‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 107 sur 205 · DISPERSION DE LA LUMIERE ET MELANGE DES COULEURS · texte numérisé non relu

DISPERSION DE LA LUMIERE ET MELANGE DES COULEURS

x>uleur3du spectre eCToa obtiendra de la lumière blanche. 11 résulte de là [u'il est toujours possible de faire du blanc, en combinant deux couleurs oovenablement choisies. Deux couleurs qui, par leur mélange, produisent e la lumière blanche, sont dites complémentaires.

Dans le premier des exemples cités plus haut, Tune des couleurs complé- «ntaires était simple, tandis que Tautre, composée elle-même, pouvait être >08idérée comme un mélange d'une des couleurs du spectre avec de la mière blanche. Dans le second exemple, les deux couleurs complémenîres équivalaient à des couleurs simples lavées de blanc. M. Helniholtz a icouvert que deux couleurs simples peuvent aussi être complémentaires ;

tableau du § 157 nous montre, en effet, quatre couples de couleurs specales complémentaires, savoir :

Le rouge et le vert-bleu ;

V orangé et le bleu;

Le jaune et Vindigo;

Le jaune verdâtre et le violet.

[Le vert du spectre n'a pas de couleur complémentaire simple; il en a une )mposêe, \e pourpre.]

En mélangeant ces couleurs complémentaires dans des proportions diffémtes de celles qui sont nécessaires pour reproduire du blanc, on obtient ?8 couleurs intermédiaires, dont les tons correspondants dans le spectre xupent aussi une position intermédiaire entre celles des deux couleurs )mplémentaires. Ainsi, le mélange du rouge et du vert-bleu, avec prédoinance du rouge, donne une couleur qui correspond à l'orangé, tandis que, on augmente de plus en plus la proportion du vert-bleu, le ton résultant re au jaune et finit par devenir vert. Ces couleurs composées sont toujours oins saturées que les couleurs correspondantes du spectre; elles se com - »rtent comme des couleurs simples auxquelles on aurait ajouté une certaine lantité de blanc.

110. Les trois covlmurs fondamentales. — Dans la liste des couleurs complémenires données plus haut, figurent deux couleurs qui occupent les extrémités posées du spectre et qui ont pour complémentaires deux couleurs très isines. Je veux parler du rouge et du violet qui ont pour complémentaires ïpectives le vert-bleu et le jaune verdâtre. Il est clair que, si on combine semble deux couples de couleurs complémentaires, tels que le rouge et le rt-bleu, le violet et le jaune vert, on obtient du blanc, tout aussi bien que on n'avait mélangé que les deux couleurs complémentaires d'un seul Bple; or, le vert-bleu et le jaune vert donnent par leur combinaison un 1 vert. Par conséquent, le mélange des trois couleurs simples rouge, rt et violet doit produire du blanc. Cette concliision, déduite par voie de isonnement, est confirmée par l'expérience; si, en effet, sur le disque iatif de la figure 209, on dispose, suivant trois secteurs de dimensions uTenables, les trois couleurs que nous venons de nommer, la surface du ■que parait blanche, quand on lui imprime une grande vitesse de rotation. Nous admettrons donc comme un fait démontré que la réunion du rouge, vert et du violet produit du blanc et que tous les tons intermédiaires mpris entre deux couleurs complémentaires quelconques peuvent être

remplacés par le mélange en proportions convenables des couleurs complémentaires considérées. Il est évident, dès lors, qu'on peut, avec le rouge, le vert et le violet, reproduire toutes les couleurs qui existent dans k nature; mais nous ferons remarquer que les couleurs ainsi obtenues ne sauraient, en raison même de leur mode de génération, posséder le degré de saturation absolue qui est le propre des couleurs spectrales. Les trois couleurs, rouge, vert et violet, à Taide desquelles on peut ainsi reproduire toutes les autres, ont reçu le nom de couleurs fondamentales.

Le rouge, le jaune et le bleu, qu*OD regardait autrefoû comme représentant les trois leurs fondamentales, et que la plupart des peintres désignent encore comme telles, peureat aussi reproduire tous les tons et toutes les nuances avec assez de fidélité, à une conditiM toutefois, c*est qu*on mélange, non pas les impressions colorées, mais les matières colortntoi elles-mêmes, ce qui est bien différent. Dans le mélange des poudres colorées, il se passe,» effet, des phénomènes d'absorption lumineuse qui interviennent pour modifier les résahatf (cf. !$ 167). Avec le disque rotatif, le mélange du rouge, du jaune et du bleu ne donne pu un blanc parfaitement pur.

[Les trois couleurs fondamentales n*ont pas une existence objective ; leur signification fit purement subjective; mais, d*après Thypothèse de Young adoptée par M. Helmboltz, eOs cori*espondraient, dans Tœil, à trois sortes de fibres nerveuses dont rcxcitation ilooDenil respectivement la sensation du rouge, du vert et du violet. Toute lumière objective, simple ou composée, agirait à la fois sur ces trois espèces de fibres nerveuses avec une intewité qui varierait avec la longueur d*onde. Les rayons les moins réfrangibles exciteraient lé phi fortement les fibres sensibles au rouge, les rayons de réfrangibilité moyen do ébranlertiat davantage les fibres du vert et les vibrations les plus rapides exciteraient avec le plus d'énergie les fibres du violet. Telle est, eu deux mots, le principe de la théorie des sensations colom à laquelle M. Helmholtz s*est rallié.] ([Mais jusqu'à présent, malgré les recherches hiilol»giques les plus minutieuses on n'a rien découvert dans la rétine qui puisse faire eroire à l'existence des trois espèces de fibres de Young et de Helmholtz.|

161. Triangle chromatique. — On a imaginé divers procédés pour représenter par nv construction géométrique les loi5« du mélange des couleurs. L'un des plus simples est le suivant:

Traçons le triangle RVl.' (6g. 210). Aux sommets des an^lei^ plaçons les trois eoalcort fondamentales : rouge ^ vert et violet; sur les côtés du triangle, portons les autres eooJein

qu'on trouve dans Je «pectre é Ycrl qu'on peut reproduire approxiias-

^ tivement par le mélange de deux à»

couleurs fondamentales; nous atrons ainsi l'orangé et le jaune pov le côté RV, le bleu et l'indigo potf le côté VU; le troisième côté le correspond pas à une cookvdi spectre, car le mélange du roofeel » V^ôlp^ du violet donne du poarpre.

^'"'''F*^ Cela posé, il existe évidean^

Fia. 210. — Triângio chromatique. jaoB Imtérieur du triangle m

point s, tel que, si on le joint u\ sommets R, V, U, les droites aii.ai niencos RS, VS et US sont raspectiTement propor* tionnelles aux quantités de rouge, de vert et de violet, nécessaires pour former di blanc. De même, tout autre point M de la surface du triangle correspond à une ûoféev composée qu'on peut obtenir en mélangeant les troi."; (.'ouleurs fondamentales *^fln« des proportions repi'ésentées [wr les lignes RM, Y.M, UM. Mais, dans le cas particulier delà figonr* ladroiteUM passe par le point J,qui répond à la position du jaune; elle contient, par cotséquent, tous les mélanges du jaune et du violet; nous pouvons donc remplacer lesquantilt* RM de rouge et VM de vert par la quantité JM <le jaune, et reproduire la couleur f«W'« au point M, eu mélangeant du jaune et du violet dans le rapport de JM à UM; U

Page 1