‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 76 sur 129 · RAIES DANS UNE FBNTE ÉTROITE · texte numérisé non relu

RAIES DANS UNE FBNTE ÉTROITE

stance de l'objet; 2^ elle augmente avec Téclat de l'objet et la durée de la contemplation ; 3° elle varie d*un individu à un autre , et chez le même individu d'un jour à l'autre ; k° elle est augmentée par les lentilles divergentes, et diminuée par celles qui sont convergentes ] 5*" dans les lunettes astronomiques l'irradiation naturelle est modifiée par les verres de la lunette , qui agissent dans des sens contraires. L'irradiation provient^ sans aucun doute , de ce que 1 excitation produite par la lumière se propage sur la rétine un peu au delà du contour de l'image.

1522. Des raies qu'on aperçoit à l'œil nu en regardant à travers une fente étroite, pl€u:ée à une distance de l'œil plus petite que la distance de la vision distincte. Ces raies^ qu'on aperçoit facilement en regardant le ciel à travers une fente d'un demi-millimètre de largeur, sont seulement obscures , irrégulièrement distribuées dans la fente, mais toujours de la même manière, quelles que soient la grandeur, la forme et la nalure du corps éclairant ) elles ne changent même pas quand le corps éclairant est assez étroit pour donner des franges par diffraction ; et quand on couvre une partie de la fente par un verre coloré , les raies vues à travers le verre sont sur le prolongement de celles qui se forment dans la partie libre de la fente. Ces raies changent de place et s'affaiblissent quand on augmente la largeur de la fente; au delà d'un millimètre on n'en aperçoit plus que de très-faibles , placées près des bords. Quand on éloigne la fente , les raies deviennent moins nombreuses, plus nettes, et disparaissent complètement à la distance de la vision distincte. Lorsqu'on place une fente étroite devant l'œil, et qu'on incline la fente ou la tète, les raies changent de place et de disposition. 11 résulte évidemment de ces faits que les raies dont il est question se forment dans l'œil. On en explique très-bien l'origine en admettant qu'il existe dans l'organe un certain nombre de points obscurs d'un très- petit diamètre : car chaque point lumineux de la fente projettera sur la rétine une ombre de ce point et la suite des ombres formées par les différents points de la fente formera une ligne obscure qui lui sera parallèle; cette hypothèse satisfait à toutes les particularités du phénomène.

Des expériences décisives constatent d'ailleurs l'exactitude de l'explication précédente. On place entre l'œil et une fente étroite une lame de verre sur laquelle on a fait avec de l'encre de Chine un point noir très-petit, et l'on voit une raie obscure parallèle à la fente. Si l'on regarde le ciel à travers une fente étroite

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dont on puisse à volonté diminuer la longueur, ao moyen d'une plaque mobile dont le bord est perpendiculaire à sa direction , quaiMl l*oriûce a une longueur qui diffère peu de sa largeur, on aperçoil un champ circulaire parsemé de points obscurs y tocyours disposés de la même manière par rapport à Tœil ^ et par 1 allongement de la fente y chaque point obscur produit une raie. Quant ci la nature des points obsi^urs de l'œil, je pense qu'ils proviennent de la structorp mamelonnée de la cornée transparente ou de 1 enveloppe de 1 humeur aqueuse : car chaque petit mamelon se comporterait conmie une lentille d un court foyer, la lumière qui les aurait traversés se disperserait dans un cône très-ouvert, et chacun d'eux porterait sur îa rétine une ombre comme un corps opaque ( Péclet).

1395. Perspective. Un point lumineux étant vu sur Taxe du faisceau lumineux qu'il envoie à l'œil , les contours des images se trouvent sur la surface d'un cône qui a pour sommet le centre de la pupille, et qui est tangent aux bords du corps; et l'image formée sur la rétine est semblable à une section du cône perpendiculaire à son axe : ainsi , toutes les sections de ce cône , par des surfaces planes ou courbes , formeront sur la rétine des images terminées par les mêmes contours. La section de ce cône par un plan porte le nom de perepective, H en résulte que pour avoir la perspective d'un objet quelconque, il faut par tous les points de ce corps et par l'a'il mener des lignes droites, et déterminer Tintersection de ce système de lignes par un phm qui occupe la position du tableau sur lequel la perspective doit être rapportée. D upris cela, si l'œil était placé au sommet d'un cône, une ligne quelconque tracée sur sa surface aurait la même apparence que la hase du cône. On conçoit alors, que des ûgures tracées sur une surface changent complètement avec la position de Tœil ; et que , si Ton traçait sur un mur une flgure régulière vue d'un point voisin de sa surface et très-éloigné, cette figure pour l'œil placé en face pourrait être très-déformée. Ces figures portent le nom d'aiiamorphosei.

1394. Accidenté de lawu. La distance de la vue distincte n'est pas la même chez tous les individus. Avec l'âge, la partie antérieure de l'œil s'aplatit et, par conséquent, la convergence des rayons lumineux diminue; il faut alors, pour que les rayons forment leur foyer sur la rétine, que la divergence des rayons qui arrivent à l'œil soit très-petite et, par conséquent, que les objets soient (éloignés. Cet état de l'œil a reçu le nom de presbyiisme; on y remc-

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