‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 56 sur 188 · PESANTEUR · texte numérisé non relu

PESANTEUR

52. Masse d'un corps. — La considération du centre de gravité simplifie singulièrement l'étude des mouvements que la pesanteur imprime aux corps solides , car les choses se passent comme si le poids du corps était appliqué en totalité au centre de gravité.

La pesanteur , agissant seule , tend à entraîner le centre de gravité dans la direction de la verticale ; lorsqu'elle agit concurremment avec d'autres forces, il est facile de connaître le mouvement résultant, si on sait quelle est l'intensité de ces forces étrangères et dans quelle direction elles tendent à faire marcher le centre de gravité.

Il est évident que ce point n'est pas moins important à considérer dans un corps soustrait à l'action de la pesanteur, mais soumis à l'influence d'une autre force quelconque qui agit à distance ; car le centre de gravité n'est autre chose, en définitive, que le centre des forces parallèles relatif au cas particulier de la pesanteur. Toute force exerçant son action à distance pourrait servir à déterminer la position du centre en question, et si on a recours ordinairement à la pesanteur , c'est en quelque sorte un pur hasard dû à cette circonstance que la pesanteur est constamment à notre disposition. On voit donc que, dans la plupart des questions relatives à la dynamique des solides , il est permis de faire abstraction des corps eux-mêmes et de leur substituer leur centre de gravité, puisque la masse totale d'un corps peut être regardée comme concentrée en ce point.

Quant à la notion de la masse, elle n'est pas non plus subordonnée à la pesanteur seule; elle conserve la même signification, quelle que soit la force considérée (cf. § 25).

L'observation apprend qu'une force donnée, en agissant sur différents corps, leur communique des vitesses différentes. On dit que deux masses soni

l [Si on tenuit à mettre lia peu d'uniformité dans la désignation des différentes parties de la physique, on pourrait donner ce chapitre et au suivant le nom commun de steréodynamique , par analogie avec le nom (^hydrodynamique, qu s'applique à l'étude du mouvement des fluides. Pour le mOme motif, nous intitulerions le cliapitse précédent : SlcrJoMatiqite.']

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