‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 5 sur 129 · INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE

gnent , rincUnaison , pour produire le maximum d'effet, devait at* teîiidre une certaine limite que Texpérience seule devait faire coDualtre. iEpinus trouva que celte limite était de 15^ à 20®. . La méthode d*iEpinus est celle qui domie le plus grand développement magnétique ; mais elle a l'inconvénient de produire souvent des points conséquents, et toujours une aimantation irrégulière. D'après Coulomb, la ligne neutre est rapprochée de quelques millimètres de la partie qui a été aimantée la dernière; celle de Doliamel est exempte de cet inconvénient. La méthode de Duhamel , en remplaçant les barreaux de fer doux par de forts aimants, est la meilleure que l'on puisse employer pour des aiguilles de boussoles. On place l'aiguille à aimanter de manière qu'elle empiète de 15 & 18 lignes sur les aimants , ou seulement de 7 à 8 lignes, si elle n'a que 3 ou %• pouces de longueur; quand l'aiguille est trop mince, on la place sur une pièce de bois où l'on peut la Gxer. La méthode d'iEpiuus doit être préférée pour aimanter de forts barreaux.

834. Influence du choc. Les aimants perdent toujours une partie de leur magnétisme quand ils sont frappés , et surtout quand ils le sont dans une position verticale, et que le pôle boréal est en haut.

85iS. Influence de la température tur l'état magnétique des atmamts. Nous avons déjà dit que par la chaleur rouge les aimants perdaient complètement leur force magnétique; mais cette perte a tien progressivement, et, un fait très -remarquable observé par Kapflèr, c'est que l'influence de la température n'est pas instantanée, c'est-à-dire qu'il faut un certain temps pour que toute la recomposition du fluide qui peut s'effectuer à une certaine température s'accomplisse. Ainsi , par exemple , une aiguille qui a été plongée à plusieurs reprises dans de l'eau bouillante , chaque fois pendant 10 minutes, n'a conservé un état magnétique permanent qu après la sixième immersion.

Un barreau aimanté soumis seulement aux veriations de température de l'air éprouve des changements dans son état magnétique : il diminue avec Télévation de température , et augmente avec son abaissement. Lorsque les variations sont très-grandes , l'aiguiDe par le refroidissement ne reprend pas le même état magnétique : par exemple, une aiguille aimantée a fait 10 oscillations en 429" à 13% 10 oscillations en 476" à 80% et 10 oscillations en 463' à 13* après le refroidissement ( Kupffer). Lorsqu on chauffe seulement une partie du barreau, le point d'indifférence s'éloigne

lie* hipiirlic chnufKo; dnnA locas d'une barre de fer doux aimantée par l'iiriion di* la ti;rrn, le point d'indifférence se rapproche delà p.iriM* rhniifrf'M* y prohahli^ment parce que la force coercitive diminua , l'I i\ut* l'iiininnlation augmente.

1150. Matfiii»tl»vie relatif du fer, de l'aeier et de la fonte. D'après M. Iliiilow , iMi rcpréMMitani par 100 l'action ma^étique à froid du tt*î tUnit , relit* tU» ran(*r non trompé est comprise entre G6 et 7^; vi'ÏU' iji* la l'oiili* di' TtT est M. Au rouge blanc, l'action magnétique dr lu funli' l'nl pluN grande que celle du fer et de Tacier; à celte li'ifipfViiiiiiir, rciii* du Ter cMl nulle ; au rouge de sang, celle du fer

I dI I nitfMU'.rtiUU* \ Il une ItMupérature comprise entre le rouge de Miiit ri |i( i(Hi|iii liliinr, l'action magnétique du foret de la fonte Mti uni iiifiiiillit itinuiiitôo oHt opposée à celle qui existe à froid. Il i.Ai |«M(lmli|i. i|iii' i'i«ni« iiiiiiniiilio singulière provient de la formation «b •< pffiiihi I Mhniif|UfiitN par l'inlluonco de la terre. Ces expériences t^ii th luth .1 Ml |ilituiiiil HiniN la direction do l'oiguille d'inclinaison H nn t .i.ii I tiii iil ilitiiN jp iiK^inc Hou dos barres égales, et à une 10 Uh diMiiiiiiii iMii« itiMuilIt^ iiiinanlôo ; cos expériences auraient behh\h il r.lii. ir|iii|iiiiti

0»if /ii//iMiiMt dv /(i ri'fifM/iii «Mr h ;)r)ii(*oir roereitif. Si on prend IM4 Imimmmi il i«i.|i.i diiiid un (Mut pni'fnil do recuit , c'est-à-dire qui a • !• t ImhiII»: ihi iiiiifin lilnnr ni ivhnitli A Irtir, qu'on le trempe suc-

I I »i.»»M iiiiiii ti iliiiriiiiiitri ioiiipt'1'iiiiiivs, ol qu'après chaque trempe nh 1 lihiiiiiili it miiiiiiiiiiiii , litt iiouxo ipio lo dôvoloppemcnt de ma- HJH iiftiMi: i|(i il |Miii ii(ii|iiorii ol oiHiNorvor on»tt avec la température i|i lu iiriii|«i , ilii MiuiiiH ipiand oollo lom)H^raturo a été assez élevée pi'Ui iiHiililIrr loial physiquodu barnvui. Nous rapporterons une w iji: d lApi lUuiooN faîtos par Coulomb.

|itM|iii«iuiii lUi la limiiiiv. Ottrt^» «U* lo o»rilUliuns

' ê\\f^ l'«iiiianUtlon à Mtarallon.

Jllniiu'it 700" 93*

KilO j;4

JuMiu'iï 700" la tHMnpe n'a ou aucune influence, parce que c'est à colle toin|iératiiro «pie l'influonoo de la trompe sur rélaslicilé de lacior conimonro h w» iiuuiifostor; et l'on voit que la force coercitive a pluH que doublé do 700 • h 950*, puisque les intensités magnétiques étaient comme (»3)* : (63)* : : 86^9 . 3969.

858. InftmtM rfu rMirif wr la force coercitive. Le recuit , di-

DES FAISr.EAlîX MAGNÉTIQUES. 25

Ainsi, les lames centrales avaient éprouvé une diminution de magnétisme.

Nobili, qui a répété ces expériences, a trouvé que les aiguilles centrales prenaient des pôles contraires. On voit , d'après cela , que quand on forme des faisceaux, il est très-avantageux de les disposer en retraite , à partir du centre, de manière à former aux extrémités des angles saillants ou rentrants, car alors les actions des barreaux tendent à augmenter leur puissance magnétique. Il résulte aussi de ces expériences que la partie centrale d'un barreau tend plutôt à diminuer Teffet qu'à l'augmenter ; c'est d'ailleurs ce qu'une expérience directe de Nobili démontre avec la dernière évidence. Deux cylindres d'acier de même diamètre et de même longueur, mais dont l'un avait été foré, de manière que leurs poids étaient 28 grammes pour le premier et 16 grammes pour le second, ayant été trempés de la même manière et aimantés à saturation , produisirent sur une aiguille placée de la même manière par rapport à chacun d'eux, le premier une déviation de 9^,5, et le second une déviation de 19*. M. Haldat a aussi constaté que l'action des aimants réside principalement à leur surface, car un tube de fer aimanté par un courant [1103] a acquis la même puissance lorsqu'il était \idef ou rempli par un cylindre de fer ou par de la limaille fortement lassée {A. C. et P., t. xi).

M. Scoresby a observé que des lames minces d'acier trempé, aimantées et superposées, mais séparées par des lames minces de bois, forment un système plus énergique et plus persistant qu'une masse unique d'acier de mêmes dimensions. L'action du système est plus petite que la somme des actions des éléments, et l'accroissement d'effet résultant de l'addition d'une lame diminue à mesure que le nombre des lames est plus considérable (A. C. et P., t. lxix). Un barreau, composé de 72 lames d'acier trempé dur, de 15 pouces de longueur, 1 pouce 1/2 de largeur, et du poids de 1075 grains, soutenait une clef de fer de 129 grains à travers une planche de 6 dixièmes de pouce d'épaisseur.

Avec 196 lames d'acier trempé très-dur, le barreau a eu 6 fois plus d'effet que quand les barreaux étaient trempés à la manière ordinaire {A. C. et P., t. lxix).

Coulomb a reconnu que des barreaux semblables, formés d'aiguilles de fer écroui, ont des forces directrices proportionnelles aux cubes des côtés homologues ) et que pour les fils circulaires aimantés à saturation par la méthode de la double touche , les

munrui!< o^ Tueni-tainF mr^ m. ■» Juuuîlj wêsl extrémités sonl ir i> r;r.iiii»-î.-- imi -^ - t- it-^ ii>. y iditsM « JvCHet , dam ks bmdim- vTH2«aL- r-< — i.fr-* àr*rx=rs «ai proportmiielks

/^-r^mi»»* f fin :ir— ai Hf +r nnct- 1 t jjl ■iiifyt n magné^ "isn^ r'i«:-.ir' . -• - miçie^tsmf !^aiEfc for T jîbuiI rt tfnd i 7 --3.^!wr iiif ii«ir*=*rlf iitl fmuwatxm »? Aàfi». Cetlp mi^mentih li'ii iritrur inas^ ^ joi 'la nnf ëe^rfnmsixiR »i«inel!e qui réagh -nirfr» snr > >"•- x. ie îS'rH na* .m *ï rmtr»*. par cHlc ino>

lamu' <?ï i?r i rît?*- h 1^: wr» m 3«r-*aii èe ier et hk coupe de T'ijtz*!^ TU -^nr» pit? lia» i» i7iir« > lifi» fae TaiBitBt part ^.ii'e^Lr iakrs»f!i'*f . li juf pmniL m ôfOiL'^ »? fR". si FaîBitBt i\iit < ?-**'rc •f^'f ^-i!îi£i'H I sofnnîzra. I . ui hbL «a marafliîmr |wîiiii t2f: 6y*s > !:i:f ^ a<n^r? . i rmaa: ■■? Sigiiwm'at w partie deee

Li?« ^ssrr^ b^ i^ &'i.\ 6:ac Jit anà •>» i wi wIt parleat le nom é'T'^Kîw^. Lf* ^mci iL-TTaaoe« «nafi frésûreaKat piacéi pan3j">ss?5t ûk» r&f Sun? i:£. éW - *f iiaortie qae les pAks c-jCTi^r^fy i^ 1' ry^*:c*it'L' iix of'LX -rxTTfŒÎtt*, et on met lrai»T*rsi>c*?t: *?* rr.<c« rts^rtaevazm ée fer doax, qui rccpj^teBî V rartr*?î!':gn.--r*^ • Akte*? Ae ce» piices de fer de- TîpDt on yJTrfff: q^ reu:! <cr >< ^iiTTOux p»r t tser les fhndes

Eo OQtrp« les iraihir^ si^c! rtLifs. pirr^çae.dms certUDespoabons des airsacls, se -aj3e:is=!e Vrrwtnp tend i Teccaapoagr Ifs fluides masnétiqD^ librw, L^ airrjes !flbr» se troaTcat loaîoors placées, en \erta deî«:r l-^rte dirertrxe. de i&aaièie qae Taction de la terre agit f^^ar y âeve^>pper ace pi!» fraude êncrpe : ainsi l'action de la terre leor tiecî liea d'anz^atares^

On met aussi des arrz^dtures dox aimants natnrris, noa-sealement poar augmenter la f?!ve moimêtiqae de* pi^!es . mais encore poar donner an maenetii^ie de la masîse cne œeîlleare direction. Ces armatures sc»nt de< plaques de fer doax que l'on applique c^mtrc les faces des pôles préalablement polies, et que Ton maintient par des cercles de cui^Te fi^. 4$i .

B48. Aimantation parfifUe des lames ^ncîcr. M. Haldat a tAi^ir\é qn*on promit aimanter partiellement des plaqoes d acier.

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