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produit cet effet à un très-haut degré. Elle est composée (fig. s 65 ) d’un objectif bi-convcxc , qui doit être con struit avec beaucoup de soin et rendu achromatique par les méthodes que nous avons indiquées. II est ordinairement monté h l’ouverture d’un tuyau d’une longueur proportionnée à celle de son foyer. On conçoit facilement que ce verre , si sa courbure n’est pas trop grande, ni sa surface trop étendue , relativement h cette courbure , doit produire à son foyer une petite image renversée de l’objet vers lequel la lunette est dirigée. Celte image ne saurait être vue de près à l’œil nu , attendu qu’elle lui enverrait des rayons li’op divergens; mais on la considère h l’aide d’une seconde lentille , qui prend le nom d’oculaire , et qui produit surclle le même effet que produitle microscope simple sur les petits corps naturels, On voit donc cette image trèsnette, très-lumineuse, considérablement grossie, mais renversée; ce qui du reste est indifférent pour les observations astronomiques. L’oculaire est monté sur un tuyau beaucoup plus petit que celui de l’objectif; il est mobile d’avant en arrière pour s’ajuster aux différentes positions de l’image , et l’ensemble de la lunette , porté sur un pied , se meut lui-même dans tous les sens è l’aide d’un mécanisme convenable.
5q2. Lunettes composées. — On prendra une idée générale des lunettes composées, en se représentant qu’après la première image formée au foyer de l’objectif, et qui se trouve renversée , on peut placer un' second verre qui reforme une nouvelle image, laquelle sera droite et pourra être regardée h son tour avec un objectif, comme dans la lunette astronomique.
Nous savons qu’une lentille peut fournir une image plus grande que l’objet d’où les rayons lumineux sont partis, pourvu que cet objet puisse être rapproché de son foyer.
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Or, la première image fournie par l’objectif d’une lunette composée, peut être considérée comme un petit objet que l’on peut placer près du foyer d’une seconde lentille , de manière que celle-ci fournisse une seconde image plus grande que la première , laquelle pourra être encore grossie par une seconde lentille , et enfin regardée à l’aide d’un dernier verre , comme dans les cas précédens. C’est à de pareilles combinaisons que les lunettes composées doivent leur pouvoir grossissant , qui peut être porté trèsloin , en observant toutefois que chacun des verres qu’on emploie absorbe une partie de la lumière, ce qui limite nécessairement le nombre de ceux dont on peut faille usage.
SqS. Microscopes composés . — On donne le nom de microscopes à des iustrumens composés dont on se sert pour regarder les petits objets , et qui produisent un grossissement très -considérable. On les a successivement perfectionnés, soit sous le rapport de leur disposition intérieure , soit dans leurs accessoires, qui servent à contenir, à présenter et à éclairer par réflexion ou par transmission les objets soumis à l’observation. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas d’entrer dans les détails; nous nous contenterons de donner une idée générale de l’instrument. Au-devant d’une lentille A (fig. 1G4 ) , dont le foyer doit être très-court et le champ très-peu étendu , on place le petit objet M que l’on désire observer. S’il se trouve trèsprès du foyer de la lentille , il se formera derrière cette lentille , mais à une grande distance , une première image F , qui sera déjà beaucoup plus grande que l’objet. Derrière cette première image on place une seconde lentille d’une étendue beaucoup plus considérable , et d’une convexité moindre que la première ; et ou la dispose de manière que , recevant les rayons de la première image F ,
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elle aille produire du côté opposé une seconde image F', plus grande que la première, laquelle est enfin regardée avec une lentille G, l’œil étant placé au point O. On aperçoit alors une image qui sous-tend l’angle M OM', et qui peut se trouver plus de huit cents fois plus grande que l’objet.
5q4* Télescopes caloplrujucs. — On peut se servir, pour produire des images et les observer, de miroirs concaves au lieu de verres.
Le télescope grégorien est composé ( fig. 1 G 5 ) de deux miroirs concaves : l’un MM, plus grand et tourné vers les objets , est percé d’un trou dans son milieu. Les rayons qui tombent sur lui sont rassemblés vers le milieu mm, oit se trouve un autre petit miroir concave qui les réfléchit avant qu’ils aient formé un foyer , c! les renvoie a travers l’ouverture centrale du miroir MM , en portant leur foyer au point F , d’où l’image est observée avec un ou plusieurs verres grossissans, en sorte qu’on peut dire que l’image produite par le télescope est regardée avec un microscope.
Le télescope A civtonicn est précisément construit sur les mêmes principes; seulement le petit miroir mm ( fig . i GG) est incliné de 4 5° sur l’a.vc du grand miroir, et dirige transversalement les rayons qui vont former l’image au point F. On voit que , dans ces deux instrumens , les seconds miroirs sont placés sur le chemin des rayons incidents. Mais ils sont assez petits pour n’en pas diminuer sensiblement le nombre.
5(j5. Microscope solaire. — Celinstrument , d’unegrande simplicité, et dont les effets sont si remarquables, a pour but d’éclairer assez fortement un très-petit objet, pour que l’on puisse ensuite, h l’aide d’une lentille, en former une très-grande image qui se trouve encore suffisamment
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lumineuse , et que l’on reçoit sur un plan , clans une chambre obscure. La fg. 1G7 donne une idée de cet instrument : ]\I ai est un miroir plan qui reçoit les rayons du soleil et les porte sur la lentille L , qui les rassemble à son h’U i 1 sur le petit objet, qui est ordinairement contenu entre deux lames de verre. Au devant de ce petit objet se trouve la lentille / , dont la distance peut varier b volonté, et qui produit sur le plan PP , placé à une grande distance, une image qui peut être douze cents ou quatorze cents lois plus grande que l’objet.
La lanterne magique n’est qu’une modification du microscope solaire , dans laquelle l’objet est éclairé au moyen d'une lampe dont les rayons , réfléchis par un miroir concave , sont encore rapprochés par une grosse lentille. Les objets , d’une assez grande étendue , sont peints sur une lame de verre, et la lentille antérieure qui produit l’image , présente un diamètre proportionné à l’étendue de l’objet!
5q6. Chambre noire. — La chambre noire est un ap! pareil très-simple , dans lequel on recueille , sur un plan situé dans un espace obscur, les images des objets extérieurs. La miroir plan très-pur MM ( fig. 1 68 ) réfléchit les rayons d un objet AB elles envoie surfit lentille LL , qui en porte l’image en AT/. Elle s’y peint dans l’obscurité avec beaucoup de netteté , si les distances relatives sont convenables, et sans couleurs étrangères, si la lentille est achromatique.