‹ Traité élémentaire de Physique (volume 3)Chapitre 3 sur 63 · MÉTHODE DE LA SIMPLE TOUCHE · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE LA SIMPLE TOUCHE

rée ne perd pas cependanl instantanément son excès de fluide, elle reste quelquefois plusieurs mois avant de revenir au point de saturation.

Pour reconnaître si une aiguille est aimantée à saturation , il faut Taimanter de nouveau dans le même sens , avec des aimants plus forts : si elle acquiert une puissance magnétique plus grande que celle quelle avait d*abord, elle n'était point aimantée à saturation ; mais si elle ne prend qu un faible accroissement de magnétisme , et si elle le perd avec le temps , ce sera une preuve qu'elle avait d'abord été aimantée à saturation.

827. Méthode de la simple touche. Lorsqu'on met le pôle d'un aimant en contact avec l'extrémité d'un barreau d'acier {fig. 471), il se manifeste au point A un pôle contraire à celui de l'aimant , et si le barreau est très petit et très court , l'aimant étant très puissant, l'extrémité B acquerra un pôle contraire à celui du point A. En effet, le barreau étant supposé très court et l'aimant très puissant, la décomposition du fluide magnétique aura lieu dans tous les éléments du barreau d'acier ; et , par l'action réciproque de tous les pôles élémentaires , il se développera des pôles opposés aux extrémités. Dans les circonstances dont nous venons de parler, le barreau sera fortement ahnanté , et il le sera à saturation si , par l'action de l'aimant star l'élément magnétique du barreau le plus éloigné , il peut se faire une décomposition plus grande que celle qui peut être maintenue par la force coercitive. Mais si la décomposition sur rélément le plus éloigné est plus petite que celle qui peut subsister, l'aiguille ne sera pas aimantée à saturation, et il est facile de voir que la ligne neutre se rapprochera dujpoint qui a été en contact avec l'aimant, et que les deux pôles n'auront pas des positions symétriques. Et, si le barreau a une certaine longueur, etsurtouts'il possède une grande force coercitive, l'influence directe du pôle de l'aimant ne se manifestera que sur une certaine partie AC(Jig. 472), qui se terminera au point où son action sera égale à la force coercitive; au delà le barreau ne présentera aucun indice de magnétisme.

Si on touchait avec un des pôles de l'aimant un point quelconque du barreau d'acier, on y développerait un pôle, et de chaque côté y à une distance plus ou moins considérable , des pôles de nature contraire : ainsi on pourra produire par un simple contact un point conséquent en un point quelconque d'un barreau. Dans les barreaux qui renferment des points conséquents, les fluides m^gnéti-

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qaes sont disposés de la même manière qae dans des barreaux ayant ponr longueur les distances des points conséquenis et qui seraient çéunis par les pôles du même nom.

82ft. Une méthode, qui paraît préférable à la première, consiste à faire glisser le pôle d'un aimant sur un barreau d*acier ; dans chacune de ses (k)sitionS| il attire le magnétisme de nom contraire et repousse Tautre : par conséquent , dans son mouvement il fait taccessivem^it passer chaque point du barreau par deux étals magnétiques différents 9 et lorsqu'il a quitté le barreau, la dernière extrémité touchée a un pôle de nom contraire à celui de Faimant , et la pi^emièfe a un pôle de même nom.

Pour se rendre compte de l'eflet produit par cette méthode , considérons d'abord le barreau lorsqu'il touche l'aimant par une de ses extrémités {fig. 673) : le barreau acquiert d'abord deux pôles a et & comme par la méthode du simple contact; mais à mesure que l'aimant glisse sur le barreau , il change la nature de l'aimantation qu'il avait donnée d'abord. En effet, considérons le barreau lorsqu'il est touché au point/» par l'aimant (Jig. kl h) : au point /i se trouve un point conséquent ; la partie /»r est chargée de fluide austral, je suppK)se^ ainsi que la partie /»# ; et en mr ainsi qu'en sn se trouve le fluide boréal ; mais à mesure que le point jb avance vers n, Féiat ioagnétique de la partie jtir change, le point r avance, le point s recale , et quand le barreau est arrivé à l'extrémité h , le point r «st £|u milieu du barreau , et les extrémités met n possèdent des pôles contraires. On voit d'après cela que le développement de magnétisme dans chaque élément, occasionné par l'influence à dislanee de l'aimant et par le contact , change de signe , et varie contîtinuellement d'intensité pendant le mouvement. Il résulte 3e là que des frictions réitérées n'augmenteraient pas l'aimantation si elles avaient lieu sur les mêmes files de molécules , parce que chacune détruirait l'état magnétique produit par la précédente. Il résulte aussi de là que, si, après avoir aimanté un barreau avec un aimant puissant-, on passe stir ce barreau un aimant plus faible , ce dernier, au lieu d'augmenter l'état magnétique du barreau, le diminue à chaque friction , et finirait par le réduire à ce qu'il aurait été si le barreau n'eût été aimanté que par lui, parce que ce dernier tend d'abord à détruire, par le contact avec chaque élément, Tétât magnétique qui avait été produit par le premier. Il résulte aussi de ce qui précède que la méthode en question est peu supérieure à celle dont nous avons parlé d'abord , et qui consiste

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