‹ Traité élémentaire de physique générale et médicaleChapitre 43 sur 139 · DE ^’éLKCTRIClTÉ · texte numérisé non relu

DE ^’éLKCTRIClTÉ

siste en un flacon carré de cristal (fig. 124), parle goulot duquel pénètre une petite tige métallique terminée à l’extérieur par un bouton , et portant à son extrémité inférieure deux pailles îibremen t suspendues, parallèles et en contact : la partie supérieure de l’instrument est vernie à la gomme jaque pouç, isoler complètement. le petit conducteur, et sur l’une des faces du flacon se trouvent marqués des degrés qui mesurent l’écartement des deux pailles. Dans cet état, si l’on touche la boule extérieure avec un corps électrisé d’une manière quelconque, les deux pailles s’écartent, ce qui indique la présence de rélectricité dans ce corps, et jusqu’à- un certain point sa quantité, par le plus ou moins d’écartement. Mais comme l’influence du poids des pailles s’accroît considérablement à mesure qu’elles s’approchent de l’horizontalité, cette dernière indication est fort inexacte. Ce même instrument peut servir à reconnaître la nature de l’électricité ; car, si après avoir produit l'écartement par une électricité connue, vitrée par exemple , on en approche un autre corps chargé d’une électricité inconnue, l’écartement persistera ou augmentera si l’électricité est vitrée, il diminuera ou cessera si l’électricité est résineuse. II faudra seulement agir avec précaution ; car les pailles , après avoir perdu leur électricité vitrée, pourront tout à coup s’écarter de nouveau par le nouveau fluide, et le mouvement peut être si prompt qn’on n’ait,pas le temps de l’apercevoir. On remplace souvent les*pailles par deux feuilles d’or suspendues parallèlement. Les effets en sont encore plus sensibles, mais l’instrument se dérange plus facilement.

Pour apprécier des quantités d’électricité extrêmement petites, on ajoute à l’éLectroscope uu appareil que nous décrirons bientôt sous le nom de condensateur .

Pour reconnaître l’électricité atmosphérique, on sur-

PROPREMENT DITE

monte l’électroscope d’une pointe métallique très aiguë, et on l’élève au bout d’une perche.

Dans la plupart des cas , le plus commode des électroscopes est une boule de moelle de sureau suspendue à un fil de soie ; car elle est attirée par tous les corps électrisés : quand on l’a touchée- avec un tube de verre frotté, elle est électrisée vitreusement; et quand on l’a touchée avec un bâtoi^ de cire à cacheter, elle possède une électricité résineuse; et par conséquent, elle peut servir à faire connaître l’état d’un corps électrisé quelconque.

Pour apprécier jusqu’à un certain point la charge électrique des machines , on se sert d’un électromètre trèssimple qui est représenté ( fig*. 126). Il consiste en un demi-cercle d’ivoire sur lequel on a tracé des degrés, et en une boule de moelle de sureau montée sur une tige, qui se ment autour du centre de ce demi-cercle. A mesure qu’on accumule de l’électricité dans la machine sur laquelle est posé cet instrument, la boule s’écarte de la tige de l’éiectromètre , et peut former presque un angle droit avec elle, dans un maximum de charge électrique.

De tous les instrumens qui portent le nom d’électro¬

mètres, le seul qui présente une véritable exactitude est la balance de Coulomb, que nous avons décrite dans d’autres

occasions.

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