS SUR LES CORPS ORGANISÉS

)rps organisés peuvent se produire également par rélectrîcité de tnsion , ou par celle qui résulte soii de la chaleur, soit de certaines étions chimiques ; ces contractions ne paraissent se manifester que ^T les nerfs. Les nerfs , comme on sait , partent du cerveau et de ( moelle épinière, se ramifient dans toutes les parties du corps , t Tiennent s'épanouir sous Tépiderme. Lorsqu'un nerf est coupé , ^ qu'on l'irrite au dessous de la section , le muscle correspondant s contracte , mais l'animal n'éprouve aucune sensation ; et , si on irrite au dessus , l'inverse est produit , et il n'y a point de con- Qction dans le muscle supérieur : ainsi l'inQuence nerveuse ne retonte pas pour le mouvement comme pour le sentiment. Les con- IM^tions ont lieu en faisant passer le courant entre deux points du , quelque rapprochés qu'ils soient , ou , entre un nerf et un

é ; elles se manifestent à l'instant où le circuit est fermé et où

ouvert.

Ii57. Pour préparer une grenouille destinée aux expériences Iraniques, on coupe avec des ciseaux la colonne vertébrale au desm des pattes de devant ; en retournant la peau, on obtient de suite if caisses écerchées surmontées d'une partie de la colonne vertelie , ensuite on enlève les chairs de manière qu'il ne reste que les Ms lombaires. Si on place la grenouille ainsi préparée à peu de tÉamoe d'une machine électrique en mouvement , et qu'on toulî jtes nerfs avec un corps conducteur, à chaque fois qu'on tire m étmcelle de la machine , les muscles sont fortement agités par îffet du choc en retour : c'est la première observation de Gal^ni. I établissant la communication entre les nerfs lombaires et les ibses par un arc composé de deux métaux, les muscles des cuisses trouvent de vives agitations^ qui cessent aussitôt que le courant est abii , et se reproduisent quand on interrompt le circuit. Lorsque grenouille a été promptement préparée, et qu'elle était très vive, 1 obtient des contractions très prononcées en mettant directement s nerfs en contact avec les muscles. Lorsqu'un courant a passé iielque temps à travers une grenouille , elle ne se contracte plus nand on ouvre ou qu'on ferme le circuit : l'affaiblissement de la msibilité est d'autant plus considérable que le courant est plus fort, n changeant la direction du courant , l'excitabilité reparaît ; le reos produit, en partie seulement , l'effet d'un courant opposé : mais près une heure et souvent moins, l'irritabilité a disparu sans re- >ur. Les contractions qui se manifestent à l'instant de la rupture u circuit paraissent dues à un courant en retour. Un courant di*

232 ihgCTKXcni dtnamiqus.

rect dans le sens des ramifications nerveuses produit beanconp plus d*efret que le courant contraire. En opérant sucoessivement surk même individu, Nobili a reconnu que , quand le courant était direct, l'excitation, en ouvrant le circuit, était toiyours plus faible qa*en le fermant , et que le contraire avait lieu quand le courut cheminait en sens contraire. La différence était croissante avec le nombre des expériences : après un certain nombre, danslefinmier cas on n'obtient rien en ouvrant le circuit , et dans le seooid, en le fermant ; cependant ces faits présentent souvent des anomafiei

ii58. Par le même mode d'excitation on est parvenu à prodM sur plusieurs espèces d'animaux des phénomènes extrêmemeiUi^ marquables ; nous en rapporterons quelques uns. Une linotte à près d'expirer ; ses yeux étaient fermés , et elle ne pouvait plut tenir sur ses pattes; M. de Humbolt lui plaça une petite lamek zinc dans le bec et une lame d'argent dans le rectum ; la commni' cation fut établie par une tige de fer : à Tinstant l'oiseau rouvrit ks yeux, se releva sur ses pattes, battit des ailes , respira six à haitninates , et expira ensuite. La tête d'un bœuf récemment tué étam placée sur une table, on établit la communication d'une des oreilles , aux nazeaux : les yeux s'ouvrirent, les oreilles et la langue s'agitèrent (Galvani). En établissant la communication de la moelle éptnière aux nazeaux, les paupières s'ouvrirent complètement, et les yeux roulèrent dans leur orbite comme dans la plus violente foreor (Aldini). Une cigale qui venait d'être tuée, placée dans le Acét d'une pile , manifesta le bruit qui lui est propre.

Lfk expériences du docteur Ure sur le corps d'un pendu, immédiatement après l'exécution , avec une pile de 270 paires de&poaces de côté, chargée avec de l'eau acidulée, sont également très remau*quables.En établissant la communication entre la moelle épinièrede la première vertèbre cervicale et le nerf sciatique , les muscles (h corps éprouvèrent de violentes convulsions ; en faisant mouvoir oi des fils de la hanche au talon , la jambe , qui était pliée , fut lancée avec tant de force qu'elle faillit renverser un assistant^ qui essayait en vain de s'opposer à son extension. Dans une autre expérience oi parvint à produire les phénomènes de la respiration. Ayant étab& la communication entre le talon et le nerf supra-orbital , tousks muscles de la face furent simultanément mis en mouvement, et exprimèrent d'une manière si effroyable la fureur, la rage, le désespoir, que plusieurs personnes furent obligées de quitter Tappartement.

AGTIOir DES GOURAKTS SUR LES CORPS ORGAIflSÉS. 2S3

1159. Dans les premières années qui ont suivi la découverte du ralvanisrae, on a fait beaucoup d'expériences sur les effets ihéra- >eutiques des courants de la pile ; on a essayé principalement de ruérîr par ce moyen la goutte , les rhumatismes , les paralysies j etc. )n faisait passer les courants à travers l'organe affecté au moyen rarmatures métalliques placées de chaque côté. On a quelquefois )btenu , comme avec Tclectricité de tension , des résultats satisfai- ^Dts. Il est bien certain que Télectricité joue un' grand rôle dans es phénomènes de la vie; mais il faut que nos connaissances à cet \gard soient bien plus avancées pour qu'on puisse avoir une aarche assurée dans Tapplication de Félectricité aux différents as pathologiques.

A 140. Les plantes sont irritables aussi par les courants électri- [ues j mais incomparablement moins que les animaux. Giulo , avec me pile de 50 paires , est parvenu à produire des mouvements dans SI mifnosa sensitiva , la mimosa pudica et la m^imosa asperata. On fait aussi beaucoup d'expériences pour reconnaître si Télectricité e tension favorisait la végétation. Les uns ont trouvé que l'influence taît nulle; d'autres que l'électricité favorisait la végétation , et Té- ^ctricité négative plus que la positive. Les considérations théoriques que nous allons rapporter viennent à l'appui de ces dernières xpériences. Les graines , quand elles germent , les bourgeons , les éuîlU'S et les racines , jouissent de la propriété d'expulser un acide qui paraît être de l'acide acétique; c'est probablement par cette raison que les acides nuisent à la végétation ,. et que les alcalis la favorisent, et pourquoi une plante placée au pôle négatif d'une pile Jrégéle avec plus d'activité. Il est probable que l'écoulement contiiauel de l'électricité négative de la terre par les aspérités des planr^ies favorise la végétation en facilitant leurs sécrétions acides. f Les courants d'une grande puissance désorganisent les matières trégéiales. Une pile de 150 paires agissant pendant 5 jours sur une ifeaille de laurier, elle devint brune et desséchée; la matière colottinte verte, la résine, l'alcali et la chaux furent transportés au bôle négatif et l'acide hydro-cyanique au pôle positif (Davy). Les i^urants agissent dans le même sens sur toutes les autres subslan* 5es végétales.

Après a voir examiné les différentes classes d'effets produits par es courants, nous allons étudier les différentes causes qui produilent les courants et les propriétés particulières qu'ils présentent Knivant leurs différentes origines.

234 iLSGTEIGITÉ DTNAHIQUB*

S YIII. Courants produits par Finfluence d'autres courants w

des aimants ( courants d'induction )•

Les phénomènes remarquables que nous allons décrire ont été découverts par M. Faraday.

1141. Courants produits par V influence d'autres courants» Supposons que Ton ait enroulé sur un cylindre de bois deux fils de cuivre recouverts de soie, de manière que les différentes couches d'un même fil alternent avec celles de l'autre , afin que les différentes parties d'un même fil soient les plus voisines possibles de celles de l'autre. En mettant les extrémités d'un des fils en communicatioi avec une pile renfermant un grand nombre d'éléments , et celles de Tautre en contact avec les extrémités du fil d'un multiplicateur très sensible, on remarque qu à l'instant de la fermeture du circuit, le second fil est traversé par un courant dirigé en sens contraire il premier, et qui ne paraît avoir qu'une très courte durée , car l'aiguille du multiplicateur revient après quelques oscillations au poiit de départ ; quand on interrompt le circuit, l'aiguille est encore déviée , mais le sens de sa déviation indique que le courant qui ptfcourt le fil est dans le même sens que celui qui était établi d'ott manière permanente dans l'autre. Dans les expériences de M. Faraday chaque fil avait 203 pieds de longueur* et 1/20 de pouce de diamètre, et la pile renfermait 100 éléments disposés à la méthode de Wollaston, ayant chacun U pouces carrés; une pile de 10 éléments ne produisait aucun effet.

Lorsqu'au lieu de faire communiquer les extrémités do deuxième fil avec un rhéomètre, on le met en contact avec les extrc^mités d'u fil contourné en hélice et dont l'axe est occupé par une aiguille d'acier, celle-ci se trouve aimantée après que le circuit a été fermé; si on la retire avant d'interrompre le circuit, elle conserve son aimantation ; mais si on la retire après, elle se trouve dans l'état primitifi attendu que le second courant induit détruit l'effet du premier.

M. Faraday a reconnu que le courant induit qui se produit à l'instant où l'on ferme le circuit est plus puissant que celui qui résulte de l'ouverture.

1142. Courants produits par l'influence des aimants. Supposons qu'on enroule sur un cylindre de carton , d'un pouce de diamètre environ, deux fils de cuivre recouverts de soie de 100 pieds de long ; en mettant les extrémités de l'un d'eux en contact avec une pile , et l'autre avec un rhéomètre , il faut une pile très

COURANTS o'iirDÛGTIOlr. 235

puissante pour produire un courant sensible dans le second fil; mais si le cylindre renferme une barre de fer doux ayant un dia^ vnèire peu différent de celui du cylindre , la déviation de Faiguille du rhéomètre est très grande quand on ferme ou qu^on ouvre le circuit, et le courant induit est dirigé , dans le premier cas , en sens contraire , et , dans le second cas , dans le même sens que le courant qui traverse l'autre fil. Dans cette expérience c'est bien le magnétisme du barreau qui produit Tinduction , car on obtient le Éiéme effet en supprimant la pile et aimantant le barreau de fer en lipprochant des deux côtés les pôles opposés de deux barreaux aiplaDtés. Les barres d'acier produisent moins d*effet que celles de Ser doux, et d'autant moins qu'elles sont plus fortement trempées; ^r élat magnétique permanent est sans inQuence. 4 Si, le tube de carton étant recouvert d'un seul fil , communiquant l^tecun rhéomètre, on introduit un aimant dans le cylindre, on JM>tienC encore une déviation ; mais elle est trois ou quatre fois plus grande quand on porte rapidement le milieu de l'aimant dans le Mibe que quand on y porte seulement une de ses extrémités.

1145. Les courants d'induction par les aimants , comme les couimnts hydro-électriques , ont une tension assez grande pour traiterser les liquides conducteurs. On doit à M. Peltier des expériences nombreuses d'où résulte que la longueur du fil soumis à Findiiction n'a point d'influence quand le rhéomètre est à un seul toor, et que cette influence augmente avec le nombre des tours de cet instrument. Ainsi , il paraît que la longueur du fil agit de la même manière que le nombre des éléments dans les piles , qui donne au courant la facilité de vaincre de plus grandes résistances. Quant à l'influence de la section du fil soumis à l'induction , elle n'existe au contraire que pour les rhéomètres à un petit nombre de tours , et elle est d'autant plus grande que le fil du multiplicateur -a aussi un plus grand diamètre. Ce dernier résultat est tout à fait analogue à l'influence de la grandeur des éléments dans les piles.

D'après M. Chrisiie, dans les mêmes circonstances, les courants d'induction ont des intensités proportionnelles aux pouvoirs conducteurs des métaux dont sont formés les fils dans lesquels les courants induits sont produits.

1144. Machine magnéto-électrique. Imaginons qu'un aimant puissant courbé en fer à cheval , soit fixé à un axe horizontal ( fig. 707 ) auquel on puisse imprimer à l'aide d*une manivelle une rotation plus ou moins rapide , et qu'à une petite distant des extrémi-

236 £lectricit£ dynamique.

tes de Taimant se trouvent deux gros cylindres de fer doux, sarles» quels on a enroulé en sens contraire un même fil de cuivre recouvert de soie , dont les extrémités sont en m et en n : par h rotation de Taimant chacune des deux niasses de fer doux sera alternativement aimantée en sens contraire, et il se développera, ai commencement et à la fin du passage de Taimant devant chacue de ces masses , des courants d'induction dans le fil , courants quie* ronten sens contraires, puisque les pôles sont de nature contraire, mais qui parcourront le fîl dans le même sens, si le fil est touné en sens contraire autour de chacun d^eux. Mais les courants semi en sens contraire dans le fil quand les pôles de Taimant s'app chentet s'éloignent. Si on tient avec les mains préalablement mé lées les extrémités m et n du fil , on éprouve par la rotatioilt l'aimant des commotions qui se succèdent avec uoe rapidité (p crott avec celle de la rotation , et qu'on ne pourrait pas supporta impunément pendant quelques minutes. L'effet est beaucoup aB{menté si on soude aux extrémités m et n des cylindres métaUiqoft que l'on tient avec les mains mouillées , parce qu'alors la cofflmttnication est bien mieux établie.

Si on soude aux extrémités mein deux fils de platine , et si ob les plonge dans de Teau acidulée, l'eau est décomposée; mais les deux gaz se dégagent alternativement sur chaque fil, puîsqu'àdiaque rotation on a deux courants en sens contraires. On peut obtenir le dégagement du même gaz à l'extrémité du même fil , en dispostf^ l'appareil de la manière suivante : au lieu de faire tourner l'aioaiil) on fait tourner les masses de fer doux , et au moyen de deux bascules on fait communiquer les extrémités mein avec les extrémités m' et n' du reste du circuit qui contient les fils de platioCi quand les barreaux de fer arrivent vers les pôles de l'aimant, et les mêmes extrémités m ein avec w' et m' lorsqu'ils s'éloignent.

On doit à M. de Larive des observations extrêmement curieuses sur rinfluence de la vitesse de rotation dans les différents efleli produits par les courants majnéto-électriques.

il45. Si on intercale dans le circuit un thermomètre métallique de Breguet (^fig* &39 ), en faisant communiquer la partie supérieure de l'hélice avec une des extrémités du fîl conducteur, et faisant plonger une aiguille verticale fîxée à la partie inférieure de l'hé* lice dans un petit vase plein de mercure et en communication avec l'autre extrémité du conducteur, cet instrument indique uoe élévation de température qui augmente avec la rapidité de la suc-

GOrEAKTS D'ilfBUCTIOK. 287

essîon des courants. Lorsque ]a vitesse de rotation varie de ma" lière que le nombre des courants alternatifs produits par seconde oit 2 , 10, 20 ou UO^j lés températures correspondantes du ther-* lomètre sont 7**, 55*, lOO*" et ISS"" ; avec une plus grande vitesse n parvient à rougir un fil de platine.

A 140. Les effets chimiques sont soumis à la même influence : la [aantité du corps décomposé augmente avec la vitesse de rotation ^ nais seulement jusqu'à une certaine limite au delà de laquelle elle liminue. Mais ce qu'il y a de remarquable , c'est que le même nomre de courants produit d'autant plus d'effet que les courants se iccèdent plus rapidement. Ainsi, quand les courants se succèdent B manière qu'il s'-en produise 14 , 28 , ^2 , 48 , 52 par seconde , il lat 1050, 462, 442, 400, 494 courants pour produire la même aantité de gaz.

Il résulte de là que l'influence de la vitesse de rotation ne conisfe pas seulement à produire un plus grand nombre de courants tns le même temps, mais à donner une plus grande intensité à lacun d'eux.

ai 47. La diminution d'intensité qu'éprouvent les courants ma- Qiéto-électriques à travers des conducteurs métalliques ou liquides aand on augmente la longueur du conducteur est beaucoup plus rande que pour toutes les autres espèces de courants. Mais , chose rès remarquable , un fil d'un mètre de longueur composé de deux E>outs égaux , l'un de fer, l'autre de cuivre , conduit bien moins kpi'un fil de même longueur composé de 4 et même de 8 bouts Âe fer et de cuivre ; et de l'eau acidulée conduit aussi bien quand lâle est interrompue par des diaphragmes métalliques que quand sdle est continue.

t 1148. Lorsqu'on intercale dans le circuit des vases renfermant m même liquide acidulé , communiquant entre eux par des fils de adatine ou des lames du même métal, et un thermomètre métallique^ ie dégagement des gaz est beaucoup plus grand sur les fils que sur ies lames; et si on enfonce progressivement les lames, la quantité Je gaz qui se dégage sur les fils augmente ,* celle qui se dégage ■mr les plaques diminue , et la température indiquée par le ther- ||io0iètre métallique augmente ; enfin il arrive un point où le iiëgagement cesse sur les lames. A cet instant le thermomètre îi^ parvenu à son maximum, ainsi que la quantité de gaz dégagée Mu* les fils : car, en enfonçant davantage les lames , la chaleur et la ^antité de gaz dégagée sur les fils restent constantes. Il semble-

258 ÂLECTRICITÉ DTNàMIQUB.

rait d'après cela que raciion chimique proviendrait de la résistance que le courant éprouve ; on expliquerait Tabsence de celte circonstance dans les courants hydro-électriques par la grande quantité d'électricilé dégagée, qui ne peut que rarement s'écouler parles conducteurs qui réunissent les extrémités de la pile.

1149. Si on intercale dans le circuit un vase plein d'eau acidulée et un fil métallique , de manière que le courant soit obligé de se diviser en deux parties , dont Tune suit Teau et l'autre le fil , pour se réunir au delà et traverser un thermomètre métallique , m ai^ mentant progressivement la longueur du fil , le thermomètre marque des températures qui augmentent et diminuent altemativemeit Suivant M. de Larive , ces phénomènes semblent indiquer quels courants se propagent par ondulations, et qu'il se produit destterférences qui augmentent ou diminuent Finlensité du coomt suivant la diflerence de marche. Mais ils me paraissent s'expliqoer par le seul fait de la propagation non instantanée des courants: car, si la diiTérence de temps de la propagation dans les deux conducteurs est égale à Tiniervalle qui sépare l'émission des deux coirants consécutifs opposés, il est évident qu'ils se détruiront su delà , et que, si la différence est égale à deux fois cet intervalle, les courants seront dans le même sens. Ces expériences pourraient conduire à la détermination de la vitesse de propagation des coffrants dans les corps conducteurs.

iliSO. Lorsqu'on décompose de l'eau acidulée par un coifftfft magnéto-électrique à l'aide de fils de platine, le dégageneutdo gaz diminue graduellement et finit par disparaître complètement, et en même temps la température indiquée par un thermomètrr métallique placé dans le circuit augmente et devient stationnait quand le dégagement a cessé. A cet instant, les fils de platine soit recouverts d'une matière noire qui n'est autre chose que du phi^ très divisé ; l'or et le palladium présentent les mêmes phénomèoei) ainsi que les métaux attaquables par les dissolutions conductrioei^ tels que le cuivre , l'argent et le plomb. M. de Larive n'a pas f* reconnaître si l'absence du dégagement de gaz résultait de ce(pS| n'y avait point d'eau décomposée, ou de ce que les gaz, arrivant pt& que en même temps sur les surfaces métalliques , se recomposfli' par l'influence de ces surfaces. Il me semble que l'on pourrait e^[ pliquer ce fait par le pouvoir absorbant des corps très divisés : W{ gaz seraient absorbés à mesure de leur formation et se combitf; r-aient. Quant à la cause qui produit cette couche métallique trk

GOUllANTS D^IiriMTCTIOK. 239

divisée, M. de Larive pense qu'elle réside dans Fébranlement que les métaux éprouvent par les couranls dirigés en sens contraire qui se succèdent avec une grande rapidité. Plusieurs circonstances tendent à confirmer cette conjecture : l'' ce sont les métaux qui ont le plus de ténacité qui résistent le plus à cette désagrégation ; 2* les ébranlements sont très visibles quand on emploie du mercure pour conduire le courant dans un liquide ; les mouvements vibratoires fjffjl éprouve sont beaucoup plus grands que quand il sert de pôle négatif à un courant voltaïque. On voit aussi autour des fils métalliques, surtout autour des fils d'argent, quand ils plongent dans un liquide où ils conduisent les courants magnéto-électriqueSi ipe suite de vibrations qui partent de la surface immergée et se propagent dans le liquide. Les fils d'or et d'argent ne présentent ce phénomène que lorsqu'il^ sont recouverts de leur couche divisée et jbien épaisse ; il faut aussi , pour qu'ils soient visibles , que les courants ne se succèdent pas avec beaucoup de rapidité.

1 iSl . Courant d'induction qui se forment dans le fil que ira* verse le courant» On doit à M. Jenkins une expérience très importante , qui démontre qu'il se développe par induction des courants dans le fil même qui sert à transmettre le courant. Lorsque deux fils métalliques communiquent avec les deux éléments d'un couple Toltaïque et qu'on les touche avec les mains mouillées, on n'éprou* ve aucune secousse quand on ferme ou qu'on ouvre le circuit ; mais si l'un des deux fils est très long , recouvert de soie et enroulé au- |our d'un morceau de fer doux , en tenant avec les mains mouillées \es deux extrémités des fils en contact métallique, on éprouve une secousse quand on ouvre le circuit , et il se produit une brillante j^ipcelle au point de rupture.

y tl5S. D'après les expériences de M. Faraday, si on fait passer lu courant à travers un fil très long, 132 pieds, et placé en ligne bioite, il se produit à l'instant de la rupture du circuit une faible Uncelle , et la commotion est presque insensible ; avec im fil court lu n'obtient rien. Mais si le long fil est tourné en spirale sur un cylUdre de carton , on obtient une étincelle et une commotion , et ces iïiets sont beaucoup plus grands quand on place une barre de fer Epax dans le cylindre de carton.

^ Hb5. Ces phénomènes paraissent dus à un courant d'induction

Ei se produit dans le conducteur lui-même , car toutes les circonknces qui favorisent l'induction favorisent la production du cours dont il s'agit. Ce courant est aussi dans le sens du courant

240 iLscraicni BTirAinQini;

principal comme les courants indnits ordinaires; mah il m forme dans le fil qu'autant qu'il ne peut pas se former aillennrei^ si on enroule sur un carton deux fils recouverts de soie, d'une gueur suffisante , en faisant passer le courant par un des is éhôi^ mettant en communication métallique les extrémités de rantie^llt coi premier ne donne ni étincelle ni commotion quand on interroi le circuit; mais, si les extrémités du second fil ne sont pas en munication , il se produit dans le premier un courant énei^i l'instant de la rupture. Lorsqu'on fait passer un courant à trayenri|0^ fil rectiligne très long , nous avons dit qu'il se produisait une étincelle à l'instant de la rupture du circuit ; M. Faraday a que j si le fil était plié de manière à former deux parties égales parallèles, l'étincelle disparaissait, probablement parce que lesi fluences réciproques de ces deux parties se détruisent. M. Faradif pense qu'il se forme aussi un courant à l'instant où l'on femefe circuit; mais il est en sens contraire du courant principal.

iiS4. Les secousses qui se produisent au moyen d'une pile àv petit nombre d'éléments lorsque le conducteur est tourné en hSi autour d'un barreau de fer doux peuvent être multipliées et rappr* chées au moyen d'une disposition imaginée par M. Masson. Une roi dentée métallique, fixée àun axeaussi métallique, tourne, dans dett coussinets amalgamés, à l'aide d'une manivelle; un des conssineuei en communication avec un des pôles de la pile, et l'autre pâle eat ai contact avec un fil qui , après s'être enroulé autour du cylindre àé fer, vient communiquer avec une plaque métallique fixe, quelesdienls de la roue viennent frapper successivement; par cette dispositioii , en tournant la roue , on ferme le circuit à chaque contact de laptah que avec une dent , et il se trouve rompu dans l'intervalle qui sépail deux contacts consécutifs. En mettant les mains humides en contact avec les parties du conducteur situées de chaque côté du point fà se fait la fermeture et la rupture du circuit, on éprouve une séria très vive de commotions , et quand la vitesse est très grande oa éprouve une contraction douloureuse, dont l'effet, indépendant do la volonté , est de ne pas permettre à Texpérimentateur d'abandonner les conducteurs métalliques qu'il a saisis; au contraire les main serrent ces conducteurs avec plus de force. Une pile d'un petit nombre d'éléments peut tuer un chat en 4 ou 5 minutes. Les muscles dd l'animal mort sont dans un état de roideur extrême, que Nobili avaft déjà observé en petit sur les muscles des grenouilles tourmentées par de nombreuses décharges. Un fait très remarquable , observé

IKDUGTIOK VAa l'aCTIOK DB LA TERRE. ' S&l

[. Massoûy c'esl que y si la vitesse de la roue y déjà très grande ^ ente encore progressivement , la sensation diminue et finit par rattre.

58. Induction provenant de faction de la terre. Si on prend contourné en hélice autour d'un cylindre de carton , et dont $ax extrémités sont en contact avec un rhéomètre multiplicatrès sensible , en plaçant Thélice dans la direction de l'aiguille liiaison et y introduisant un cylindre de fer doux sans polaaoagnétique y Faiguille du multiplicateur est aussitôt déviée, soude aux deux extrémités du fil d'un multiplicateur un long cuivre recourbé , en faisant passer ce fil de droite à gauche gauche à droite du multiplicateur, l'aiguille est déviée , et.on it le même effet que si le fil se déplaçait par rapport à im aidirigé suivant l'aiguille d'inclinaison (M. Faraday.)* tfi6. Courants produits dans des plaques métalliques mohi» sr t influence des aimants et de la terre. Une plaque de cuii*culaire verticale est mise en mouvement autour de son axe. de rotation, dans une certaine étendue, est couvert d'amal- > ainsi que la circonférence du disque, et les deux extrémités i d'im multiplicateur sont en contact , l'une avec la partie de mnalgamé , l'autre avee la circonférence du disque {fig. 708]. k approche les pôles contraires de deux aimants de chaque côté Biqûe, en établissant le contact d'une des extrémités du mulmeor avec la circonférence précisément entre les deux pôles, loavement de rotation du disque produit dans le multiplier une déviation qui indique un courant dirigé de la circonfé- 6 au centre , ou du centre à la circonférence , suivant le sens I rotation. Quand le contact a lieu à la circonférence du le, en avant des pôles ou au delà, la rotation ayant toulieu dans le même sens^ les courants ont toujours la même tien , jusqu'à une distance de 50'' à ôO^^de chaque côté des pôles létiques ; mais le courant va en diminuant à mesure que le de contact s'éloigne des pôles , et à des distances égales de H d'autre il a la même intensité. En élevant davantage le dis- 4e manière que les pôles en regard s'éloignent de la circonféy les mêmes effets sont produits. Si on met les deux extrémités conducteur en contact avec la circonférence , de manière que., reux étant entre les deux pôles ( fig. 709 ), l'autre soit à droià gauche , on obtient dans les deux cas des courants opposés. d les deux points de contact sont symétriquement placés par

S&9 £lscteicit£ dtfahiqus;

rapport aux pôles, Taiguille du mnltiplicatenr est stationnairt* Ainsi la rotation du disque développe des courants dirigés suivant les rayons et la circonférence, et ces courants sont sjmaiétriqaemeiil placés par rapport au rayon qui passe entre les pôles.

La direction des courants dans le disque en mouvement doDoe une explication bien simple des phénomènes de rotation décoi« verts par M. Arago (8&9). En efTet, si Faiguille était mobile et k disque en mouvement , on voit*que chacun de ces courants tendrait à pousser Taimant dans la même direction.

1187. MM. Nobili et Antinori ont cherché a déterminer d'oM manière plus précise la direction des courants sur la surface èà disques en mouvement. Ils ont employé la même méthode queM.Fi^ raday, mais les extrémités du fil du multiplicateur étaient terminées par des pointes amalgamées , et pouvaient être appliquées sorkl différents points de la surface du disque : ils ont ainsi trouvé h disposition des courants indiqués dans la figure 710. Or il est lad de vi^r, à Finspection de la figure , que les courants placés enRé R fiœrcent des actions répulsives sur les courants les plus voioU qui circulent dans l'aimant, et que les courants placés en A et/ exercent au contraire une action attractive sur les courants lesfk voisins. Quant à ceux qui sont compris dans la zone qui passetfi Faimant, leur intensité doit aller en décroissant à mesure qA s'approchent du milieu de Faimant, puisque les courants sont è signe contraire entre Faimant et la circonférence » et entre FaûsaU et le centre , mais leurs effets sont encore dans le même sens, oomat il est facile de le reconnaître. En effet, {soit abcd {fig. 7il) faimant, mn un courant plus voisin du point h que du point 0, leeûi* rant sera dirigé comme Findique la flèche ; si on prend un pointi tel que mh^ = mb , les actions du courant mn sur les partiesihM<t mV se détruiront, et il restera une action dirigée dans le sens de œb des courants les plus voisins a & et Vc , qui est répulsive ; la mt0 chose aurait évidemment lieu si le point m était plus voisin àee^ de by et pour les courants qui se trouvent de Fautre côté.

De cette disposition des courants résultent nécessairementles trok composantes de la force qui sollicite une aiguille soumise à Finflœftf d'un disque en mouvement (850).i£n e(Tet,la première^sultedect que les forces attractives résident dans les parties du disque qais'^ loignent, et les forces répulsives dans les parties du disque qui s'ap prochentde J'aimant ; et comme MM. Nobili et Antinori ontrecosai ^ quaces dernières envahissent le disque jusque sous Faimant; desoric ^

GOURANTS D^INDUCTIOlf. 243

}u*elles s^ëtendent au delà du rayon qui passe par le centre de Failaant, alors elles remportent sur les forces attractives qui s'exercent déplus loin et plus obliquement: de là Forigine de la composante perpendiculaire au disque, et qui tend à éloi{;ner le pôle du disque. IQuant à la force dirigée suivant le rayon , il est facile de voir que, quand l'aimant est près de la circonférence, tous les points répulfÉis étant d'un seul côté par rapport à la ligne passant par le centre «jeTaimaut et perpendiculaire au rayon du disque, la résultante des forces répulsives sera oblique au rayon, et donnera unecomposanlo dans cette direction qui agira du centre à la circonférence; mais, à l^pesore que l'aimant se rapprochera du centre, les points répulsifs ieroot placés de chaque côté de la ligne perpendiculaire au rayon ^ résultante se rapprochera de la normale au disque, et il existera distance de l'aimant au centre pour laquelle la résultante sera ;tement perpendiculaire au rayon; au delà, la composante parai* au rayon s'inclinera en sens contraire, mais elle deviendra nulle nouveau quand l'aimant sera au centre du disque. U est important de remarquer que, dans les expériences de M. ^araday comme dans celles de MM. Nobili et Antinori, on n'obtient

È l'indication de certaines parties des courbes parcourues par les *aDts , courbes qui sont complètement inconnues , mais dont il inût connaître la forme et la position pour déterminer exacte- MSHtYeffet produit sur l'aiguille, attendu que cet effet résulte de l^îction totale des éléments de tous les courants. , Jl«t8. II résulte évidemment des expériences de M. Faraday pie f si un disque tournant était soumis à Faction de deux pôles nagoétiques contraires , placés dans le plan de rotation et dans la jrecUon d'un même diamètre, il se produirait des courants diigés suivant les diamètres , et dont Je sens dépendrait de celui le la rotation. Or, comme Faction de la terre peut être «assimile à celle de deux pôles magnétiques dirigés suivant la ligne Tinclinaison , on conçoit que , si on fait tourner un disque autour l'une ligne perpendiculaire à son plan , à la ligne d'inclinaison et lans le méridien magnétique , il devra se produire des courants lans le disque , qui pourront être observés en approchant de ses >ords une aiguille aimantée astatique; c'est ce que M. Faraday a rërifié par des expériences multipliées. Mais , si on incline Faxe de "otation , Feffet produit diminue, et finit par disparaître compléte- Hent lorsque sa direction coïncide avec celle de l'inclinaison : car dors Feffet doit ôlre le même que quand le pôle d'un aimant est au

centre de rotation . Une autre conséquence très importante, c'est que, si le disque était remplacé par un globe creux, les courants devraietf être dirigés suivant les méridiens , puisque les courants sont tonjours perpendiculaires à la direction du mouvement. M. Faraday» -^ encore vérifié ce fait , et il a trouvé que les déviations d'une aiguille aimantée astatique étaient les mêmes que celles que M. 6a^ low avait trouvées par la rotation d'une bombe : ainsi ces demie» phénomènes sont, sans aucun doute^ le résultat de l'action mdncdio de la terre.

fl § IX. Développement des courants électriques par la chaleur»

1189. En 1821, le docteur Seebeck, professeur à Hall, décot-j vrit dans la chaleur une nouvelle cause de production de l'éleclii?' cité. L'appareil employé par ce physicien consistait en un ciroè fermé composé de deux métaux différents : en maintenant les dett soudures à des températures différentes, un courant électrique pé courait le circuit. Depuis , M. Becquerel est parvenu à produire^ | courant dans un circuit formé d'un seul métal. Nous commemi^ rons par exposer ces derniers phénomènes, comme les plus simpift 1160. Courants développes dans un circuit formé ttuntd métal. Soit abc [fi g. 712) un circuit fermé composé d'un fildl platine dont les extrémités sont soudées aux deux bouts dufildte rhëomèlre multiplicateur : si on élève la température d^une paiA quelconque , il ne se manifeste aucun courant; mais , si Yonbitea o un nœud ou une petite spirale , et que l'on porte le foyer de chaleur à peu de distance en F, il se produit aussitôt un courant ékotrique dont la direction indique que Téleclricité positive mawh vers le point o.Un Cl de palladium se comporte comme un fil dépit* f ( tine , un fil d'or ne produit point d'effet , un fil d'argent un eflettril faible , ainsi qu'un fil de cuivre. Ces courants paraissent prove&ir d'une différence dans la propagation de la chaleur, occasionnée par la petite masse métallique placée en o. On peut aussi développer des courants thermo-électriques dans un fil continu de fer oo (fc cuivre, d'or ou de platine, d'un diamètre constant, lorsque sesdï férenies parties n'ont pas le même degré de trempe ou de recuit, probablement parce que ces différences en produisent dans la ficulte conductrice pour la chaleur.

On peut produire les mêmes phénomènes avec un fil dîscontintf' Si on forme uue spire aune des extrémités d'un fil^ et qu'après Favoir

COUEAKTS THEUMO-ÉLSCTaïQUES.' 2ft5

aufTée on la mette en contact avec Tautre bout , ou 8i on réunit \ deux bouts par un crochet , en appliquant la chaleur d'un seul té , il se produit un courant dont la direction indique que Téleccité positive passe du côté du fil qui s'échaufTe le plus difficileent : ainsi le courant va du chaud au froid. Avec un fil de cuivre n'y a de courants qu'autant que l'un des bouts du fil est oxydé, ou uvert d'une couche très mince de mercure , d'or, d'étain ou d'armu L'or et Targent, quand ils ne sont pas purs, se comportent mme le cuivre $ les métaux oxydables , tels que l'antimoine , le * et le zinc, présentent des effets inverses-, le courant va de la nie froide à la partie chaude; le plomb et Tétain donnent des éts variables. Ces anomalies ne tiennent pas à une action chiuiile, car elles se produisent dans l'huile parfaitement privée d'air, rtains métaux en fils sans discontinuité et sans protubérances Is que le fer, donnent naissance à des courants lorsqu'une partie elconque a été préalablement recuite, et qu'on applique la chair en un point quelconque. M. Seebeck a reconnu qu'il se pro- U également des courants dans des anneaux fondus de bismuth d'antimoine quand on refroidit une moitié et qu'on élève la temrature de l'autre ; M. Slurgeon a reconnu dans les cadres de ces lix métaux quejcertains points chauffés produisaient des courants, iUQS dans un sens , les autres dans un autre, et que les points tatres, oeux qui ne produisent point de courants, sont ceux ou matière a dû commencer à se refroidir. Ce même physicien a re- DDO des courants dans des barreaux cylindriques et coniques de ces |ix métaux : avec un cône d'antimoine fondu , les courants étaient jgés de haut en bas ou de bas en haut , suivant qu'on refroidisil ou qu'on échauffait la base. Tous les métaux possèdent des j^riétés thermo-électriques analogues , pourvu qu'ils soient en landes masses. Il est probable que ces phénomènes proviennent iéfaut d'homogénéité des masses relativement à leur état cris*

161. Courant produit dans un circuit formé de plusieurs lux. L'appareil employé par M. Seebeck se compose (fig, 7iS) w cylindre de bismuth ou d'antimoine ab, aux deux extrémités Jçiel on a soudé une lame de cuivre deux fois recourbée. La parh^ est environnée de soie afin que Ion puisse la tenir à la main. |Circaity dans son état naturel, n'a aucune action sur une aiguille pntée; mais, si l'on chauffe une des soudures a ou bj il s*éiablit ' <^arant électrique dont on peut facilement constater l'existence

2&6 l^LECTRIClTi DT5ÂMIQt7«.

et la direction en pressentant un des c^iés du rectan{]^1e à une aiguille aimantée ; ce courant va on s'affaiblissani jusqu'à ce que les deux soudures se retrouvent à la même température. Il suffit , pour produire ce phénomène , de présenter pendant quelques instants une des soudures à la flamme d*nne bougie ou à un corps cbaod quelconque, ou de la toucher avec la main. Si c'est la soudureagoi a été échauffée , le courant va dans le sens bacd ; et , si c'est b soudure b dont on a élevé la température , le courant va dansie sens abdc. Le même effet a lieu en refroidissant une des soudons; en général le courant s'établit aussitôt que les deux soudures oetf trouvent pas à la môme température.

On peut aussi se servir d'un rhéomètre multiplicatenr il court, en mettant en communication avec ses extrémités deoxt de cuivre , dont les autres extrémités sont soudées à un cylinh de bismuth ou d'antimoine : la chaleur de la main est suffisaÉ pour produire une grande déviation. On peut aussi se conteoiff d'enrouler aux extrémités du iil du multiplicateur les extrémitb d'un Iil de fer : en appliquant les doigts à une des jonctions onoli' tient des déviations qui , pour les rhéomètres très sensibles , pei* vent s'élever jusqu'à 70" et même 80«.

1162. En formant des circuits avec différents métaux , ODapi les ranger dans Tordre de leur propriété thermo-électrique, ft* les deux tableaux qui suivent, chaque métal est positif parrofifMrt à celui qui précède , et négatif relativement à ceux qui suîw»tl« premier est de M. Cumming ; le second de M. Becquerel.

Bismuth , mercure , nickel , platine , palladium , col manganèse , argent , etain , plomb , rhodium , laiton ^ etiiïïmi ■or, zinc , charbon , plombagine , fer, arsenic , antimoine.

Bismuth, platine, plomb , étain , cuivre , or, argent, fer, antimoine.

1 165. M. Becquerel a découvert plusieurs faits d'une hî importance que nous rapporterons.

l** L'effet produit est le |méme quand les métaux sont ii diatement en contact ou séparés par une soudure quelconiqQ0t| quand le métal intermédiaire a une étendue quelconque, fet est encore le même en chauffant une quelconque des mités. On démontre ce fait au moyen du circuit fig. 714, lequel le cuivre et le fer sont en contact au point a , et rés aux points b et c , d ete, f et g , par des fils de plalWfj d*or on d'étain : en portant successivement les 8oadaré3a,'^)^^

GOU&AHTS TaSEMO-ÉLBGTaïQIJBd. tA?

^f^ffiffi^^^^i les autres étaot maiateoues à 0*, on obtient la même déviation.

2' Lorsque les deux soudures d'un circuit fer et cuivre s(mt Maintenues à différentes températures j Tintensité du courant est iëgale à la différence des intensités des deux courants qui seraient produits si une des deux soudures était à zéro , et non, comme on Élirait pu le penser, à Tintensité du courant résultant de la diffétence des températures.

3* Dans un circuit fer et cuivre, Tune des soudures étant à zéro , et la température de l'autre croissant prog^ressivement, l'intensité du courant ne croît pas proportionnellement à la température : à yoo* l'accroissement é^t à peine sensible ; au delà , l'intensité dé*

11, et change de signe au rouge sombre. Dans un circuit zinc et

^ nt la déviation maximum a lieu à 120» ; elle est nulle à 225%

tu delà elle change de signe. Dans un circuit zinc et or elle est e à 150«, et change de signe aune température plus élevée. Les lirc^its fer et cuivre de même longueur produisent toujours les mè* pKs effets, quels que soient le diamètre des fils et le mode de conltet| c*est-à^ire qu'il y ait soudure ou réunion par une forte pre- Mion. Avec les circuits zinc et argent, zinc et or, on obtient ùe& réjpphais différents , suivant le diamètre des fils et le mode decontact.

4^ Pour des circuits fer et argent , fer et cuivre , cuivre et pla* liM , argent et étain , cuivre et argent , les intensités des courants wotproporlionnelles à la température d'tme des soudures au moins fcsqu'à 40'*, l'autre étant à zéro. Cette propriété est importante , sar oo peut s'en servir pour graduer avec une grande facilité les Momètres multiplicateurs : il suffit pour cela de souder aux exréinités du fil de cuivre de l'instrument les extrémités d'un fil de ier, de plonger une des soudures dans de la glace fondante , et 'autre dans de l'eau à &0«, et d'observer les déviations correspond lantes aux températures de l'eau pendant son refroidissement : on >btiendra les déviations correspondantes à des intensités repréreniées par la température de l'eau.

S"» Enfin M. Becquerel est parvenu , à la suite des expériences |ae nous allons rapporter, à déterminer avec une grande probabi- Btë les rapports des pouvoirs thermo-électriques des différents métaux.

Pour reconnaître les rapports d'intensité des courants thermo-électriques produits par différents métaux, M. Becquerel soudait, bout à bout, des fils des métaux sur lesquels il voulait opé^

2A8 iLBCTElGlTÉ DYICAHIQUX*

rer ; les deux extrémités de cette chaîne étaient elles-mêmes soi' h

dées aux extrémités du fil du rhéomètre , et il élevait la rature de la soudure où se trouvaient les deux métaux doDtihonlait mesurer le pouvoir thermo-électrique. Par cette disposition la conductibilité de Tappareil restait constante et les résultats étaiem comparables.

Voici le résultat des expériences ; une des soudures a été élerée à 20®, et toutes les autres ont été maintenues à 0*.

Désignation det êoudureu

Intensité du courant.

Ter

étain

ti,24

Cuivre

platine

Fer

cuivre

* ^^Hi

Argent

cuivre

Fer

argent

Fer

platine

Cuivre

étaîn

Zinc

cuivre

Argent

or

A rinspection de ce tableau , on voit que , pour une tempéraWïJj donnée de 20<>, chaque métal acquiert une puissance ou ^^ thermô-électrique telle , que Tintensité du courant électrique Ton obtient par l'élévation de température d*une soudure esté{ à la différence des quantités qui représentent chacune de ces tions. Par exemple, pour le fer et le cuivre , en désignant pa^ ' cette action ou cette puissance , on a -P fer — P cuivre =2?»' pour Fintensité du courant lorsqu'on élève la soudure fer cuivW' 20° 5 de même pour le platine et le fer, P fer — /^ platine =56,W'] En retranchant la première de la seconde on a /^ cuivre — /^ tine = 8,ll : or, Texpérience donne 8,55, qui en diffère pcu-j jest donc bien démontré que Tintensité d'un courant thermc trique est égale à la différence des actions thermo-électriques .duitesdansdiaque métal parla même température. Alors >i

couKurrs tbesho-électkiqdes. U9

tepar:i; tepouvoirlhermo-électriquedaferà 20*, oa aura antres pouvoirs thermo-clecirïqUes les valeurs aainntM :

7>fer

P argent

/'or

P zinc

= ar — 26,96.

P cuivre

P élain

P platine := « — 36,00.

:et arrangement chaque métal est positif par rapport à cenx livent;' et négaiif'relativement à ceux qui précèdent. >it , d'après ce tableau , que les pouvoirs thenDO-électrîl'ai^em,de l'or, du zincet du cuivre, sont à peu près égaux: li )es dilTérentes propriétés calorifiques de ces métaux , la li présente les mêmes rapports , c'est la faculté rayoni cette conjecture se vérifiait, il faudrait admettre que dans ict de deux métaux différents , le rayonnement de chaque est le même que dans l'air , et que la différence des ponyonnanis détermine le sens et l'ialeDsilédu courant. En ad-

cetie hypothèse , on pourrait déterminer la valeur de 9 'apport connu des facultés rayonnantes : par exemple ,

Leslie , le rapport du rayoanemeul du fer et de l'or est

On aurait alors la proportion

ar:«— 26,70 : : 15 : IS.

onvoirs thermo-électri

iques des métaux seraient alors re-

!.par

les nombres suivants :

Fer. . .

. las.so

Argent. .

Or. . .

Zinc. . .

Cuivre. .

Elain . .

Platine. .

ombres se rapportent à une conductibilité électrique déierià une certaine température ; mais leur rapport est îndé^ t Qt de la température et de la conductibilité du circait : car

250 ÉLSGTEIGITÉ llYKAMIQUS.

chacun d*eux varie proporiionoellement à ces deax éléments, mil pour la température jusqu'à une certaine limite seulement. : M. Becquerel a reconnu que ces nombres sont aussi indépendaM du plus ou moins de chaleur, et du refroidissement dans Tair dek partie des fils situés au dehors de la source de chaleur. Pour cA il fallait former un circuit de plusieurs fils alternatifs de fer ^ è cuivre n'ayant pas les mêmes dimensions en longueur et en gm* seur, élever successivement la température de chaque soudure i||e 4 même degré , toutes les autres étant à zéro , et voir quelles é les intensités des courants : Texpérience fit voir que les intensil étaient égales.

M. Becquerel a fait une vérification très remarquable des Mt bres relatifs au pouvoir thermo-électrique des métauK. On sait quand la température est la même dans toutes les parties d'un ci cuit composé de fils de différents métaux y le courant €st nul ; faut donc que la somme des nombres qui représentent Tin des courants, pris chacun avec leurs signes , soit égale à zéro : c'est à quoi les nombres trouvés satisfont parfaitement bien*

Prenons, par exemple , le circuit fer, platine , argent , coinii et affectons du signe -|« l'intensité du courant qui va à droite i tt désignant par Jj B^ C^Djles courants développés aux qMM soudures , on aura

A (fer, platine) J= 138,50 — !97,50 =3 86,00 B (platine, argent) = 97,50 — 107,50 = — 9,80 C (argent, cuivre) = 107,30 — 106,64 = 1,76 D (cuivre, fer) = 105,54 — 133,50 27,96

dont la somme est nulle.

1164. La chaleur peut aussi produire des courants dans des dP* cuits non métalliques $ d'après Nobili , deux cylindres d'argile à 2 à 3 pouces de longueur et de 3 à 4 lignes de diamètre, en oot* munication par une de leurs extrémités avec^un multiplicateur, it dont les deux autres sont mises en contact après qu'une d'elle a H chauffée au rouge, produbent un courant qui va de la partie froi^ à la partie chaude.

116it. Piles ther modelée triques. Si on forme un circuit feroi avec un grand nombre de fils ou de tiges de deux métaux soudéi alternativement bout à bout , et qu'on chauffe les soudures de nwf pairs ou impairs, les autres étant maintenues à une températtf* constante moins élevée , ou obtient des courants qui ^ pour la méi^

G0UEAVT3 THBEVO-iLVGTRIQUES. 361

snce de températore , ont des intensités qui augmentent avec nbre des éléments. Los premières piles thermo-électriques ont ustruites par MM. Fourieret OErsted. Lsifig. 715 représente >osition qu'ils ont employée : la pile est formée de barreaux de ith et d'antimoine ; les premiers portent à une de leurs extréun appendice que Ton peut plonger dans de la glace afin dé enir la soudure correspondante à une température peu dîfTéde 0^$ les autres soudures sont chauffées directement par des 9. Dans une pile à 6 éléments , en chauffant successivement ^, &... 6 soudures , ils ont obtenu des déviations de 9«; 13^,75; ; 22«;25%66;et28%66.

M. On peut disposer les piles d'une manière beaucoup plus ode, fondée sur la propriété que possèdent les courants therectriques de ne pas passer à travers l'eau ordinaire : on se .^déments ayant la forme de fer à cheval et on les soude latéent , de manière que toutes les soudures de rangs pairs soient ^téy et toutes les soudures de rangs impairs de l'autre ; alors *m plonger toutes les premières dans un seul vase renfermant glace on un mélange frigorifique , et toutes les autres dans un ^se renfermant de l'eau ou de l'huile chaude. Cette disposi- ^ très facile à exécuter avec des fils de fer et de cuivre. J'ai Onu que y dans une pile fer et cuivre de 100 éléments , Tin* ité du courant était proportionnelle aux nombres d'éléments , oteoDs à des températures différentes quand le circuit restait Nirs le même ; mais quand le circuit ne renferme que les élé^ Es dont on fait varier la température, l'intensité du courant lente dans un plus petit rapport que le nombre des éléments, 67. Lorsque les piles sont destinées à fonctionner sous l'ince du calorique rayonnant , on les construit avec les métaux la puissance thermo-électrique diffère le plus , avec des bart de bismuth et d'antimoine. On les soude de manière à leur ier la forme d'un zig-zag très serré , et on isole les barreaux us des autres avec du papier. C'est ainsi que sont construites lies des appareils de M. Melloni. Cette disposition présente de prandes difficultés dans l'éxecution , à cause des petites dimendes barreaux et de leur fragilité. Leur effet n'augmente pas iQcoup près porportionnellement au nombre des éléments , à î de l'accroissement de longueur du circuit. Nobili a imaginé ntnent de disposer les éléments en rayons : l'effet est plus

prompt, retendue de rorifice d'accès des rayons de chaleur ert beaucoup plus petite, et la pile se refroidit plus rapidement. .

ilG8. Mesure des températures parles courants themmk triques. Les circuits thermo-éleciriques peuvent être employa pour mesurer les hautes températures : il suffît pour cela de prendre deux flis métalliques d*un petit diamètre , formés dedeuioélaux peu différents relativement à leurs propriétés thermo-élecûi* ques, tels que le platine et le palladium , ou de platine inégaleoiat puriGé, tels que ceux qu'on dési{jne sous le nom de plaiioemon^ de platine dur, tordus par un de leurs bouts et dont les autrescQi' muniquent avec les extrémités d'un rhéomètre multiplicateur* tk maintient ces deux dernières jonctions à une température co# te, tandis que la première est plongée dans la source dontoniiA mesurer la température. L'aiguille du rhéomètre est déviée (fit tant plus que la température est plus élevée , mais suivanl dtfli encore inconnues.

1169. Oh peut se servir de la même disposition pour déteriniitf la température dans la mer ou dans la terre à une grande ^ fondeur ; mais il faut alors employer des métaux ayant une puissance thermo-électrique, tels que le fer ei le cuivre, et,pour80ii traire le circuit à l'influence des courants qui pourraient résuw du contact des fils avec les corps environnants, les deux fib^ vent être étamés sur toute leur longueur, recouverts de sA* goudronnés. On ne peut pas cependant se servir de ces appW pour observer la température à une très grande distance, ic*8 de la résistance que la grande longueur des fils oppose au nii ment de l'électricité ; au delà de i!»00 pieds , pour des fils dei limètre de diamètre , une variation de température de lO"* à U* peu sensible au rhéomètre.

1170. MM. Becquerel et Breschet ont employé la même sition pour mesurer la température des différents tissus des maux ; ils se sont servis d'aiguilles semblables à celles empl dans l'acuponcture, qui peuvent traverser la plupart deso sans altérer leurs fonctions ^ elles étaient formées de deux ai très minces , Tune d'acier, l'autre de cuivre , soudées par leurs extrémités , vernies dans toute leur étendue , et séparées le reste de leur longueur par une membrane très mince, ou dées bout à bout quand l'aiguille devait traverser le corps de en part $ les jonctions extérieures étaient maintendèâ à une

GOUaAlITS THEEMO-ÉLECTaïQUES. 253

rature constante au moyen d'un appareil de M. Sorel. On ne avait pas employer de la glace attendu que , la différence de fipérature étant trop grande , la déviation de Taiguille était trop asidérable.

1171. Les piles thermo-électriques peuvent être employées pour 2onnattre les variations de température produites dans un con* icteur traversé par un courant. Il suffit d'appliquer une des sonnes contre le conducteur, les autres étant à la température ordirire ; ou 9 de chaque côté du fil , deux soudures^séparées par une iCre intermédiaire. Cesf ainsi que M. Peltier a reconnu l'uniforde température d'un fil homogène d'un diamètre constant tra* par un courant hydro-électrique , et les variations de tempéqui se produisent au contact de deux métaux qui font partie circuit fermé , suivant le sens du courant et la natiu*e des mx (1113, 1119).

^II7S. actions chimiques produites par les courante thermo^ \mirique9. Gomme la tensioti des courants thermo-électriques est et faible , il faut employer des piles à un grand nombre d'éléflttls pour que le courant puisse passer même à travers les liqui- É les plus conducteurs. M. Botto, de Turin ^ avec une pile de méléments formés de fils de platine et de fer de 1 pouce de Ion* Ite et de 1/4 de millimètre de diamètre j en chauffant avec une ■qpe à esprit de vin les soudures paires ou impaires j est parvenu îUeoBiposer de l'eau acidulée : la décomposition était plus énerffÊd quand on faisait plonger des fils de cuivre dans Feau. M. leqnerel est parvenu à décomposer des sels par un seul élément, atine et cuivre , en fixant aux extrémités libres des fils de cuivre , ) zinc 9 d'étaiuy d'argent et de plomb , qu'il plongeait chacun ins une des branches d'un tube recourbé en U et rempli d'une ■solution saline, ayant pour base l'oxyde du même métal que les s immergés ; cette dernière condition étant indispensable pour 16 la décomposition ait lieu , il semblerait que les métaux facileent réductibles sont plus disposés à se précipiter sur les lames s même métal que sur d'autres métaux, en vertu de la force d'agrégation. Un circuit platine et fer ne produit point de décompo- Uon ; on n'en connaît point la cause.

254 ÉLEGTaiClTÉ BTIYAHIQUE.

§ X. Courafits produits par t électricité développée dam

le frottement»

1175. Uëleclricîlé développée par le frottement peut produi des courants jouissant de toutes les propriétés des courants prov^ nant des*aulres sources électriques. Nous avons rapporté|précé ment une expérience de M. Faraday (957), et une autre de WoU (961), qui prouvent que les courants provenant des machines él ques produisentdes actions chimiques. M. Arago avait reconnu quand un fil de cuivre est tourné en hélice, dont une des mités communique avec le sol, et dont Tautre, terminée en soutire l'électricité d'un conducteur, le courant aimante une placée dans l'intérieur de l'hélice. Mais M. Colladon est le qui soit parvenu à faire dévier une aiguille aimantée par le provenant d'une machine ou d'une batterie électrique.

Le multiplicateur pour les courants provenant de sources d loppant de l'électricité à haute tension doit être formé d'un fil cuivre doublement recouvert de soie et verni à la gomme laqi% afin d'éviter le passage direct de l'électricité dans les parties y(MÎ* nés des circonvolutions , et il doit faire un grand nombre de toBH: celui dont M. Colladon s'est servi avait 500 tours.

En mettant une des extrémités du fil en contact avec rarmareexlérieure d'une batterie chargée, et en approchant l'autre, qui était terminée en pointe, d'un conducteur communiquant avec raolw»mure , M. Colladon obtint une déviation qui était sensiblement constante pendant un certain temps, qui croissait lorsqu'on approchait la pointe du conducteur, et qui changeait de sens lorsqu'on alternait les extrémités du fil du multiplicateur. Eu mettant une desexiri" mités du fil en contact avec un des frottoirs d'une machine élecuique, et en approchant l'autre du conducteur, on obtient dément des déviations qui croissent à mesure que la distance de la poit^ au conducteur devient plus petite, et que la vitesse de rotation (1^ la machine augmente. Enfin , si on met les fils en communication avec les conducteurs positifs et négatifs d'une machine de Nairne» on obtient aussi une déviation permanente pour une vitesse coa- T stante. Avec une machine ordinaire , en mettant un seul coussin en contact avec une des extrémités du fil et l'autre en contact avec te conducteur, l'aiguille du multiplicateur est agitée dans tous les sens

u&Aim noDiriTS >ak l'iLVGT&icrrÉ ▲ haute tsksiov. S55 ne tension ëlectriqne positive. Cet eiïet provient probable^ de ce que les coussins ne commaniqaent entre eux que par inducteurs imparfaits.

'4. M. Colladon a employé le multiplicateur dont il s'était jans ces expériences pour reconnaître Téleetricité de Taimo- 3. Une extrémité du fil fut mise en communication avec la base paratonnerre isolé , l'autre avec une tige qui plongeait dans lits : dans les temps d'orage l'aiguille est dans un mouvement wel , chaque éclair est immédiatement suivi , quelquefois méëcédé , d'un changement subit dans le sens de la déviation , dément d'un accroissement de déviation. Depuis, M. Peltier is ces dernières expériences , et a obtenu les résultats sui- Pendant un temps d'orage un courant positif a constamment Vé le fil de bas en haut : ainsi , l'atmosphère était négative; 91e a éprouvé de grandes variations comprises entre 0^ et 50^, paraissaient coïncider avec le passage des nuages; quand la survint, elles devinrent moins considérables , et l'aiguille se inf entre 30« et 30^; quelques renversements eurent lieu, le le muliiplicateur communiquait avec l'atmosphère , non «r la tige du paratonnerre , mais par un fil de cuivre qui s*élett dessus du toit, M. Peltier pense que ces dernières déviations 9ii9kai d'une action voltaïque dont les gouttières et les tuyaux Uttent l'élément positif , et le fil de cuivre l'élément négatif ^ ■uriqnant entre eux par Teau qui mouillait la maison et le sol. * CûOadon a constaté que, dans les temps de pluie, la quantité etricité soutirée dans l'atmosphère par un arbre est très sensièit égale à celle qui est soutirée par une tige métallique de s hauteur et terminée par une pointe aiguë. 7tt. aimantation par les décharges électriques. Lorsqu'on asser à travers un fil droit la décharge d'une batterie électri« de petites aiguilles d'acier placées'perpendiculairement à la Gbn du fil sont aimantées ; on obtient un plus grand effet quand est tourné en spirale autour d'un tube de verre renfermant iHe. On avait pensé d'abord que l'aimantation par des dé- (èf électriques à travers un fil droit ou tourné en spirale avait IftDS le même sens que par les courants voltaïqnes; mais M. «y, qui a fait une étude spéciale de l'aimantation par des dé- [68 électriques , a découvert des phénomènes fort remaries. Lorsqu'on fait passer une décharge électrique à trami fil droil au dessons duquel se trouvent placées des

256 ÉLECTRICITÉ DTHAHIQUl.

aiguilles égales, transversalement et sur un plan incliné ^ deiu-

nière que la distance des aiguilles au fil soit croissante , lesaigoiis

ne sont pas toujours toutes aimantées dans le même sens; l'e»*

stence et le nombre des changements de signe dans raimantatioB,

ainsi que la distance à laquelle se trouve Faiguille qui possède l{

maximum d*aimaniation, quand toutes sont aimantées dans le

sens, dépendent du diamètre du fil , de sa longueur, denoteiflii'

des décharges et de la trempe des aiguilles. L'aimantation danb

hélices, itoujours par lesdéchapges de batteries, varie en mlmSii'

en direction avec Fintensité des décharges, le diamètre et le pifi-j

rhélice , avec sa longueur, quand elle n*est pas très granèft

rapport à celle de Taiguille , et enfin avec la nature et TépÉi

des substances qui enveloppent les aiguilles. L'aimantation

courants voltaïques présente des phénomènes analogues )

seulement quand la conductibilité de la pile est très faible.

par exemple , une pile de 20 éléments a produit des aiœani

opposées quand elle était montée avec un liquide très bon coi

leur ou faiblement conducteur. D'après des recherches plus ri

de M. Llambias, il paraîtrait que des décharges électriques é|

successives n'agissent pas toujours de la même manière suranei

aiguille , qu'elles sont tantôt dans un sens , tantôt dans nn

Les lois et les causes de ces phénomènes singuliers sont (Xitf]

tement inconnues.

§ XL Electricité développée dans les actions chimif^

1176. Electricité dégagée par la combustion. Si on quelques centimètres au dessous du plateau supérieur d'uii< sateurun cylindre de charbon {fig. 715 A) communiquant sol , en allumant le charbon à sa partie supérieure , la d'acide carbonique qui s'élève transmet au plateau de l'éh positivejsi on place le charbon sur le plateau supérieur (/î^.71 par sa combustion le plateau se charge d'électricité né( ainsi , dans la combustion du charbon , l'acide carbonii charge d'électricité positive' et le charbon d'électricité n< Le même efiet se produit dans la combustion de l'hydrogj faisant dégager ce gaz à l'extrémité d'un tube métallique h communiquant avec un des plateaux du condensateur, ce se charge d'électricité négative (M. Pouillet ) .

1177. Électricité dégagée dans la décomposition des

SLEGT&ICrré DiTELOPPÉl DÂ9S LES ACTIOITS CHIMIQUES. 257

n des éléments est volatil. Si on sonde an plateau supérieur )Ddensateury et dans le même plan, une lame de cuivre destiuipporler à son extrémité un petit creuset de platine, en verms le creuset incandescent de l'eau distillée, le condensateur |ue rien; les acides sulfuriques, nitriques et acétiques se rtent de la même manière. Avec des dissolutions de chaux , ntîane ou d'une autre base fixe, le creuset prend Félectricité 6; avec des dissolutions de gaz, d'acides et de la plupart des t creuset prend Télectricité négative. Quand le creuset renfer-

sels décomposables dont un des éléments est fixe , les bases »t l'électricité positive et les acides l'électricité négative, l'on emploie un creuset de fer, et qu'on y verse quelques i d'eau distillée, le creuset se charge d'électricité négative : ^ cas , l'efTet de l'évaporation est nul; mais le métal, en s'oxy- « charge d'électricité négative.

;énéral , quand on projette dans un creuset incandescent un ^ volatil capable d'attaquer le métal du creuset, ce dernier se t toujours d'électricité négative.

après avoir placé sur le plateau du condensateur une capsule àtine remplie d'acide sulfurique , on y plonge une lame de le condensateur indique que l'acide se charge d'électricité ^e. En employant de l'acide étendu, l'action chimique est ^up plus grande , et cependant le condensateur ne se charge

H. de Larive explique cette différence par la grande conduct^ de l'acide étendu , qui permet aux deux électricités déve* ^ de se recombiner immédiatement, employant des capsules de difTérents métaux remplies de dif- ^ liquides , et y plongeant des lames métalliques de différente 3, M. Becquerel a obtenu les résultats suivants : |C une capsule de platine renfermant de l'acide sulfurique Qtré ou étendu , ou une dissolution de potasse , des lames l'argent , de cuivre , de fer, de plomb et de zinc ont toujours

à la capsule l'électricité positive.

iC une capsule de cuivre renfermant de l'acide sulfurique coni'j des lames d'or, d'argent, de platine , de fer, de plomb et ic ont donné à la capsule les électricités — , — , — , 0, 0, — . ployant de l'acide sulfurique étendu, avec les mêmes métaux, snle a pris les états électriques suivants : — , — , — ,+, — ,+• , avec une dissolution de potasse, il n'y a eu de différence Mir le plomb, qui n'a pas produit d'électricité appréciable. [. 17

258 ÉLECTEIClTé DTNàHIQUS.

Si on admet que rélectriehé ne se dégage que dans TactioDciii' mique , tons les eflets produits en employant des capsules depbtine proviennent de Taction des lames métalliques plongées dao^^ liquides , et , quand onr emploie des capsules de cuÎTre, de U^^ rence des eiïets produits sur les métaux ; mais , si on admet 4^^ ^ ait de Télectricité développée dans le contact sans action cK^^^^J tous les eiïets obtenus résultent de la diiïérence des actiot^^^ quide sur les deux métaux. j

Dans les phénomènes où un seul corps reste en c^^^\!Z cation avec Télectroscope , il ne peut y avoir aucune ît^^^ sur la nature de l'électricité dont les deux corps se son ^ dans Taclion chimique qui a accompagné la séparatiocr:===^ * n'en est pas de même quand on veut déterminer les é^^ dont se Chargent les corps par leur action réciproque lors partie d'un circuit électrique : car, de quelque manière q prenne, il y aura, de chaque côté, des corps qui agissent les.

les autres, d'autres qui seront de nature différente; il y av^ ^ jours au moins trois contacts entre des corps de nature ^'^ ^

et par conséquent incertitude complète sur la participatioi^^^ cun à l'effet observé. Les physiciens qui ont adopté Topio^^^ les eiïets voltaïques ne résultent que des actions chimique ^ alors à considérer que les contacts qui sont accompagnés <p ^ chimique , et l'incertitude cesse , du moins dans beaucoup • ^ ^ous nous contenterons de décrire quelques expériences fiecqu^el pour faire comprendre le mode d'expériences qu'à' ployé , et nous donnerons les conséquences auxquelles il a «duit.

1178. Pour observer les actions des dissolutions salines sur les autres, M. Becquerel emploie quatre capsules, ^, /^v (/?^.i76), lu premièrii et la dernière en platine, la secoDcA^< troisième en porcelaine. Supposons que les capsules extrém^tf deuxième renferment de l'acide nitrique , la troisième une tion alcaline ; que la première et la deuxième , ainsi que la me et la quatrième , communiquent par des tubes recourbés d'eau , et la deuxième et la troisième par une mèche d'amiM on met les capsules A ^\D en communication avec les ex< d'un multiplicateur par des fils dé platine, il se produit on dansje sens DA à travers les liqni(]^. Dans cette expérience, b tie du circuit qui n'est pas symétrique est ainsi composée .* €(0h Sîy 0ati.M. Becquerel admet que , les actions de Teai sor I"^^!

LSCTRIGITÉ DiVBLOFFiE DàlTS LES ACTIONS CHIMIQUES. 259

*alcalî étant plas Taibles que l'action de Facide sur Talcali , : considérer celte dernière action comme remportant sur les , et par conséquent le courant comme résultant de l'action ne de ces deux substances, dans laquelle l'acide prend à l'alcali icité positive. Ces déductions sont bien peu rigoureuses. 1 prend deux capsules de porcelaine A eiB {fig. 717), remune d'acide, Taulre d'une dissolution alcaline , et réunies le mèche d'amiante , en y plongeant les extrémités de platine la muliiplicaieur, on trouve, comme précédemment, que le t indique que Facide prend à la dissolution alcaline Félectrisitive ; mais dans cette conclusion on suppose qu'il n'y a 'électricité développée par le contact du platine et de chaes dissolutions. j

becquerel emploie encore une autre méthode : il fixe à une

rémités du multiplicateur une cuiller en platine, qu'il rem-

ane des dissolutions ; il plonge une tige en platine fixée à

extrémité dans Fautre liquide, et ensuite dans celui de la

expériences ont conduit M. Becquerel à admettre que les étaient positifs par rapport aux bases et à Feau, que Feaa Mitive par rapport aux bases salines, et que, dans les combin et les décompositions des corps , les mêmes éléments se «tient d'électricités contraires.

8. Quantité d'électricité dégagée dans les actions chimie D'après M. Faraday, un grain d'eau acidulée exige pour sa position un courant électrique continu pendant 3' /i5', suffi- >ur maintenir à la chaleur ronge, dans l'air, pendant le même I un fil de platine de 1/10/i de pouce de diamètre; et pour opérer décomposition il faudrait employer une pile à plaques de zinc pimé , dans laquelle la quantité de zinc dissoute par chaque !Dt serait égale à 3,56 grains. Quelle immense quantité d'écité développée par la dissolution d'une si petite quantité de quand on considère Fénormité de la vitesse I M. de Larive s que la quantité d'électricité développée par la dissolution {ramme de zinc dépasse celle qui se dégage dans les plus vion)ups de foudre.

)0. Influence du contact de deux métaux sur Faction chi^ 9 exercée par Fun d'eux sur un liquide. Lorsque deux corps liques sont en contact, et plongés dans un liquide, les effets ques qu'ils éprouvent sont bien différents de ceux que chaque

260 ÉLBGT&IGITÉ DTITÂMIQUB.

métal éprouverait s*îls étaient isolés , parce qu'alors les deux mitaux et le liquide forment une véritable pile : l'un des métaux eit attaqué par les éléments acides résultant de la décomposition (li|j liquide, et sur Tautre viennent se déposer les bases des selsetllf' drogène. Davy avait imaginé de préserver le doublage en mm des vaisseaux avec de petites quantités de zinc, de fer ou deibo^ mises en contact avec le cuivre : le métal est en effet préseffé; mais il se dépose sur le cuivre du carbonate de chaux , desselsik magnésie; les plantes et certains animaux s'y attachent, et oeUt croûte extérieure ralentit la marche du navire.

1181. Effet produit dans les actions capillaires. Une cdsr l de platine remplie d'acide nitrique concentré est fixée à Ïe\w0 | du fil d*un multiplicateur; à Tautre ex^émité se trouve on Sk | platine supportant un morceau d'épongé de platine. En ploD^ l| l'éponge dans l'acide il se produit un courant qui va de Tépoofiei m liquide , comme si l'éponge avait pris au liquide réleclriciléu^L tive ; mais bientôt un courant en sens contraire se développe f<^l|, tinue quelque temps, diminue et disparaît. Avec de l'acide niin^L étendu de la moitié de son poids d'eau, on observe que lèp'^l^ mier courant, après avoir duré quelques instants, s'affûWli disparaît. En employant de l'acide hydro-chlorique cooceotri) les effets sont inverses de ceux que présente l'acide nitrique dfr centré. Lorsqu'on retire Téponge de l'acide nitrique conceflttif^ qu'après l'avoir chaulïée légèrement on la plonge de nouveaï^ l'acide, le courant va de l'acide à l'éponge, et persévère daf^ direction jusqu'à ce que Fégalité de température soit étabfi^^ dernier effet , qui est bien le résultat de la différence de teiD| ture , explique le courant secondaire dans la première expéi mais le courant primitif, et les circonstances particulières qsi^ sentent l'acide nitrique étendu et l'acide hydro-chlorique, sans explication (M. Becquerel).

§ XII. Conductibilité.

1182. Fitesse des courants. En établissant lacommanif entre les deux pôles d'une pile au moyen d'un fil de cuivre de pieds de long , et plaç^mt une aiguille aimantée en un point conque du fil, on n'a pu observer aucun intervalle de temps ciable entre l'instant de la fermeture du circuit et l'ébranlei Faiguille : ainsi , l'électricité se meut avec june grande vitesse i

goudugtibilité. 261

rps conducteurs ; on ne sait pas si cette vitesse varie avec la î des corps, et, pour chacun d eux, avec la nature de la source ique.

^. Egalité Jt action dang les points du circuit. Lorsqu'un at électrique est établi , le courant a la même intensité dans » points du circuit , qu*il soit formé avec un seul fil métalliun même diamètre ou de diamètre variable , on avec des fils férents métaux , ou avec des corps solides et liquides de forme nature quelconque. Il en est alors de l'électricité comme de lement d'un fluide par un canal de forme quelconque , par e section il passe à chaque instant la même quantité de

tÂ. Egalité d! action dans les points de la section d'un con^ êr. Dans un circuit quelconque , l'électricité ne se porte point irface des conducteurs comme l'électricité en repos ; le cous propage uniformément à travers les conducteurs. C'est ce suite des expériences que nous allons rapporter. Un fil méle d'une certaine longueur communiquant avec les extrémités pile agit de la même manière sur une aiguille aimantée qu'un re quelconque de fils de même longueur dont la somme dessec- 'M égale à la sienne. Si on prend une plaque de cuivre mince, i&wple de 0",15 de longueur et de 0«,05 de largeur, dont KtréBtttés communiquent avec une pile, et si on applique sur ^phqœ , en deux points dirigés suivant sa longueur, les deux hrités d'un rhéomètre multiplicateur très sensible , on obtient Ws la même déviation , quelle que soit la position des points Nttact. Ainsi, la plaque peut être considérée comme parcourue les courants élémentaires parallèles et égaux. C'est sur ce fait lOQs avons établi la construction des rhéomètres, dans lesquels itensités des courants sont proportionnelles aux tangentes des itions ( p. 206 ).

Bit. Influence de la longueur et de la section d'un fil con^ mrsur l'intensité du courant qu'il transmet. L'influence de tion et de la longueur d'un fil conducteur ont d'abord été dé* nées par H. Davy. Voici la méthode qu'il a employée. Concenne pile de Wollaston formée d'un grand nombre d'éléments [ëe dans de l'eau faiblement acidulée , afin qu'elle conserve temps son énergie ; supposons que deux fils communiquant les pôles plongent dans un vase pour décomposer de l'eau liée : si en même temps on fait communiquer les p6les par un métsl, «0! partie du courarïnt passera par ce fil , aile moio'^

262 ÉLECTRICITÉ DT5AMIQUB.

dre partie passera a travers Teau , et la décompositioa de cet- jfa quide se fera avec moins d'intensité. On conçoit alors qu'on petf faire varier la longueur et le diamètre du fil conductenr de vt nière que tout phénomène chimique cesse : la pile est alors déchargée , du moins sous le rapport des effets chimiqaes. Si oi suppose les quantités d'électricité produites par les piles propoptionnelles aux nombres des éléments , et çn comparant les higueurs et les sections des fils de même nature qui déchargeât ds piles renfermant des nombres diflërents d'éléments » Davy estfi^ venu à établir ces deux lois générales : la coftdtictibiU eit isf<^ son inversé de la langueur du fil, et proportionnelle à safé^ Et , en comparant les nombres de couples que déchargent iA^ de même longueur, de même diamètre et de différente natnifti^ k même physicien a obtenu les conductibilités relatives de cesesqiil^ que nous donnerons plus loin. |'

1186. Plus tard , M. Becquerel est parvenu aux mêmes lats par un moyen plus exact. Concevons deux fils de mémeUr ture j de même longueur et de même diamètre , enroulés en Mi contraire sur le cadre d'un multiplica'.eur ; les quatre extréniA des fils plongent dans quatre capsules pleines de mercure, queiNi désignerons par n et/?, et n' et/»'. Supposons maintenant qrti des pôles d'une pile quelconque soit mis en communication para fils identiques avec les capsules n et n', et que l'autre pôteciimunique de la même manière avec les capsules p et p': les coM* qui parcourront le multiplicateur seront égaux et l'action sorM* guille sera nulle. Mais si on fait communiquer les capsules «iit'» ainsi que les capsules/» et//, par des fils conducteurs non iden l'aiguille du multiplicateur ne sera immobile qu'autant que ces fils auront la même faculté conductrice. On trouve ainsi qa'tf de cuivre conduit autant que deux fils de même diamètre longueur double, ou que trois fils de même diamètre d'une gueur triple ; d'où résultent les deux lois trouvées par Davy prenant des fils de même diamètre, de diiïérente nature, et£ varier leur longueur jusqu'à ce que l'aiguille reste stationnairci conductibilité des substances dont les fils sont formés est évi ment en raison inverse des longueurs de ces fils.

1187. Plusieurs physiciens , en employant des sources él ques différentes, et en faisant varier la longueur des fils, avai trouvé que les intensités des courants suivaient des lois dW rentes et qui dépendaient de la nature de la source : afosi ^ 1^ fluence d'un accroissement de longueur du fil pour une BoaK*

GOJCDUCTIBILITB.

no-étectriqae était beanconp plus grande qae pour une pile t>-ëleclriqiie , ec d'autant plus que la pile renfermait un plus id nombre d'éléments ; et on regardait par conséquent les lois t conductibilité comme variables avec la naiure des sources.

I des expériences précises de M. Pouiliet ont fait voir qu'il n'en pas ainsi. M. Pouiliet a constaté que, pour une même pile , et même fil , dont on fait seulement varier la longueur, l'intensité piétique du courant est en raison inverse de la longueur du ingmentée d'une quantité constante, qui représente la résistance

II pile estimée en longueur du fil , et qui par conséquent varie 6 là section et la nature du fil. Il résulte de cette loi 1* que la ne des actions magnétiques du circuit est constante , puisque Migueur du circuit compense toujours la variation d'intensité ; M l'influence de Taccroissement de longueur du fil sur l'intensité oorant est d'autant plus petite que la conductibilité de la pile >lns petite. A insî elle sera très grande pour les sources thermotriques , et très faible pour les piles hydro-électriques, et d'au* plus qu'elles contiendront un plus grand nombre d'éléments, st lois découvertes par M. Pouiliet s^accordent très bien avec de Davy, car toutes les parties du .circuit suivent bien la loi lATy; mais pour les constater il fallait on faire intervenir l'inee de la totalité du circuit , si on faisait varier l'iniensitc du kÉH , ou rendre le courant constant par la méthode de M. Bec- If, et ne considérer alors que les parties variables du circuit. M8. Rapport de eanduetibilité des méiaus. Le tableau sni*renferme les résultats obtenus par différents physiciens.

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