‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 96 sur 126 · DE L’OEIL · texte numérisé non relu

DE L’OEIL

fringent trop considérable relativement h la distance qui se trouve entre le cristallin et la rétine , en sorte que tous les rayons provenant des objets placés h une certaine distance de l’œil forment leur foyer beaucoup trop tôt derrière le cristallin , et ne tracent par conséquent sur la rétine que des images confuses. Cette disposition vicieuse provient souvent d’un surcroît de convexité de la cornée transparente; mais elle peut dépendre aussi de l’état intérieur de l’œil , par exemple, de la forme du cristallin ou de la densité des humeurs. Quelle que soit sa cause , elle diminue ordinairement avec l’âge, parce que l’œil, moins distendu par l’abord des fluides , perd une portion de sa convexité antérieure.

Les myopes remédient au défaut de netteté de la vision en plaçant les objets très-près de l’œil , en sorte que les rayons qui en parlent, se trouvant très-divergens , ne forment plus leur foyer que sur la rétine ou très-près d’elle.

Le grand rapprochement des objets étant toujours incommode et très-souvent impossible , les myopes font usage de lunettes dont les verres sont plan-concaves ou 1 bi-concaves. O11 en prépare de plus ou moins courbes I dont les degrés sont indiqués par des numéros.

Lorsque ces verres sont placés au-devant et près de I l’œil , ils reçoivent les rayons provenant des objets , et par ; leur réfraction en augmentent la divergence , de manière è compenser exactement le surcroît de réfraction produit par l’œil.

La presbytie est une disposition très-rarement congéniale , mais qui survient presque toujours dans la vieillesse, et par laquelle l’œil est disposé de manière h reee- I voir des images nettes des objets fort éloignés qui lui en- t voient des rayons presque parallèles , tandis que les objets |

plus voisins lui envoycnt des rayons divergensqui ne formeraient leur foyer dans l’œil qu’au- delà de la rétine.

On voit que celte alfeclionest le contraire de la myopie , et qu’elle doit dépendre d’un défaut de force réfringente de I organe de la vue, que l’on attribue ordinairement à une diminution dans les humeurs de l’œil , qui n’entretiennent plus la convexité de la cornée transparente.

On y remédie en employant des verres plus ou moins convexes qui, par leur réfraction, diminuent la divergence des rayons provenant des objets voisins, et reportent leur foyer au-devant de la rétine.

La cataracte est une maladie quelquefois congéniale , mais qui appartient plus particulièrement h la vieillesse, et qui consiste , le plus ordinairement, dans une opacité du cristallin qui se développe plus ou moins rapidement, et qui finit par intercepter tout accès de la lumière. La chirurgie a imaginé différentes méthodes plus ou moins ingénieuses de soustraire cet obstacle h la vision , soit en 1 extrayant réellement , soit en l’enfonçant, ou l’abaissant dans 1 humeur vitrée , ou il ne tarde pas à être absorbé. Lorsque les malades ont subi cette opération et que l’inflammation qui en résulte est complètement dissipée , ils éprouvent de nouveau les impressions delà lumière j mais ils ne distinguent les objets que d’une manière très-confuse , parce qu’il manque dans l’œil un des moyens principaux pour faire converger les rayons sur la rétine. Aussi ces individus sont-ils obligés de faire usage de lunettes foi tement convexes , sans pourtant réussir 5 retrouver dans la vision celte netteté qui ne peut être le résultat que des rapports naturels et exacts des différentes parties de l’organe.

EE QUELQUES IJfSTEyMENS

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