‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 102 sur 129 · POLARISATION PAR DOUBLE RÉFRACTION · texte numérisé non relu

POLARISATION PAR DOUBLE RÉFRACTION

Tintensité de la lamièire d'une des deux images qnand l'autre est évanouie ^ on aura

0 => I co6*i, et E — I sin*«.

1478. On peut encore faire l'expérience à Taide de deux rhomboïdes de chaux carbonatée superposés; les deux rayons qui sortent du premier étant polarisés dans le plan de la section principale et dans un plan perpendicutaire; on devra observer, dans les quatre images que l'on aperçoit à travers le deuxième rhomboïde , des variatiotas d'intensité qu'il serait facile de prévoir d'après ce qui précède 9 mais que nous devons Cependanl décrire avec détail.

Si Ton superpose deux rhomboïdes ^ et que l'on observe les images d'un point extérieur, on remarque que le ra^on ordinaire du premier cristal se divise en général en deux autres, l'un ordinaire, lautre extraordinaire, qui ont la même intensité quand la section principale du deuxième cristal M% avec celle du premier un angle de 45*; pour toutes les autres positions, les images ont des intensités inégales; lorsque les sections principales sont parallèles, le rayon extraordinaire s'évanouit, et quand elles sont perpendiculaires y c*est le rayon ordinaire. Le faisceau extraordinaire sorti du premier cristal présente, en traversant le second, des effets in* verses : son ima<:e ordinaire devient nulle quand les sections sont parallèles ; elle atteint, au contraire, son maximum quand les sec* tions principales sont perpendiculaires : c'est alors son image extrarordinaire qui disparaît. Les deux images qui disparaissent ne viennent point se confondre avec les autres; on les voit s*éteindre peu à peu à mesure qOe léis autres augmentent d'intensité. En résumé , chaque faisceau en passant dans le second cristal se divise en deux faisceaux qui ont une égale intensité quand les sections principales font un angle de 45*> et n*éprouve qu'un seul mode de rérraction lorsque les sections principales sont parallèles ou perpendiculaires : cette nouvelle réfraction est de même nature dans le premier cas cl de nature contraire dans le second.

On peut facilement vérifier ces faits en regardant un point noir tracé sur un papier blanc, à travers deux rhomboïdes dont on teut varier l'angle fbrmé par les sections principales; mds, comme il est très-difficile de se procurer des cristaux assez épais pour que les images soient suffisamment écartées, en même temps . bien transparents, et dont les suifeu^es soient assois polies pour qu'il y ait peu de lumière {Mrdde par fat iréllexfon, i! est pins

tement polarisé ^ il faut que la pile soit traversée très-obliquement par la lumière.

1477. Polarisation par double réfraction. Supposons qu'on rayon de lumière , après avoir traversé perpendiculairement un rhomboïde de chaux c^rbonatée, soit reçu par une glace, de manière que l'angle de réflexion soit égal à 35* 25'| et que le plan de réflexion soit d'abord parallèle à la section principale du cristal, on ne verra par réflexion qu'une seule image, et ce sera l'image onlinaire; si, au contraire, le plan de réflexion est perpendiculaire à la section principale , on n'apercevra encore qu'une seule image : ce sera celle du rayon extraordinaire. Ainsi les deux faisceaux se comportent comme s'ils avaient été polarisés par le cristal , le rayon ordinaire suivant la section principale, le rayon extraordinaire perpendiculairement à cette section. Les phénomènes seraient encore les mêmes si l'on recevait les deux rayons sur une pile de glace : si le plan d'incidence des rayons est parallèle à la section principale, on n'aperçoit que limage extraordinaire, et quand le plan d'incidence est perpendiculaire à la section principale, c'est, au contraire, l'image ordinaire qui est visible.

On peut faire l'expérience d'une manière inverse, plus facile à répéter, parce qu'elle n'exige pas que le cristal soil aussi parfait. On polarise un rayon de lumière sur le miroir jl' de l'appareil fig. 8G9j et l'on place en avant un limbe circulaire perpendiculaire à Taxe, au centre duquel se trouve une douille renfermant un cristal de chaux carbonatée perpendiculaire à l'axe du tuyau : en regardant à travers le cristal le ra\on polarise, on n'aperçoit que limage ordinaire quand la section principale est parallèle au plan de polarisation du rayon j mais, si l'on fait tourner le cristal d'une manière continue, limage extraordinaire paraît, son éclat va en croissant, tandis que celle de l'autre va en diminuant ; et quand la section principale est pcrpciidiculaire au plan primitif de polarisation, limage ordinaire a disparu et limage extraordinaire a le plus grand éclat 5 si l'on continue le mouvement, l'image ordinaire reparaît, son éclat augmente, tandis que l'autre diminue, et ainsi de suite.

En partant de l'hypothèse de Malus, dont nous avons parié précédemment, et en désignant par 0 et E les intensités des images ordinaire et extraordinaire, par i l'angle de la section principale du rhomboïde et du plan primitif de polarisation , et par I

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