ANNEAUX COLORÉS PRODUITS PAR LES COURANTS
reproduites au moyen d'un premier dépdt eQeclué sur la planche elle-même.
L'adhérence n'aura jamais lieu, si le moule a été préalablement doré. Cette opération pouvant s'exécuter avec une très-grande focilité au moyen de la pile, il sera souvent plus avantageux de dorer les moules pour s'opposer à l'adhérence des dépôts , que d'employer les différents procédés indiqués.
Les premiers appareils qu*on a employés étaient semblables à un élément d'une pile de Daniell [1035] : ils consistaient en un vase de verre divisé en deux compartiments par une cloison perméable; d'un c^té se trouvait une lame de zinc amalgamée , plongée dans de l'eau acidulée, et de l'autre le moule plongé dans une dis^lution de sulfate de cuivre , que des cristaux de cuivre placés à la surface maintenaient saturée; une communication métallique était établie entre le zinc et le moule. Depuis , on a trouvé plus avantageux de séparer l'électro-moteur du vase à décomposition. L'appareil se compose d'un ou de plusieurs éléments à effet constant, dont les pôles communiquent avec un vase formé de matière non conductrice, renfermant le liquide qui doit être décomposé; le moule communique avec le pôle négatif, et Télectrode positif est formé d'une lame du métal en dissolution. Par cette disposition, on est maître de régler convenablement le courant, eu soulevant plus ou moins les éléments de la pile , afm que le dépôt se fasse régulièrement; et le bain reste toujours le même , parce qu*il se dissout au pôle positif autant de métal qu'il s*cn dépose au pôle négatif. On peut aussi employer plusieurs cuves de décomposition communiquant entre elles; la dép(*nse de zinc est la même que pour une seule , car la quantité de zinc dissoute dans la pile représente l'équivalent en zinc des quantités de cuivre déposées dans chaque auge.
Pour obtenir des résultats satisfaisants, il y a beaucoup de précautions à prendre. Il faut d'abord que l'intensité du courant soit convenable : par un courant trop fort, le dépôt est pulvérulent; par un courant trop faible, il cristallise et ne prend pas l'empreinte (lu moule.
On aura soin que des bulles d'air ne se logent pas dans les parties creuses de l'objet, au moment de son immersion. Si cela arrivait, il faudrait les enlever, soit avec un pinceau , soit en soufflant vive* ment sur le moule , après l'avoir fait sortir du bain. 11 sera encore l)on de ne verser la solution de sulfote qu'après avoir établi toutes les communications; cette solution, surtout si le moule est métal-
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lique, devra être complètement neutre; mais^ quand le dépôt sera commencé, on pourra la rendre acide sans inconvénient par l'addition dune certaine quantité d'acide sulfurique. Quand l'appareil fonctionne bien, le dépôt est d une belle teinte rose, souvent d'un aspect velouté; s'il est rouge et couvert d'aspérités , le cuivre esl cassant. Au moyen d'une boussole placée dans le circuit, on pourra savoir si le courant possède et conserve une intensité convenable; mais, avec un peu d'habitude, le dégagement plus ou moins rapide de rbydrogène indiquera suflisamment si cette condition est remplie.
Le dépôt métallique ne sera d'une épaisseur uniforme qu'autant que tous ses points seront à la même distance, soit du zinc, dans les appareils simples, soit de la lame de cuivre, dans les autres. On en concevra sans peine la raison d'après les lois de la conductibilité. Comme il est impossible de donner à 1 électrode positif une surface rigoureusement semblable à celle du moule, la cause de l'inégalité d'épaisseur du dépôt sera atténuée en augmentant la distance des électrodes. Dans le cas où l'on veut recouvrir do cuivre des statuettes, des fruits , des vases, etc., la meilleure disposition est une cuve à décomposition de forme cylindrique, dans laquelle on place un manchon de cuivre de même forme ; au centre on suspend l'objet convenablement lesté.
Par ces procédés, on obtient des empreintes de médailles, des statuettes, on reproduit des planches gravées en taille douce avec une admirable exactitude; on recouvre de cuivre des objets trèsdélicats, tels que des coléoptères , etc. Enfin on doit à M. Fizeau une application très-importante de la galvanoplastie : en dorant des épreuves daguerriennes, le cuivre se dépose sur la surface en conservant l'empreinte des inégalités produites par le mercure, la plaque de cuivre formée se détache facilement de l'épreuve, et présente son image renversé; et, oe qu*il y a de plus remarquable, le moule n'est point altéré et peut produire de nouvelles épreuves.
il SB. Dorure, argenture, platinage, dépôts métalliques quel^ conques. D'après ce que nous avons dit sur la précipitation des métaux par un courant, rien ne parait plus simple à exécuter que les opérations dont il s'agit; mais il n'en est point ainsi, et on no réussit qu'à l'aide de plusieurs dispositions que nous indiquerons sommairement. Dans la galvanoplastie, on cherche à empêcher l'adhérence du dépôt métallique avec l'objet à recouvrir; ici, au contraire, il faut produire oette adhérence : on y parvient, 1"* en ren-