AVEC EES ETRES VIVANS
venir, il est nécessaire (l’examiner avec attention , î “quels peuvent être les moyens de production du calorique dans l'économie animale; 2° cpielles sont les causes de refroidissement; 5° comment on peut concevoir que do ces deux genres d’eiïets résulte une température h peu près fixe.
Soj. Source de ta chaleur animale. On a remarqué depuis long-temps que la température du corps des animaux était en quelque sorte proportionnelle à l’étendue et à la perfection de leurs organes respiratoires. On peut observer aussi que la température s’élève lorsque la respiration et la circulation sont accélérées, ces deux conditions étant nécessaires à l’accroissement des phénomènes intimes qui se passent dans le poumon.
On a d’abord supposé qu’il se formait, dans les poumons , de l’eau et de l’acide carbonique par la combinaison de l’hydrogène et du carbone avec l’oxigène de l’air. Mais on a bientôt pensé que l’hydrogène n’entrait pour rien dans le phénomène , puisqu’on croyait que la totalité de 1’ oxigènese retrouvait dans l’acide carbonique.
Telle a du moins été pendant assez long-temps l’opinion la plus généralement admise par les physiologistes; mais des recherches plus récentes et faites avec des moyens analytiques beaucoup plus exacts nous forcent à revenir, jusqu’à un certain point, à l’opinion primitive de Lavoisier, savoir, que l’oxigène de l’air est employé en partie h former de l’acide carbonique avec le carbone du sang , pendant qu’une autre portion s’unit à l’hydrogène pour former de leau; il résulte en effet des expériences précises de M. Després, qu’une certaine quantité d’oxigène disparaît toujours dans la respiration des animaux , sans que celle partie se trouve représentée par l’acide carbonique obtenu , ce qu’on ne saurait expliquer qu’en ad-