‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 127 sur 201 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

OPHTHALMOSCOPE.

198. Conditions de visibilité du fond de l'œil. — On désigne sous le nom iVofilithalmoscopCy un inslrument dont l'invention est due à M. HelmholU (1851) et qui est destiné à observer les parties profondes de Tœil. Dans les circonstances ordinaires, quand on regarde l'œil d'une personne, l'ouverture pupillaire parait noire ; cette apparence tient aux conditions particulières do la réfraction oculaire. Mais il ne suffît pas d'éclairer le fond de l'œil pour le rendre AÎsible ; il faut, en général, recourir à quelque artifice dioptrique particulier, si on veut voir nettement.

Soit, en effet, L (Fig. 214) un point lumineux envoyant un cAne MLN de lumière divergente sur l'œil ; si ce dernier est exactement accommode pour b distance du point L, les rayons réfractés iront se réunir sur la rétine en un

■ ■■ - , ■.»= -- - I *i -^j^ —^M "■ — — ^^^ Ji.

Ffg. 214. — Marche dos rayons lumineux qui émergent de IVviL

point L', qui sera le foyer conjugué de L. Or, en vertu de la loi de réciprocité, les rayons réfléchis par le point L, sortiront de l'œil de manière à concourir au point L. Un observateur placé à côté du point L, par exemple en Q' , no recevra aucun des rayons de retour venus du point L' , et par conséquent , le foiKl de Tœil observé lui paraîtra noir; car la partie de la rétine qui |H)urrait lui reovoyer de la lumière n'est pas éclairée; pinir qu'elle le fut, il faudrait quertfi^ de TobsenattHir émît lui-même de la lumière. Telle est la raison |K)ur laquelle le fond de Tœil, examiné dans les circonstances ordinaires, sans appareil S|>écial, n'est pas visible.

Supposons maintenant (pie Tœil obsené soit accommi>«lé pour une distance OL", supérieure à celle du piûnt lumineux L : alors les rayons réfractés provenant de L convergeront vers un |>oint L,', situé derrière la rétine, et iVLii' reront ainsi une certaine étendue PQ de cette membrane. Les rayons rêflÀ-b»* par la poition tVlairée ressorlimnt de IVeil |Hnir donner à Textérieur uneimap? arrienuc P'Q', réelle et ivnvei'sée. Pans ces conditions, un obser\ate«r plac* en Q* recevra dans son œil les rayons de retour provenant du point Q, et auf^ ainsi la sensation de la lumière; mais il ne verra |>as distinctement le poiulOparce que les rayons qui ont Iravt^rsé le système réfringent de l\eil ob«r^ émergent à l'état de convergence. On peut rendre la vision nette, en interposant entiv TomI du patient et celui <le l'obsorvaUMir un milieu réfringent [\w tille convexe ou concave) »pii déplace le point <le concours tles rayons lunùoeus. 8oit en le rendant virtuel, soit eu le rappi\)chant, tout eu le laissant réel.

^ypHTIIALMOSCOPE. 393

En résumé, pour voir distinctement le fond de Toeil, il faut réaliser les deux nditions suivantes :

!• Éclairer les parties qu'on désire observer, et de manière que l'œil de l'obrvateur puisse se placer sur le trajet des rayons émergents; 2» Reporter l'image du fond de l'œil à une distance en rapport avec le pou • )iraccommodatifde l'observateur.

De là résulte que l'instrumentation oplithalmoscopique comprend en général eux ordres d'appareils : une partie catoptrique représentée par un appareil d'élairage, et un appareil dioplrique consistant en lentilles de diverses espèces.

iwwiWfttElj-. 9.W=~^^.^) ~~%~Wj^' r-~-Trii

Flg. 215. — Théorie de l'examen ophtluklmoseopique à Vimagt droite.

m. Métliodes ponr observer à l'ophtlialmoscope. — Il existe deux métliodcs K)ur observer le fond de l'œil à l'aide de l'ophthalmoscope : la méthode dite à 'image droite et la méthode à Vimage renversée,

I. Examen a l'image droite. — Dans cette méthode, on transforme l'image lérienne du fond de l'œil , image réelle et renversée , en une image droite et rirtuelle ; on obtient ce résultat en interposant entre l'œil du patient et celui le l'observateur une lentille divergente de longueur focale convenable.

Soit, par exemple, A (Fig. 215) l'œil observé et a un point éclairé de la reine, dont le foyer conjugué est h; en ce point se formera l'image aérienne du lu fond de l'œil, mage réelle qui, omme le montre a direction de la ^ lèche, est reii- •ereée. Plaçons .*n B une lentille livergente , dont

ia longueur focale 6p soit plus petite que la distance de l'image aérienne à cette lentille. Dans œs conditions, les rayons lumineux venant de a et convergeant, ui sortir de l'œil , vers le point 6, seront rendus divergents par la lentille B , et paraili'ont partir d'un point d .situé en arrière de Tœil obsciTé ; il en sera de n^e pour tous les autres points éclairés de la rétine, et nous aurons ainsi en d une image redressée et virtuelle que l'oîil de l'observateur, placé derrière la lentille divergente , pourra voir nettement si elle se trouve à une distance comprise dans les limites de la vision distincte

[La mëthodo h Timage droite applique le principe de la lunette de Galil<5e (cf. § 191*) : "objectif do cette lunette est repri^scntd ici par le système réfringent de Tceil obBcr\'<$ ^Tocalaire par la lentille divergente H; la thdorie i\v. la formation des images est la Beine dans les deux cas (voy. § 201).

Le calcul nous montrera que la longueur focale de la lentille qui fait voir distincte- ^^^ le fond de Toeil , d(?pend à la fois de la distance pour laquelle Tobservateur adapte ** VQe et de la distance do Timago aérienne , c\*st-h,-dire do Tdtat d*accommodatton do f«i] observé ; le choix de la lentille n'est donc pas indifférent et doit nécessairement ^er pour chaque cas particulier. — Si l'œil de r«>bsfr\'ateur et celui de Tobser^'é sont 'WU deux accommodés pour une distance infinie, on n'a pas brs«>in do h-ntille pour oltteair une image nette. Il en serait de même si l'un des yeux possédait un degré d'by- P^iviëtropie qui compensât exactement la myopie do l'autre. J

II. Examen a l'image renversée. — Dans cette méthode, on se borne j rapprocher do \\v\\ observé Tiuiagc aérienne , tout en la laissant réelle et renversée; l'intei*position d'une lentille convergente sur le trajet des rayons lumineux produit C43 résultat. Soit di nouveau A (Fig. 216) l'œil ob serve ; l'image aérienne h ^ est en général , très-éloignée , et s l'observateur voulait se placei derrière, à sa distance visuelle il n'embrasserait qu'un cliami

FIg. 210. — TlM^orlo de l'examen oplithalrooscoplniio . ,, - ... l'i i •

à rmaye Tenvcr..'c. tellement restremt qu \\ hii se-

rait impossible de rien distinguer, d'autant plus (pie la clarté de celte image est extmnement fitible.

Mettons devant I^jm! A une lentille convergente B de 2 à 3 pouces de Ion gueiu^ focale; celte lentille aura pour efl'et d'augmenter la convergence île rayons qui émergent lUî rti'il, de i-approclior, par conse(|uent, l'image réelles de la reporter en f/, à uikî disbince telle qu'un observateur, ayant son (L*il (*- C, puisse la voir distinctement.

[La thc'orîc de» foyers conjugues dans le cas d*une lentille positive recevant dos ra>V'«convergents, n(»U8 apprend que, si l'image réelle b, qui, par rapport li la lentille I: fait fonction d'objet virtuel, est à une distance infinie, son image conjuguée d se funsi au foyer même de la lentille, et, pendant que la distance de l'imago avarie depuis l'ix fini jusqu'à zéro, Timage d ne se de'placc que de d en B. Donc, eu gênerai, l'image sera très-voisine du fi»yer de la lentille, et l'observateur connaissant ainsi la distAoo pour laquelh; il doit acconnnoder sa vue, n'aura pas de peine ;i voir nettement.

^5oU8 ce rapport, l'exanuïu îi l'image renversée l'emporte sur l'examen K l'image dn>itc car, dans ce dernier cas, l'observateur ignore la position de l'image virtuelle. La pr»mière méthode pn'sente encore un autre avantage, celui de d(»nner un champ très-etrndu aussi est-elle d'un em]»]oî plus gênerai et plus utile. Cependant l'examen h l'image ixoïU devient îndispcnsulde du moment qu'on veut le l'aire servir a la détermination de l'état df la réfraction ou qu'il s'agit de calculer, soit la ])rofondcur d'une excavation, 5«»it U saillie d'une p<irtie proéminente.

Le grossissement de l'image droite est gént'ralement plus considérable que celai df l'image renversée; égal environ îi \\> fois dans le premier cas, il n'est que de 4 din* l'image renversée produite par un»* b-utillo convergente de 6*^™ de fi>yer. Mais ici on e»* toujours maître d'en augmenter la valeur, d'une part, en prenant des lentilles à longntur focale de plus en plus grande, d'autre part, en armant \\v\\ de l'i^bservateur d'um' lentille convergente jouant le rôle de loupe, par rapport h l'image réelle donnée par U le»' tille ohjrctirc. On réalise ainsi le principe «lu microscope composé, et on obtient pirl* un gr«»88isscment supérieur, si l'i^i veut, k celui <|ue procure le pmcédé îi l'image dwite-

Nous venons de dire qu'on accroît le grossissement en prenant une lentille objecti^t h long foyer ; c'est , qu'en efl'et , l'action de cette lentille est inverso de celle d'un' loupe ; elle yrossit d^ autant plus quelle a une d'mtance ftKale uluë ijrande^ car elle rtw d^autant moins l'image aérienne. — II est entendu d'ailletirs que, toutes choses ecilflo grossissement dépend di- l'ét.it de réfraetion de l'œil observé (cf. § 2^1:.)

200. Mode d'éclairage du fond de l'œil pour l'examen ophthalmoscopiqne. — LV-

Ùrage du fond de To'il pour les observations oplitlialiiioM typiques doit ni^'^' Ure aux deux conditions suivant(*s : i" être sunisanniient intense*; ^J^ l**'^- Un à ruïil de Fubâcrvateur de se placer sur le trajet des rayons <1>"

OPHTHALMOSCOPE. 395

émergent de l'œil observé. Ce double résultat s'obtient le plus facilement par remploi de miroirs dont le centre est percé d'une petite ouverture ; les rayons émanés d'une source artificielle sont projetés à l'aide du miroir dans l'œil à examiner, et les rayons de retour traversant l'ouverture centrale du miroir entrent dans l'œil de l'observateur placé derrière.

Soient A (Fig.217) l'œil observé, B l'œil de l'observateur, SS un miroir plan percé d'une petite ouverture centrale , D la source lumineuse (une lampe modérateur ou un bec de gaz) placée latéralement et C la lentille convergente ob- . jecfivc destinée à l'examen de l'image renversée. Le miroir SS , orienté d'une

Fig. SI 7. — Conditioiui pratiques do rcxamcn ophthalinoBCopique h Vimagt renvenée.

manière convenable, réfléchit dans la direction de l'œil A les rayons venant du foyer lumineux D; le point a éclairé envoie à son lourdes rayons qui, réfractés l^rlc système réfringent oculaire et la lentille G , se réunissent au point d et '^ûlinuent ensuite leur marche jusqu'à Vœ'il B, en passant par Touverture cen- Ifale du miroir.

[ I^ miroir plan seul no donne pas , en général, un éclairage suffisant ; car il <*onsprvoaux rayons émanés de la source lumineuse leur divergence primitive, 'ïf sorte que la quantité de lumi«'n» qui pénètre dans TcimI ohsiTvè est peu con- *>déral)le. On remédie à cet inconvénient en interposîint entre la source lumi- '^use et le miroir plan une lentille convexe L ; par ce moyen, h? miroir reçoit ^n faisceau de rayons convergents qu'il renvoie sur la lentille objective C dans ^ niême état de convergence.

Au lieu d'un miroir plan associé à une lentille convergente, il est préférable •^employer un miroir concave; ce dernier produit le même effet que la combinaison précédente, et plus simplement.

^n a aussi imaginé d'associer un miroir convexe à une lentille convergente. Aver ce système (l'éclairage, on a l'avantiige de ï)Ouvoir en faire varier la lonî^Meur focale jiar le chan^j-emeni relatif de la distance de la lentille an miroir; '^ résultat est impossible à obtenir avec le miroir concave , et ne peut Tôtre

39(> optiqi;e.

avec le miroir plan que si on change de lentille. La combinaison d'un miroir convexe avec une lentille convei-gente se comporte, en effet, <le la même manière que l'association de deux lentilles, dont une serait convexe et l'autre toncave ; la longueur focale d'un pareil système diminue par le rapprochement de* verres et augmente avec leur écartement. [Mais r.ivantage dont nous venons de^ I>arler est illusoire en pratique, car il a trop peu d'im|)ortance au point de vii«* des résultats pour qu'on en tienne compte ; le miroir concave est toujours pré — fônible en raison de sa simplicité et de la commodité de son maniement.]

Examinons maintenant Taction de la lentille objective C sur l'éclairante d%j fond de l'œil ; elle accroît la convergence des rayons lumineux qui lui sont rei^voyés |)ar le miroir et concentre ces rayons en un point situé très en avant de la rétine; de ce point les rayons s'écartent de nouveau pour aller éclairer uite étendue plus ou moins grande du fond de l'œil. ,

Dans l'examen à l'image droite , les cx)nditions d'éclairage sont moins favorables , à cause de l'absence de la lentille objective. Néanmoins l'emploi des appareils qui viennent d'être indiqués est encore suffisant. Mais il faut avoir soin de tenir le miroir aussi près que possible de l'œil observé , comme le montre la Fig. 218.Vour peu que les rayons réfléchis par le miroir possèdent

un légei* degré de convergence, ils sont rassemblés i>ar le système dioptrique de l'œil observé en un point situé en ïïwA de la rétine, et celle-ci se trouve «lors éclairée dans ime certaine étendue.

Supposons que l'œil A soit accomnxKl^ pour une distance inûnie , les rayons renvoyés par un point éclairé a sortiront i l'état de parallélisme , et si Tobsen^ateur a

Fig. «18. — Cuiidltlons pratiques de l'examen ^USSi SOU U»il aCC^mmodé pOUr rillfilli.il

ophth.i.n.Hcopiquo à rimagc dn.ito. ^^^^^^^ distinctement l'image réelle d om-

sidêrablement amplifiée du fond de l\ril. Mai.s il arrive rarement qtie Tolis^rvateur et l'observé aient tous deux leurs yeux disposés pour la vision «i'"''* jets situés à l'infini; aussi est-on obligé, la plupart du temps, de n\"iinrâ l'emploi d'une lentille concave ; celle-ci se place alors en C immédialeni'U^ derrière le miroir.

200". Principales formes d'ophthalmoscopes monocnlaires. — Los ophtlialmo>coj>cs les plus répandus ne diffèrent les uns des autres, en général, que par le mode <réclairage employé. Dans rophtbalmoscoi>e de Ruete, l'apiwnMl «1 <" clairage consiste en un miroir concave; dans rophthalmoscope de Coccius, it'*' un miiH)ir plan associé à une lentille convergente ; dans celui tie Zehendef^ ligure la combinaison du miroir-convexe avec la lentille convergente.

[La forme d'ophthalmo.<îcop4* dont Tiisiige s'est le plus généralisé , est t*'"** dans laquelle TapiJiireil d*éclairage se borne au miroir concave. Dans k'< Y^' miers temps qui ont suivi la découverte de rophtlia1inos('o))e, li* iiiin>ir était «'(> métal ou en verre étxtmé, avec uni» ouverture r<»ntrale, pour le pas^a^ie «i*'^' rayons de retour. Actuellement on donne avec raison la préféivnce aux uiin*"*

ophthalmoscope. :t!)7

m verre argenlé qui r^fîùcliissent une plus gramie quanlili^ de lumière el, au m lien lie percer un trou dans le veiTe, on se borne à enlever au cenli-e la Kniclie d'aj-geni dans l'éteniiue d'un tout petit cercle.] Il n'entre pas dans le plan de c£t ouvrage de douner des Instructions pras STir l'emploi de rophlhalinoscoi»e ; notre tâche se borne à l'exposé des incipes physiques qui servent de buse à la théorie des instruments d'optique. Q conséquence, nous pouvons nous dispenser de décrire les nombreuses modifications qui ont été apportées au dispositif de l'appareil opbtltatmoscopique. TG^tendant il nous sera permis de dire un mot d'un ophthalmoscope qui se '^toinmande au médecin pralicieu par la simplicité et la rapidité de sa manteuvre et par la facilité de son transport.

La disposition adoptée pour cet instrument est semblable à celle qui est usilôe dans la loupe de poche dite loupe fermante ; on a pu, par ce moyen, sup-

Iprimer l'étui ou la lioite des ophlhalmoscopes ordinaires, ou, du moins, faire serk .^^H^^^ ^''^ '^'^'^ pièce accessoire à

l ^^p ^^^ deux fins, comme enveloppe

' ^^E ^K ^^ protection et comme

manche de l'instrument. En rattachant alors toutes les autres pièces à cette partie

FU.II9. — OpbUiiliinrucopi: Oa X.moyor (i'Imlr

lu du pru Bl «' fertai.

^s.Vappardl , on a obtenu un instrument oi;cupant peu de place, très-porla- '■'{Hir conséquent, d'un maniement prompt et facile, et ne le cédant néanmoins i«i€mi autre sous le rapport des qualités optiques. Cet ophthalmoscope est réfuté dans les (Ig. 219 et 220, aux 2/3 de sa grandeur naturelle; la première figure montre l'instrument ouvert et étalé , vu de face ; la seconde le montre tmiéel vu de profil.

lAivoitenL, M, D, les trois parties essentielles, savoir, un miroir concave M, "oi'letiUlle Dhjective Lcl une série de trois lentilles oculaires I, l', l". Le mi-

roir est en verre argenté ; il a 34 millimètres de diamètre et 6 1/2 pouces (18 ■ centimètres) de longueur focale ; il présente an centre un petit cercle de 3 iiiili mètres de diamètre, dont on a ôtè la couche d'argent, pour li\Ter passade aux rayons <|ui doivent être reçus dans l'u'il do l'obscnateur. La lentille objective L, destinée à l'examen de l'image renversée, est une lentille l)i(-ouv«u de 2 1/4 pouces (6 centimètres) de longueur focale et de même iliamèlrc fur le miroir. Les trois lentilles oculaires n'ont que 8 niillimètres de largeur et «ont enchâssées, l'une ii cAté de l'autre, dans l'épaisseur d'im disque circulaire D. Les montures de ces trois pièces ont les mêmes dimensions et sont portée;, i l'aide d'un prolongement, par un pivot commun , autour duquel elles peMMOI tourner, chacune séparément, pour être inlroduiles entre les deux chassies C et C. La lentille objective, placée devant le miroir, est la seule pièce qui puisse être détachée du reste de l'appareil ; c'est aussi la seule pour laquelle celle condition soit indispeiiî^ahle ; dans ce but , le prolongement de la monture e$l brisé au milieu et la lentille n'est rattachi-e au pivot commiin que lorw|ue b deux pointes p et p' sont engagées dans les trous correspondants de h moature. Le disque D, porteur des lentilles oculaires' est derrière le miroir: le» lentilles sont écliclonnées le long d'un arc de coi-cle, qui a pour centi-e le pivot commun et pour rayon la distance de ce pivot au centre du miroir; celle disposition permet d'amenei* à volonté l'un quelcon<|ue des oculaires en regard <le la partie non ai^entée du miroir. Dans le modèle de i8C9 {'), l'un des oculaires. -X celui du milieu, est une lenliBe

k\ conveie de 8 pouces de longueur

m[\ ^j 4BB focale, et servant de loupe pour

.^^^^. observer l'image renversée; H

-'''.^^^^ri ■■i,'\ deux autreesontdes leiilillfi'eotH

caves — 8 et — 16 qui sufli^'i'i' en général, pour l'examen il im^e droite. I

Noui cruyouï devoir pncorf put'' ck'rophthtlmoRCiipcà/iiVfiffjfiit'.J'' Ihlmboltt, «t di- rophthdm»K.>pr • miroir pritmaliipir , de Sli'VtrtltO.

(lorcc que l'appRri'il d'i'cliûrap' il'^ instrumcnlA ditfôre iiutablfarni J'

s fait c

- OpbilulniuuD)<c h uuin, muni 4« XeWMU bian (A. Clwv^ltT). ~ ai Miroir eipbllulmni cunnvF. — V) I^tills RHivriurnM «Imimi r) LcuUlla dlTcrscnU uliii^uliqDt.

^k> priinill(<k' IM*.!, cutinimli pir M. Kiithi'i,

DanH l'uphthalmosrnpo de IIeliiih"ls'' il n'y a pan d» miroir i<piijnr:l'* rnyima ('iimiiaiit i\v la ji'iipce I"** iipusc Ri-tit reiiïoyiÎR dani Toril i* si'nc pur iint }iUe de glam, cet* dire par liiiu si-rie Ùe Iktnm tnH'P'' rtuten de tkitc l'mpllecii le» nnw f"

du fond de t œ

surface do celle pile de glac» w*

■e ctata X. EIkt, fuMcant flBMran*

Dnns ceR conditions, tout faisceau lumineux qui, parti d'un point quelconque ft de l'image réelle on virtuelle du fond de l'œil, traverse la portion Iranspai-entc du miroir, est dédoublé par le î-ystèmc des rhomboèdre^ on deux jûnceaux ; cliacun de ces pinircaux subit , dans l'intérieur du rhomboèdre correspondant, ime double réflexion totale que le fait émer(;er parallèlement à & direction première, mais avec un déplacement latéral égal à la dimension trana versale du rhomboèdre.

L'image unique a est ainsi remplacée par deux images rejelées l'une à droit en d , l'autre à gauche on g; el si leur distance mutuelle est précisénienl éga] à l'écartemenl des yeux , l'observateur se trouve avoir devant lui deux iiiiag« placées comme le sont les dessins stéréoscopiques. Deux petits prismes;) et ^ à Rommet interne, opèrent le fusionnement de ces images en une seule sili«4 quetque part sur la ligne médiane en a'.

Li Fig. 223 donne une vue d'ensemble de l'oplitlialmoscope bintmibire: U coupe hori7onlale de la Fig. 224 monti-e les détails de construction de liiistn" mont, tel qu'il est fabrique actuellement par M. Nacliut. On y remarque qw l'im des rliomboêdres est coupé en deux , ce qui [lerniet de mobiliser la nioitii externe C , en la faisant glisser dans l'intérieur de la monture , à l'aide «l'uM tigc! tcriiiint^ par le bouton V. Cette ilisitosition a pour but de donner à Yth" servateur la faculté de régler l'écartenieut des doubles iiiiajjes et de le pn* }iortionner i\ rêcarlement de ws propres yeus.

OPHTHALMOSCOPE.

Signalons encore l'adjonction de deux lentilles prismatiques convexes qu'on ^ab^litue aux simples petits prismes ,^ fac«s planes, pour obtenir le fusionneiDentdes doubles images, quand l'observateur ne peut pas accommoder pour une distance rapprochée ou qu'il désire giossir l'image réelle du fond de l'œil.

n n'y a , du reste, rien de particulier à ajouter quant au maniement de l'appareil <tl au mode d'examen ; on suit à cet égard les précoptes généraux établis pour les ophtli^lmoscopes monoculaîies. Seulement, si on veut se trouver dans de bonnes conditions d'obsenation , il faut avoir soin, quand on se sert de l'oph- Uulmoscope binoculaire, de placer la source lumineuse au-dessus et en arrière de la tête du patient; c'est ce que montre la F^. 225.]

nu. tib. — Opblluilmvuoiic I

«K, Calcul dei conttaDtsi optiqnei de l'ophlbalinoscape.

P'irtct l'iinagu du fonil du 1'

t" In Icii* lie lu vision , lu dixtanuR do < '^^iImt, IcM diiitaiincii rrapcctiTcii do cou difrûrcutcti pi *^ ioaattt i]Ui iltifiCDdeut lividcnuni^iit ilu l'ctat do lu i " fi d^lenniDcnt lo ([roHiÎMi'mout do l'imago Ti-olle i

'^'pendant il eiUtc pli "''iidn qu'on peut , unlru '■'■gnice, «oit par l'iiitiTv ••Wei. Je «nppoiic, par e.x' "tilk convL-r){i-iito pIuB furto ijuo c ''■trt pltiR pri'H de l'tcil obnerv

r pour une dEslancc pluii gruiidc.

r(<i]vctcur ft ti t'tcil de l'ob- PR il l'œil olmcrvi?, co sont Ih l'Hctioii dfn yeux vn préacnce, 'irtui'llo obtenue

^'te, et b lentille hbitmttar lera oblige,

de latitude dm» lu clioix de lu lentille c srtaincB liniitea, en ouinpciiiirr l'iixcèB nu le ddlleit de rditinti de l'accunimudatiiiii, tiiiit pur te chaugenieiit de* dlsiplc,-i|ue piinr l'rxanien î> l'iningn lenviTsiic un prenne une

du lu V'nf. TiT; il i-n niiiu Itéra que rimagc nielle

; l'obHurvutcur devra ilmic Ke rapprocher h non

'ugil-il de l'e:

est- elle plui l'accommoder pour

que celle de lu Fig. Ïï6, l'œil du nnc distance plna petite, doit de

sVloîgncr de la lentille B. On voit par lîi que la poRÎtion exacte k donner aux difR?rentes pièccB de rappnrcil ophtlialmoscopiquo est toajours subordonnée à un cswii préalable. C'est pourquoi nous seronp obligY^s, en ge'neral, de nous borner îi indiquer les principes qui doivent nous guider dans le choix des verres et dans la deterioiiiation ipproximative des distances.

1« Kranien à Vimage droite. — Considérons d*abord le cas de Timage droite. X<»iiJ savons que le sy8t^mo réfringent do l'œil observe A (Fig. 226) donne de la portioB

Fig. 22(>. — Tliéorie de TexAinen ophtlialmoMopIqnc h. Timagt ilroitf.

ëclaîrc'e a une image réelle et renversée qui se projette krextérieur en&Ji, mai» qiu' Hnterpositioii de la lentille concave B redresse cette image , en la rendant virtuelle et ti la reportant derrière Tocil en d $. L'œil A et la lentille B forment ainsi un système cuDposé équivalent à l'association d'une lentille convexe avec une lentille concave. 11 s'igi< de calculer la longueur focale / de la lentille B qui donne une image virtuelle d o yii^^^ k la distance de la vision distincte pour l'observateur. L'image aérienne b fi joue, à l'égtfd de la lentille B, lo rôle d'objet virtuel; son éloignement do l'œil A est égal à It ^ tance A 6 pour laquelle cet œil est accommodé. De mêmCf l'image virtuelle d^ dnitif trouver k la distance B d pour laquelle l'observateur accommode son organe vifo^ Appelons Do la première distance, Dg la seconde, et e l'intervalle AB, qui sépare U lentille B de l'œil observé ; nous aurons alors : Bô = Do — c et B d = Dg, en neigeant la distance de l'œil de l'observateur k la lentille. Introduisons ces valeurs àm la formule des lentilles concaves appropriée au cas où l'objet est virtuel, et il vient:

/ Do — c ■*" D.

Cette équation nous montre que la longueur focale / doit ôtrc d'autant plusi gnair que Do et Dg s<»ntplus grands. On voit aussi que de légères variations dans la diittaKe visuelle Do peuvent être compensées par des variations égales et d^ même sens de Vor tervalle e; quand, par exemple, Do augmente, il faut éloigner la lentille de Tœilo^ serve, et inversement, quand Do diminue, la lentille doit être rapprochée. D'autre part* si Dr varie dans un sens, pendant que Do varie dans l'autre, la compensation est cicore possible sans que la valeur de / change. Enfin, supposons que Do = Di ~ x,aloii on a aussi /= x-; ce qui veut dire que, lorsque les yeux en présence s«»nt l'ta rt l'autre accommodés pour une distance infinie, la lentille devient inutile.

[Connaissant/, e et Ds, on peut tirer de la formule posée plus haut la valeur de D#« et par suite l'état de la réfraction de l'œil observé. Tel est le moyen qui permet et àétenniner l'état de la réfraction d'un œil frappé de cécité.]

Quant au grossissement , on le calculera de la manière suivante : en appelant i- 1> grandeur de l'image réelle 6^, la la grandeur de Timage virtuelle d^, ou a, d'apnr«l> formule IV de la p. 301 :

ti Do — c

(^uand Do est très-grand, e peut être négligé, et l'on a simplement :

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