‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 45 sur 201 · POIDS ET CENTRE DE UHAVITÉ DES CORPS SOLIDES · texte numérisé non relu

POIDS ET CENTRE DE UHAVITÉ DES CORPS SOLIDES

ceutre de gravité. L'homme jouit de la faculté de modifier la configuration <^è néraie de son corps en faisant varier la situation relative des différentes parties qui le constituent; aussi le centre de jçravité du corps humain possède-t-il une mobilité assez notable.

Lorsqu'on envisage un homme dans la station verticale sur les deux pieds , sa ligne de gravité tombe dans Tintérieur de la surface limitée par les droites qui joignent les points d'appui les plus extérieurs des pieds sur le sol ; [cette surface est ce qu'on nomme la hase de sustentation], La stabihté de l'équilibre dans ces conditions est d'autant plus grande que les pieds sont plus écartés l'un de l'autre; car, la base de sustentation étant élargie par le fait de cet écartement, on peut donner aux mouvements du tronc et des bras plus d'amplitude, sans que la verticale qui passe par le centre de gravité cesse de tomber dans l'intérieur de cette base. Dans la station sui* un seul pied , ou plutôt sur une seule jambe , le tronc tout entier s'incline du côté de la jambe qui sert de soutien , afin que la ligne de gravité, se déplaçant dans le mèuje îsens, rencontre encore la base de sustentation , laquelle n'est plus représentée que par la surface du pied qui repose sur le sol.

L'homme qui se tient debout ou qui marche se trouve en état d'équilibre iustable, puisqu'il a son centre de gravité placé au-dessus de son point d'appui ; aussi tombe-t-il dès que sa ligne de gravité sort de la base de sustentation ; cet accident se produit quand l'inclinaison du corps dépasse certaines limites. Pour éviter dans ce cas une chute imminente , on corrige le déplacement de la ligne (le gravité en portant les membres dans le sens opposé à celui de l'inclinaison «lu tronc. Les jambes surtout, en raison de la longueur du bras de levier sur ler|uel agit leur masse, peuvent faire équilibre à la masse bien supérieure du Ironc, ou du moins, elles limitent les excursions du centie de gravité.

Dans la marche et la course , nous dérangeons à dessein la position de notre «:<;nlre de gravité. Pour faire un pas , nous inclinons le tronc légèrement en a\*aut et du côté de la jambe que nous voulons avancer. Quand la course est rapide, l'inclinaison du tronc est très-prononcée; la plupart du temps, elle est même si forte qu'on est obligé de la compenser par le mouvement du bras du ' ôté opposé à celui de la jambe qu'on porte en avant. I Lorsqu'un honmie porte un fardeau, l'homme et sa chai*ge ont un cenlre 'le }gra\iié commun, et, pour que le système soit en équilibre, il faut que la personne modifie son attitude de manière à faire tomber constamment dans l'intérieur de la base de sustentation la verticale qui passe par le cenlre de granité commun. C'est j)our cette raison que l'individu qui a un fardeau sur l«*dos incline le tronc en avant; celui, au contraire, dont la partie antérieure •lu corps est allourdie par une charge supplémentaire , rejette le tronc en arnére; cette dernière attitude est celle que prennent ordinairement les personnes qui ont, comme on dit, du ventre.

Quand le tronc , sous l'action d'une charge trop lourde , s'infléchit en avant îu delà de la limite requise par les lois de l'équilibre , riionjuie est obligé de jH'eodre, à Faide d'une canne, un troisième point d'appui sur le sol ; le vieillard, dont le dos est voûté, se trouve dans les niôuies conditions. L'individu ^{ui porte un fardeau sur un côté de son corps , se penche du côté opposé.

Dans tous les cas que nous venons de |>asser en revue , Ja présence d'un poids additionnel entraine le déplacement du centre de gravité commun à I homme et au fardeau ; en vue de ramener ce point dans la position nécessitée par la conser\'ation de l'équilibre , on est obligé de développer un surcroît dVfibrt qui s'ajoute au travail musculaire accompli pour supporter la charge. Aussi est-ce sur la tête qu*on peut porter les fardeaux les plus lourds, car alors l'attitude du corps ne change pas, et le centre de gravité n'est déplacé qu*en liauteur.

Tn lionmie qui est pendu se trouve eu état d'éifuilibre stable.

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