‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 88 sur 129 · LUNETTE DE GALILÉE · texte numérisé non relu

LUNETTE DE GALILÉE

le soir, les couleurs qui s'y développent n'y sont pas très-vives, d'autant plus que leur grossissement n'est jamais fort considérable.

Uuant à la mesure du grossissement , remarquons que Pangle PAS = m'An' «st celui sous lequel Tobjet serait vu directement , et que Timage est aperçue snus l'angle n"om" = w'on'. Or on a

tang^m'ori' : tang- m'An* :: AB : oB :

r'esi-;i-dirc à |>eu près comme les distances focales de Tobjectif et de Toculaire. Pour trouver la distance œ des deux lentilles , désignons par F la distanco locale (le Tobjectif, et par /'celle de l'oculaire, par D la distance de la yision distincte , et remarquons que, pour une lentille divergente qui reçoit un foisofuu convergent, Téquationdcs foyers conjugués est

Ainsi on aura

Dans la lunette de Galilée , l'objectif étant convergent, tandis que roculairc est divergent , les eflels dispersifs de ces deux verres sont opposés. On conçoit alors que, les lentilles étant construites avec dos matières diiTéren les, on pourrait déterminer les dislances focales de manière à détruire l'aberration de réfrangibilité ; mais, ])our les mêmes substances, on serait borné à un grossissement (pii ne pourrait pas être dépassé. C'est l'oculaire qui devrait être formé de la substance la plus dispersive. En employant du ilint-glass pour l'oculaire et du verre ordinaire pour l'objectif, le grossissement compatible avec l'achromatisme est 1,25^ mais, en achromalisant partiellement l'objectif, on produit évidemment le même efTct que si l'on employait pour l'oculaire une substance plus dispersive; et, par conséquent, on peut obtenir un plus fort gros-^ sissemcnl.

1300. La condition nécessaire pour que la vision soit distincte dans tous les instruments que nous venons de décrire, se réduit à ce que les rayons sortent de la lunette avec le degré de divergence convenable pour l'œil de l'observateur. On parvient à remplir cette condition en fixant les différents verres de l'instrument dans des tuyaux mobiles, qui permettent de placer l'objectif et les oculaires aux distances qui conviennent à chaque Individu. Il est nécessaire aussi de noircir l'intérieur des tuyaux , afin d'éviter les réflexions qui troubleraient la netteté des images.

4M LDMIÈRB.

1981. Tikteop$ (Tirend^I. Cet appareil (fig. 8») ^l ftimié d'un toyaa au fond duquel se trouve un miroir métallique qihétique concave; le3 rayons émanés des objets extérieurs forment en iivfuit di| (Diroir une image m'n', que l'on regarde avec une loupe ou avec un oculaire achromatique. Dans cette disposition ^ rpbservatenr intercepterait une partie des rayons incidents, mais quand Taxe du miroir est un peu incliné sur Vaxe du tuyau, Timage est djlviéei et pept étrfi portée hors du tuyau, où Ton peut l'observer ^iffi ffft^rGepter aucune partie des rayons incidents. C'est avec W WlWr^l semblable , qui avait 13 mètres de long , qu'Herscbel a Ut une partie de ses découvertes.

Il est &cile de voir que dans cet instrument, le grossissement est égal au rapport de la distance focale principale du miroir à celle de l'oculaire : car, si les rayons n'étaient pas déviés de leur direction (fig. 854), circonstance qui ne changerait pas le grossissement, en désignant par o le centre du miroir, par o' celui dé l'oculaire, et par mn l'image formée au foyer du miroir, il est évident que rolyet vu à Ym\ nu et à travers l'oculaire sera aperçM sous les «nglea mum et ma*!! ; et les tangentes des moitiés de ces angles sont dans le rapport des distances po' et po, qui sont sensiblement les distances focales principales de l'oculaire et du miroir.

1598. TéUêçope de Newton. Cet instrument est encore com- IiQsé d'un tuyau terminé par un miroir ( Qg. 855) ; mais il renferme un petit mifoir plan incliné à 45% qui rejette l'image m'n' perpendiculairem^t à sa direction, de sorte qu'on peut l'observer avec un oculaire situé parallèlement au tuyau. Cette disposition évite rînterposition de robservateur dans 1^ rayons incidents , ou Imdinaison de l'axe du miroir j inais e)|p occasionne une perte de lumière considérable, par la réQexion sur le miroir plan. Newton lui ayait substitué un prisme de vorre rectangulaire ( Qg. sae) } un des cAtés de l'angle droit étant disposé perpendiculairement à la direction des rayons incidents ^ la réflexion snr |a iace indinée a lieu sana absorption sensible. Cet instrument est très-incommode pour les recherches astronqnnqnes , à cause de la position de l'observateur, hos appareils suivants n'ont point cet inconvénient.

liana le télescope de Newtoq, le grossifseipent est évidemment le même qn$ si les rayons n'étaient pas réfléchis pfir le miroir plan, et que l'on pût observer directement Timage fi|V avec l'oculaire : le grossiasement aipcs est, conun^ de^ c^ui d'flerschel^ le rapport entre la distance focale du miroir et celle de l'oculaire.

TÉLESCOPE DB GASSEGRAIN. 467

1393. Télescope de Grégori (fig. 837). Le miroir plan du télescope de Newton est remplacé par un petit miroir concave, et I0 grand miroir est percé à son centre d'une ouverture qui reçoit roculaire. Les rayons réfléchis sur le grand miroir forment une image mV; cette dernière , réfléchie dans le petit miroir, forme une autre imago m"!»" que l'on regarde directement avec l'oculaire.

^)uaut au grossissciuent , il dépend ù lu fuis des distances focales F et F' (les deux miroirs , de leur dislance D, et de la distance focale f du système des (u'ulaires. INuir obtenir la valeur du grossissement en fonction de ces d'iflcrruls l'iénients, remarquons que , si l'oculaire était placé derrière Pimagc wV, ir grossissement serait, comme dans les télescopes d'Horschel et de Newton. V : f: ci, si Toculaire était placé ensuite derrière Timage m"n", le grossissement varierait dans le rapport de m"n" à m'/*' ; ainsi il sera ¥tn"n"i fm^n', i)\\ le rapport entre m"n" et m'n' est évidenmient le même que celui des distances des foyers conjugués <ln j)elit miroir à son centre; mais la distance de rimage m'u' au miroir est égale à D — F, et , par conséquent , sa distance au centre est égale à 2F' — ( D — F) =r F -f-2F'— D. Quanta la distance de riniïige m"n" au centre du miroir, elle est évidemment égale à p' — 2F', on désignant |)ar y' la distance de cette image au miroir; et ou a pour détcnuiuer j/ la relation

1) F "1" v' ~ F' ' "" ^ — 1) — F — F' • alors on trouve pom* p' — 2F',

F'(2F'-hF-.D)

cl pour le grossissepicut

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