‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 123 sur 129 · SYSTÈME DES ONDUL. COLORATION DE LA LUMIÈRE POLAR. 06S · texte numérisé non relu

SYSTÈME DES ONDUL. COLORATION DE LA LUMIÈRE POLAR. 06S

sîblo à cause de la grande épaisseur des rhomboïdes. Cependant , comme nous l'avons déjà vu , ces rayons ne produisent pas do frangées , parce qolls sont polarisés dans doux plans rectangulaires ; ninis si t*on reçoit la lumière à travers un troisième rhomboïde , les rayons étant ramenés à un même plan de polarisation , on aperçoit deux systèmes de franges. Chacun d^eui est polarisé , l'un dans le plan de la section principale du deuiième rhomboïde, Tautre dans un plan perpendiculaire , comme il est facile de s*en assurer en faisant tourner la section principale du troisième rhomboïde : une des images disparait lorsque cette section principale est parallèle ou perpendiculaire i celle du second. Supposons que la section principale du troisième rhomboïde soit fixée à 45* sur celle des deux premiers, c'est-à-dire parallèlement au plan primitif, circonstance qui produit les franges les plus brillantes , parce qu'alors chacun des deux faisceaux sortant du deuxième rhomboïde se partage également entre les images ordinaire et extraordinaire. Considérons maintenant les points correspondants des deux groupes de franges , et d*abord ceux qui en occupent le centre et qui répondent i den chemins égaux parcoitrus par les deux faisceaux : il est brillant dans l'image ordinaire , et noir dans Timage extraordinaire. Si Ton fait tourner la section principale du rhomboïde, la lumière reparaît graduellement au ceutre des franges de Tirnage extraordinaire et s'affaiblit en même temps au centre de l'autre. Les intensités sont égales quand la section principale du rhomboïde fait un angle de 45® aTOC le plan primitif de polarisation , et le centre de l'image ordinaire devient complètement . obscur quand la section principale est perpendiculaire au plan primitif. Ainsi la réunion des lumières qui forment les centres des images présente toutes les propriétés d'une polarisation complète suivant le plan horizontal. Si Ton considère maintenant les points qui correspondent à une différence de chemin d'un quart d'ondulation dans la marche des faisceaux, on connaîtra qu'ils conservent toujours les mêmes intensités dans les deux images quand on fait tourner le rhomboïde , et que la lumière se comporte comme si elle était complètement dépolarisée. Si l'on passe aux points qui répondent i une différence de marche d'une demi-ondulation , ils sont complètement noirs dans l'image ordinaire et brillants dans l'image extraordinaire lorsque la section principale du rhomboïde est horizontale ; et quand elle est verticale, c'est le contraire qui a lieu : ainsi la lumière totale de ces points est polarisée verticalement. Eu continuant à parcourir les divers points d'interférence des deui faisceaux lumineux , on trouve que la réunion de leur lumière est polarisée suivant le plan horizontal , c'est-à-dire parallèlement au plan primitif de polarisation , quand leur différence de marche est nulle ou égale à un nombre pair de demi-longueurs d'ondulation , et que la lumière totale est polarisée suivant le plan vertical , qui est ici l'azimut %i quand la différence de marche est égale h un nombre impair de demi-ondulations , et qu'enfin dans tous les points intermédiaires la polarisation n^est que partielle , e*6st-4-dire que pour une position quelconque de la section principale du rhomboïde , aucune des deux images ne disparait.

Si , en laissant toujours les sections principales des deux premiers rhomboïdes perpendiculaires entre elles , on fait varier l'inelinaison des sections principdes sur le plan primitif de polarisation daaa ^ positions du

(ft<U UINIÈBF..

système , les lignes des franges qui n'poiulent k une diiTêreoce de d*un nombre pair ou impair de demi-ondulations sont polarisées parai au plan primitif ou dans Faximut 2f .

Les lames minces cristallisées présentent eiactement les mêmes phén mais quand leur épaisseur est trop petite pour que les faisceaux éi aient une divergence sensible, il faut les éclairer par la lumière d*i réfléchie sur deux miroirs légèrement inclinés entre eux et disposé: nicrc que Fanglc de réflexion diflore peu de celui qui correspond à la tion complète.

1657. Effets produits par la superposition de plusieurs lames sons d'abord que les sections principales des lames soient parallèles rayon , en traversant une des lames , ccrnservera son plan de polarisa conséquent , les intensités des faisceaux émergents seront les mém< U lumière n'avait traversé qu*une seule luine ; mais la diflercnce des sera égale à la somme des diflerences correspondantes à chaque Un sections principales étaient les unes parallèles , les autres perpeiidicu même chose aurait encore lieu ; nuis ce serait tantôt le rayon ordinaii le rayon extraordinaire d'une lame qui traverserait extraorclinair suivante.

S'il n'y avait que deux lames de même uature , et si les sections pi étaient parallèles, il est évident que les effets seraient les inèuies qui micrc traversait une seule plaque dont l'épaisseur serait égale à la se épaisseurs des deux lames ; et si les sections principales étaient pcr laires, les effets seraient les mêmes que si la plaque avait une épais» à la difltTcuce des épaisseurs dos deux lames. On ])eut alors avec dcj épaisses croisées produire les couleurs qu'on obtient par une seule lani Si les deux lames superposées étaient de nature din'érenle , le> principales parallèles ou croisées, les différeuccs de vitesse des ravn naires et extraordinaires étant dans le niéuie sens ou en sons conti désignant por o — e et o' — e' les différences de marche dans lu prrni deuxième , il est évident que l'effet produit correspondrait ù une la laquelle la différence des marches serait (o — r)±:(o' --<•').

Supp(»sons maintenant que les lames soient en nombre quelconque turc différente , et que les sections principales soient aussi inclinées et d'une manière quelconque : les intensités des faisceaux polarisés parai et perpendiculairement aux sections principales des lames successives j dront comme dans le cas d'une seule lame ; mais le nombre des faisC' constitueront les images déOnitives croîtra avec le nombre des la m* facile de voir que pour chaque nouvelle lame , le nombre des faiscea risés suivant la section principale ou perpendiculairement sera double qui constituaient les images ordinaire et extraordinaire de la lanK «lente , puisque , en général , chacun des deux faisceaux d'uue lan comme partie constituante dans l'image ordinaire et extraordinaire de suivante. Nous avons vu que pour une seule lame ces faisceaux sont i bre de deux , pour deux lames ils seraient au nombre de quatre , et suite. Chacun de ces faisceaux n'ayant pas traversé le système des laii la même vitesse, ils seront en général en retard les uns sur les autn

Page 1