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EFFETS CHIMIQUES DE LA LUMIÈRE

phénomènes spectroscopiques et eu particulier les raies brillantes des métaux. A est une lanterne munie d'un porte-fente 0 à ouverture variable ; dans rintérieur de la lanterne se place une lampe électrique R ou une lumière Dnimroond. En avant de la fente par où passent les rayons lumineux, on dispose la lentille cylindrique L, de manière à obtenir à une grande distance une image réelle de la fente ; puis, sur le trajet du faisceau lumineux émergent, se place le prisme en flint P. Quant au miroir plan M, il sert à renvoyer rimage spectrale sur un écran et dans telle direction qu'on désire.]

17S. Tkterie dei phénomènes d'absorption lominense. — Pour expliquer les phèuomànes de l'absorption, il nous faut recourir à quelques considérations de mécanique. Nous savons que la lumière est due aux vibrations des atomes éthérés, et nous devons eu conclure, conformément aux lois générales 4o mouvement vibratoire, que les divers rayons colorés correspondent à des vibrations de durée différente. Or, si des rayons d'une réfrangibilité déterminée viennent à s'éteindre par le fait de leur absorption, la disparition ne s'explique que par une conmmnication de mouvement, attendu que le mouvement ne peut pas être anéanti d'une manière absolue : les vibrations dont la durée correspond au degré de réfrangibilité des rayons éteints se sont transformées en mouvements qui ne produisent pas d'effets lumineux, c'est-à-dire que les atomes éthérés ont transmis leur mouvement aux atomes de la matière pondérable et y ont déterminé des changements de position. Mais quand cette communication de mouvement ne porte que sur des ondes d'une longueur donnée, cela suppose que les atomes pondérables du corps considéré ont une tendance à exécuter les vibrations de même durée que celle qui correspond aux rayons absorbés. Les molécules de la vapeur de sodium, par exemple, doivent avoir une propension à accomplir les oscillations dont la longueur d'onde réponde à la réfrangibilité de la double raie D <lu spectre solaire; c'est précisément pour cela que la vapeur incandescente <io sodium donne un spectre d'émission où une raie brillante occupe la place <lela raie D, les vibrations des atomes de sodium se communiquant àTéther efivironnant. Et si ces atomes de vapeur sodique ont de la facilité à exécuter ainsi les vibrations d'une certaine durée, ils absorberont de préférence les vibrations de même période qui leur seront transmises.

11 existe deux séries de phénomènes qu'on peut regarder comme une confirmation directe de la théorie précédente. D'une part, nous voyons la lumière produire des effets chimiqueSy ce qui prouve qu'elle détermine des changeiients de position des atomes pondérables ; d'autre part, les phénomènes de phosphorescence et de fluorescence nous montrentles vibrations lumineuses communiquées aux atomes pondérables faisant retour à l'éther et rendant ainsi hunineux par eux-mêmes les corps qui ont été préalablement impressionnés perla lumière.

[On obsene aussi très fréquemment un troisième mode de transformation des radiations lumineuses, à savoir leur conversion en vibrations calorifiques obscures. Ce phénomène indique un abaissement dans le degré de réfrangi- Uitédes radiations, c'est-à-dire une augmentation de durée des vibrations; lefaits'explique sans difficulté par les lois de la composition des mouvements vibratoires.

En résumé, la lumière absorbée est convertie soit en chaleur, soit en action

chimique ou en quelque autre travail moléculaire ; ou bien elle est de nouveai émise, avec ou sans modifications, par le corps qu'elle a impressionné.]

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