MICROSCOPE SIMPLE
mettant une goutte d*eaa sur une plaque de verre, ou dans nn petit trou pratiqué dans une lame de métal 5 ou, en plaçant un fragment de verre 9 sur un très-petit trou pratiqué dans une lame mince de platine et fondant le verre à la flamme d'un chalumeau : le verre prend sur chaque face une forme sensiblement sphérique et reste adhérent aux bords de rorifice.
1 3^5. Il est toigours avantageux de monter les loupes au centre d'un petit miroir métallique concave, dirigé vers Tobjet, et dont la distance focale principale est la même que celle de la loupe, afin d augmenter la lumière de l'objet.
i 556. Les pierres précieuses , telles que le diamant , le grenat, ayant un pouvoir réfringent, beaucoup plus grand que le cristal, on a essayé d*en faire des lentilles : sous la même courbure elles produisent un plus fort grossissement que celles de cristal; mais lesdifQcultés que présente le travail des pierres dures, et leur cristallisation qui produit des modifications particulières dans les rayons qui les ont traversées, les ont fait abandonner pour la construction des lentilles.
i 537. On doit à M. Brevirster une méthode très-simple pour employer les lentilles planes-convexes, qui donne le même grossis-^ sèment qu'une lentille biconvexe de même courbure. 11 suffit (fig. 815) d observer l'objet par réflexion sur la surface plane : la convergence des rayons incidents s'ajoute à celle des rayons émergents, et reflet est le même que si la lentille était biconvexe et que l'on observât par transmission.
1 558. On peut voir à travers une lentille un objet placé à une distance de la lentille plus grande que sa distance focale principale. La lentille forme alors derrière elle une image réelle, mais renversée, de l'objet (fig. 8I6), et l'œil doit évidemment se trouver au delà, sur l'axe de la lentille et à une distance égale à ht distance de la vision distincte. Il est facile de voir que l'image est d'autant plus grande que l'objet se trouve plus près du foyer principal de la lentille, et qu'en désignant par p et />' les distances de Tobjel et de son image à la lentille, le grossissement est dans le rapport de p' à p.
Quant aux lentilles divergentes , l'image sera toigours plus petite que l'objet, et située du même côté de la lentille (fig. siT).
1359. Les microscopes simples déforment toiyours les objets à cause de l'aberration de sphéricité. On diminue cet incenvénient au moyen d'un diaphragme, qui ne laisse pénétrer dans la lentille qae
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lei rqrons qui rencontrent sa snrfece près do centre ; mais les images sont moins éclairées et moins distinctes. Wollasloii a îmaginéy IMor détruire l'aberration de sphéricité, one disposilioo qui ni pas rinconvénient qoe noos venons de signaler. La lentille est formée de deux lentilles planes-convexes ( 6g. 814^, appliquées contre one lame métallique très-mince, percée d'un petit orifice avant pour diamètre on cinquième de la distance focale principale; par cet arrangement, les rayons traversant la lentille à une petite distance du centre font leur foyer au même point; et le nombre des rayons transmis est beaucoup plus considérable que si le diaphragme était en avant. Plus tard Wollaston reconnut qu'il serait plus avantageux de placer les faces planes des lentilles d'un même côté. Le microscope simple de Wollaston porte le nom de doublet; il est représenté ûg^ioriy tel que le construit M. Charles Chevallier, qui y a introduit quelques perfectionnements de détail; A et B sont deux lentilles de même foyer« planes-convexes, dont les smrfoces planes sont tournées vers l'objet; elles sont séparées par un diaphragme d.
Pour l'usage des anatomistes, la lentOle est fixée à une tige horizontale qui se meut le long d'une tige verticale; au-dessous de la lentille se trouve une glace, sur la quelle on place les objets, qui sont éclairés par un miroir.
1560. Chambre obscure. Si Ton pratique au volet d'une chambre obscure un petit orifice , on verra sur le mur opposé au volet une Image renversée des objets extérieurs, et cette image sera d'autant plus nette, mais d'autant moins éclairée, que l'orifice aura un plus petit diamètre. Cet eiïet provient évidemment de ce que chaque point lumineux éclaire le mur par un faisceau d'un petit diamètre, et de ce que les images de chaque point sont d'autant plus nettes qu'elles sont plus petites. Mais, si l'on pratique dans le volet un grand orifice, et qu'on y introduise une lentille convergente, en plaçant à la distance convenable un carton ou un verre dépoli, on y verra une image renversée très-nette des objets extérieurs; et si l'on recevait la lumière sur un miroir avant ou après son passage à travers la lentille , l'image sur l'écran serait évidemment droite. Cet appareil porte le nom de chambre obscure. Les chambres obscures varient beaucoup dans leurs formes et leur grandeur suivant l'objet auquel on les destine. Les figures sis et sis représentent les dispositions les plus ordinaires. Dans la première on reçoit l'ihiage sur un carton, pour en tracer les contours, ab