MOUVEMENTS DES CORPS SOUDES
iadon intermédiaire entre celles qu'ils auraient s'ils pouvaient se mouvoir indépendamment les uns des autres ; il résulte de là que le mouvement des points les plus rapprochés du centre de*suspension est retardé, tandis que celui des points les plus éloignés se trouve accéléré. Entre ces deux positions extrêmes, il y en a donc une correspondant à des points qui oscillent comme s'ils n'étaient pas reliés au reste du système; le point qui jouit de cette propriété porte le nom de centre d'osciUation. La distance de ce point au centre de suspension représente , par conséquent , la longueur d'un pendule simple qui accomplirait des oscillations égales en durée à celle du pendule composé.
Quand un pendule a une forme géométrique et qu'il est homogène dans toute sa masse y l'analyse mathématique permet de déterminer la position de son centre d'oscillation et par conséquent sa longueur.
Mais on peut y arriver plus simplement et môme plus sûrement , sans calcul, en employant le système du pendule à réversion, système fondé sur la réciprocité des centres de suspension et d'oscillations: un pendule étant donné afec son point de suspension, si on vient à le retourner et à le suspendre par son centre d'oscillation, le nouveau centre d'oscillation occupe précisément la position du premier point de suspension, en sorte que la durée des oscillations dans ce second cas reste la même.
Pour trouver la longueur d'un pendule composé , accompHssant des oscillations d'une durée déterminée , il sufQt donc de le retourner et de chercher par tâtonnements un point tel qu'en le prenant pour centre de suspension, et en (aisant osciller le pendule, on obtienne la même durée d'oscillation qu'a- Tant le retournement. La distance de ce second point au premier centre de 9ospension donne la longueur du pendule, longueur qui, introduite dans la formule du pendule simple , rend celle-ci applicable au pendule composé.
5€«. Mesure de rintensité de la pesanteur. — C'est en procédant comme il neiit d'être dit, qu'on a déterminé l'intensité de la pesanteur, la valeur de g pivant être tirée de la formule du pendule. L'expérience ainsi conduite a montré que , dans un même lieu , g a exactement la même \aleur pour tous les corps , quelle que soit leur nature , mais qu'elle varie d'un lieu à l'autre , avec la latitude ; elle augmente de l'éciuateur au pôle; à l'équateur, par exemple, !? = 9,780; à la laUtude de 45", ^7= 9,805, et au pôle, elle est 9,830. [A Paris, g = 9,8088 (Borda et Gassini), ou plus exactement, en faisant une correction relative à l'inégalité de perte de poids d'un corps dans l'air suivant letat de mouvement ou de repos du corps , 17 = 9,8090 (Bessel). |
L'accroissement de l'intensité de la pesanteur à mesure qu'on se rapproche du pôle tient à deux causes : en premier lieu , le j^lobe terrestre étant aplati 3ax pôles, un point situé dans cette région est plus rapproché du centre do la terre qu'il ne l'est à l'équateur; en second lieu, la force centrifuge qui agit ^ sens contraire de la pesanteur est plus grande à l'équateur (voir au § 59 Hi quoi consiste la force centrifuge).