‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 43 sur 126 · CT · texte numérisé non relu

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î 7 G RAPPORTS DU CALORIQUE

variables qui balancent ordinairement la production de la chaleur n’existent presque plus ; et, quelle que soit la petite quantité de chaleur produite , elle peut suffire aux déperditions, et même devenir excédante, sans que les moyens ordinaires s’y opposent. Aussi les phthisiques, d’une part, ne peuvent supporter le moindre abaissement do température , parce qu’ils ne sauraient réparer celte perte , et de l’autre éprouvent une chaleur interne très-vive à la moindre circonstance qui accroît un peu la production du calorique , parce qu’ils sont privés des moyens de se délivrer de cet excès de chaleur.

L’homme sain , qui respire et transpire librement , vit dans un état continuel de fluctuation de température; ses organes sont incessamment traversés par une grande quantité de calorique qui en excite et en favorise les fonctions.

Il est capable de résister aux plus grandes mutations extérieures, soit par une abondante transpiration , soit par une circulation plus active.

Le phthisique , au contraire , se trouve dans un état de fixité qui n’est plus en rapports avec la mobilité des températures extérieures; il a toujours trop chaud ou trop froid ; ses organes , privés de ce grand mouvement de calorique qui constitue presque la vie, languissent et tombent dans l’atonie. Et si , dans la chaleur artificielle du lit , et par suite d’un mouvement fébrile, un peu d’eau est porté à la surface de la peau , elle y arrive liquide, elle y découle en gouttes , et, n’étant point réduite en vapeur, elle n’emporte pas le calorique latent , qui est la i principale source de refroidissement par la transpira- q lion.

On voit que , loin que l’état des phthisiques soit une oh- r jeelion h la théorie de la chaleur animale, on n’aura ja- j mais une médecine raisonnable de ces sortes d’affections , il

AVEC LES ÊTRES VIVANS. xyy

et (le tonies celles qui ont un certain rapport avec la transpiration et la respiration, tant qu’on ne se donnera pas la peine d’appliquer aux phénomènes de la santé et delamaladie les connaissances positives que fournissent la physique et la chimie.

On insiste et 1 on demande comment un organe peut devenir beaucoup plus chaud qu’un autre , si la calorification est un phénomène central qui se passe dans le poumon, et comment le lieu d’une inflammation fait éprouver au malade et à la main de l’observateur la sensation d’une vive chaleur, tandis que le thermomètre indique à peine uneélévation de température.

Nous répondons que le cœur est aussi l’organe central de la circulation; que, cependant, le sang artériel peut aborder ou séjourner en plus grande quantité dans un organe que dans un autre; qu’il doit en même temps y apporter plus de calorique et y déterminer une transpiration plus abondante ; que si la chaleur inflammatoire était un effet focal , elle pourrait quelquefois s’élever au-dessus de la température du sang artériel , tandis que nous nous sommes assures que cela n’arrive jamais.

Quanta la sensation de chaleur, qui n’est pas d’accord avec les effets sur le thermomètre , celle différence est une suite naturelle de ce que les organes sont aussi sensibles an passage du calorique qu’à son accumulation; en sorte qu’un point enflammé qui reçoit et perd, dans un temps donné, beaucoup plus de calorique qu’un autre , peut éprouver et transmettre une vive sensation de chaleur, quoique sa température n’aifpas varié.

V oyez Mémoire sur les Phénomènes de chaleur dans les êtres organisés ( Revue médicale. Décembre 1826).

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