ACCIDENTS DE LA VUE
ase du cône. On conçoit alors que des figures tracées sur une irface changent complètement avec la position de Tœil^ et que, si Q traçait sur un mur une figure régulière vue d'un point voisin de sa irface et très éloigné, cette figure pour Tœil placé en face pourrait :re très déformée. Ces figures portent le nom d'anamorphoses. 1301. Accidents de la vue. La distance de la vue distincte n'est us la même chez tous les individus. Avec l'âge, la partie aniérieure 3 l'œil s'aplatit , et par conséquent la convergence des rayons luineux diminue ; il faut alors , pour que les rayons forment leur yer sur la rétine , que la divergence des rayons qui arrivent à ^1 soit très petiie , et par conséquent que les objets soient éloilés. Cet état de l'œil a reçu le nom de presbytisme; on y remé-* iç en fixant devant l'œil une lentille convergente : car , la diverînce des rayons étant diminuée par l'interposition de la lentille , lOt se passe comme si- les rayons partaient de plus loin. On ren- (>&tre souvent et dans tous les âges le défaut opposé, qu'on désine. sous le nom de myopisme; la cornée transparente étant trop ^▼exe, les rayons deviennent trop convergents, les foyers des bjets éloignés se forment en avant de la rétine , et la vision est tmfuse. On obvie à cet inconvénient en plaçant devant l'œil une ttitille divergente : la divergence des rayons incidents se trouve lors augmentée , et tout se passe comme si l'objet était plus rapiDché. Pendant long- temps on a uniquement employé des verres i-convexes ou bi-concaves ; mais Wollaston a proposé l'usage des ftrres concaves-convexes (2"" lentilles des fig. 753 et 754 ), afin Ib distinguer plus nettement les objets placés très obliquement : our cet usage , ces verres portent le nom de pMscopiques. Dans Db lentilles périscopiques le champ est augmenté ; mais les aberétions de sphéricité et de réfrangibilité sont plus grandes.
liOrsqu^on connaît la distance delà Tue distincte d^un presbyte ou d'un myope, 11
ft très facile de déterminer les foyers des lentilles convergentes ou divergentes qui
^ conviennent. En effet, désignons par a la distance de la vue distincte ordinaire,
t par b la distance de la vue distincte du presbyte ou du myope, et par x la distance
icale principale de la lentille.
Dans le premier cas , la lentiUe doit être convergente, et un objet placé à la di«
aihce a doit faire son foyer à là distance 6 ; nous avons alors entre les quantités a,
et op^ la relation
i i i ^, ^ ab
Ims cette formule nous avons changé le signe de ^, parce que les deux foyers conju« «es sont du même côté de la lentiUe)» Par exemple, si la distance de la vue distincte
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du presbyte était de 30 pouces , la distance de la nsion distincte ordinaire étant ée j pouces, on aurait
ao>Oo
30—10 Dans le cas du myopisrae , en conservant la même notation , non» aurons
1,11 ab
— T + - =* ; d'où X
Ai
1302. On rencontre chez quelques individus une aiïection gulière de la rétine, qui consiste dans l'inaptitude à percevoir talnes couleurs y et principalement le rou{;e. Je citerai deux fi que j'ai eu l'occasion d'observer, et dont l'un était élève de \ ceniiale. Ayant tracé sur du papier des teintes de différentes leurs numérotées, je demandai successivement à chacun d'em numéros des teintes qui leur paraissaient identiques , ou du qui ne différaient que par l'intensité. Les jugements des deux fi furent les mêmes ; pour eux, le carmin , le violet et le bleu é des couleurs identiques , et ils confondaient complètement le ge du peroxyde de fer avec le vert, le rouge -garance des Ions des troupes avec le vert des arbres; le jaune était une leur bien distincte, d'un grand éclat. Ces faits s'expliquent ment en admettant que ces jeunes gens ne voyaient pas le ge ; pour eux les objets devaient se présenter sous le même que quand nous regardons à travers un verre vert.
1503. Wollaston et M. Arago ont éprouvé à plusieurs une anomalie passagère fort singulière dans la vision. Bs voyaient que la moitié des objets, toujours une moitié séparée l'autre par un plan vertical , et la même moitié avec chaque mais tantôt te côté droit, tantôt le côté gauche. Wollaston ad de là que c'était le même nerf qui s'épaïiouissait dans les droites de chacune des deux rétines, et le même qui en formait h parties gauches.
§ tn. Appareils et inêtrumenU d'optique.
1504. Miroirs plans. Nous avons dît que, quand un point li* mineux envoie des rayons sur un miroir plan , tous les rayons fi* fléchis prolongés passent par un point situé derrière le aûrotr <*