ÉLECTRO-DYNAMIQUE. THÉORIE DU MAGNÉTISME
334. Actions des courants électriques les uns sur les autres. Lois d'Ampère. —
En étudiant l'action des aimants les uns sur les autres, nous avons été à même d'observer des phénomènes de mouvement dont les hypothèses faites jusqu'ici sur les forces magnétiques ne donnent pas une explication satisfaisante. Afin de nous faire une idée plus exacte de ces forces , il est nécessaire d'étudier auparavant une série de phénomènes électriques qui ont la plus grande analogie avec les actions magnétiques.
De même que deux aimants agissent l'un sur l'autre, de même deux conducteurs parcourus par des courants électriques s'attirent ou se repoussent. Ampère a reconnu le premier les actions mutuelles des courants; l'ensemble de ces phénomènes constitue ce qu'on appelle Y électro-dynamique.
Pour rendre sensible les actions attractives ou répulsives de deux courants l'un sur l'autre, il faut que l'un des courants soit mobile. On peut remplir cette condition de différentes manières. Ampère employait comme circuit un lil de cuivre plié en forme de rectangle dont les extrémités recourbées en crochet venaient s'appuyer sur le fond de deux godets remplis de mercure et communiquant chacun avec un des pôles d'une pile; le circuit se trouve ainsi suspendu de manière à tourner librement autour de l'axe vertical passant par les deux godets superposés. Le mode de suspension adopté par Ampère présentait quelques inconvénients qu'on a su éviter clans les appareils de construction récente. G. de la Rive a imagine de rendre mobile tout le circuit, y compris la pile : dans ce but, on lixe à la face intérieure d'un morceau de liège une pile