CHAPITRE XIV
DE l'œil
178. Description sommaire de l'criL — On fait usage, pour les besoins de Toptique physiologique et de la médecine pratique, de diverâ instruments dont la théorie est fondée sur les lois de la réfraction et de la réflexion. En tète figure nécessairement l'œil; les autres instruments d*optique ne serreit qu'à accroître la puissance de notre organe visuel et leur fonctionnemesl ne saurait être bien compris sans la connaissance préalable de la dioptriqne oculaire.
[L'appareil de la vision se compose chez l'homme d'un organe principiL le bulbe ou globe oculaire, et de parties accessoires destinées à mouToir et à protéger le bulbe.
Le globe de Tœil se présente sous la forme d'un sphéroïde dont la partie antérieure (cornée) est un peu plus bombée que le reste. On distingue dans cet organe une enveloppe solide ou coque oculaire et un contenu transpirent. L'enveloppe se compose de trois systèmes de membranes qui s'enboitent réciproquement et qui sont, en allant de l'extérieur à l'intérieur:
1® La sclérotique (fig. 229, 1), membrane fibreuse et opaque, qui se continue en avant avec la coîmée (3), membrane transparente. La cornée a sensiblement la forme d'une calotte sphérique dont l'étendue représente environ le sixième antérieur du bulbe et dont le rayon de courbure (7"",S en moyenne) est plus petit que celui de la sclérotique (12*""). Des mesurti exactes des images catoptriques de la cornée, obtenues par remploi à l'ophtalmomètre, ont montré que la surface externe de cette membraM n'est pas rigoureusement sphérique, mais qu'elle appartient plutôt à unelli» psoide.
2? La choroïde (9), membrane vasculaire, tapissée à sa surface intarie d'une couche de pigment. Cette membrane adhère k la sclérotique; elles'* détache, un peu avant d'atteiiulre la cornée, devient libre et forme, sous k nom d'iris (14), une sorte de diaphragme circulaire percé au centre d'ui ouverture qui porte le nom de pupille; à la jonction de l'iris avec la choroïde, se trouvent le muscle ciliaive et les procès ciliaires (11, 12 et 15.)
S*» La rétine (15), membrane mince et transparente qui s'applique sif la choroïde sans y adhérer et se termine dans le voisinage de Yora serftii où elle se confond avec la zonule de Zinn. I^ rétine représente la nicmbiUi sensible, celle que la lumière doit impressionner pour exciter une sensaù» visuelle ; elle se compose de diverses couches dont la plus externe ^ ue sous le nom de couche des bâtonnets et des aSnes, Elle estenoo»-
fnuuication avec le cerveau par Tintermédiaire du nerf optique (16), qui Inverse la sclérotique et la choroïde à la partie postérieure du bulbe.
L'intérieur de la coque oculaire est divisé transversalement, par le crisallin et la zonule de Zinn, en deux cavités de capacité fort inégale et sans ommunication l'une avec Tautre. La cavité antérieure comprise entre la
anftirrpeis
lud'y-K^i/
Fif. tti, — Coupe horiionUle du globe oculaire. — 1) Sclérotique.^ 2) Conjonctive —3) Cornée revétae 4) de m lime éltstique totérieure, 5) de son épithélium, et taplMée iiir M ftce posté* rioQre par 6) la membrane de Demourt. — 7, 8) Canal de Pontana. — 9) Choro'ide revêtue de 10) sa couche pigmentaire. — 11) Proeè» ciliairet, — 12 et 13) MutcU eiliaive, — 14) IHt, — \%) Réti me, ^iôilferf optique f et 17) Artère centrale de la rétine. — 18) Fovea eentratit^ o<v cupant le centre delà tache Jaune ou macula lutea. — 19, SO) Commencement de la sonute de Zinm an niveau de Voi'a ietirata, — 21) Dédoublf'nient de la sonule de Zinn en 22), et t3) un fe«illet antérieur qui aert de ligament auapenaeur du cristallin, et 24) un feuillet postérieur qui a*est autre chose que la continuation de la membrane d*enveloppe (hyaloîde) du corpa vitré, et qui va ae aouder à la face postérieure du cristallin 20), suivant la ligne portant le n* 27. — 28) Ligne ondoleuae indiquant rattache du feuillet antérieur. — £9) Humeur vitrée.— > 30) Chambre antérieure. — 31} Chambre postérieure.
mkèe el la £ace antérieure du cristallin est occupée par V humeur aqueuse t subdivisée elle-même, par Tiris, en deux compartiments : la chambre ntérieure {^30) ei la chambre postérieure (31); cette dernière se trouve aduite à un espace annulaire par suite de l'application de la plus grande iriiederiris contre le cristallin. L'humeur aqueuse est un liquide transirent et incolore dont les propriétés physiques ne diffèrent pas sensiblement • celles de Teau ; l'indice de réfraction esta peu près le même (cf. le takftu de la p. 336).
ht cristallin (26), a la forme d'une lentille sphérique biconvexe, dont la lœ antérieure est moins bombée que la postérieure ; le rayon de courbure le cette dernière est de près de G'"*", tandis que celui de la face ante-
rieure a, en moyenne, 10"™" de longueur, pendant l'état de repos de Torgane. |La comparaison des astigmatismes cornéen et total conduit i penser que le cristallin a une forme essentiellement variable ; le muscle cilaire modifierait non seulement sa courbure générale, mais encore a forme géométrique de manière à produire une compensation des irrégularités que font présenter la cornée.]]
La droite qui réunit les sommets ou pôles des deux faces s'appelle l'aiv; la longueur de cet axe mesure l'épaisseur du cristallin. Sur lecadayre, cette épaisseur est comprise entre 4 et 5 millimètres; dans l'œil vivant, elle est moindre pendant le repos de raccommoda tion, 3*""*, 5 en moyeuDe (Helmholtz).
On voit, d'après les nombres inscrits su^ le tableau de la page 336, qne l'indice de réfraction du cristallin augmente graduellement de valeur ei allant de la superficie au centre et que dans la couche périphérique il est déjà supérieur à celui de l'humeur aqueuse.
. La cavité postérieure de l'œil est remplie par une substance transpareule de consistance gélatineuse, appelée humeur vitrée (39) et qui a sensiU^ ment le même indice de réfraction que l'humeur aqueuse.
On appelle axe de Vœil la droite qui passe par le centre du globe et jir le pôle ou sommet de la cornée ; tout plan] mené par cet axe coupe h sphère oculaire suivant une circonférence de grand cercle qui se nomw un méridien. Le plan de Véquateur est le plan mené perpendiculairemeol à l'axe par le centre de l'œil; il partage le bulbe en deux hémisphères. Les pâles sont les points où l'axe rencontre la surface de l'œil.]
179. Œil schématique. — Au point de vue de la réfraction» nous aYOtf donc à considérer dans l'œil trois milieux réfringents, l'humeur aqueuse, le cristallin, l'humeur vitrée, et trois surfaces réfringentes, la cornée elles deux faces du cristallin, le tout constituant un système dioptrique centré.,
A la vérité, ces surfaces réfringentes ne sont pas mathématiquemesl sphériques ; elles appartiennent plutôt à des portions d'ellipsoïdes, dont la trois axes sont souvent inégaux; mais on peut, en général, sans erreur sensible, les assimiler à des portions de sphère. Leurs centres de cou^ bure ne sont pas non plus exactement situés sur une même droite; néiimoins il s'en faut de bien peu que le centrage ne soit parfait, et il ert permis de regarder le système comme rigoureusement centré. Nous avoBS dit que l'indice de réfraction de la lentille cristalline n'est pas k* mèaf dans toutes les couches, qu'il augmente graduellement de la superlds au centre. [Cet accroissement régulier de réfringence donne lieu ï ^ résultat extrêmement curieux : la longueur focale du cristallin est pte courte qu'elle ne le serait si toute la masse possédait l'indice de réfinetioi | du noyau. Si donc on voulait remplacer le cristallin par une lentille Am^ ; gène ayant la même forme, les mêmes dimensions et la même distance f> cale, il faudrait donner à cette lentille un indice de réfraction supérietf non seulement à la moyenne arithmétique des indices de toutes les couchai, mais encore à l'indice de la couche la plus réfringente. En tenant cOÊSf^ * de cette particularité, I nous pourrons toujours substituer au cristallin uv lentille homogène produisant le même effet optique. Enfin nous négligemi '
petite différence qui existe entre la réfringence de l'humeur aqueuse <(
nrpB Titré, et nous assignerons à ces deux milieux le même indice
tiOD.
isidérations qui précèdent permetteot de se représenter le système B de l'œil comme formé par un milieu réfriageut (humeur aqueuse r Titrée réunies) séparé del'air par une surface spliérique (cornàe), intérieur duquel est plongé une lentille biconvexe (cristallin), plus te que le milieu ambiant. Telle est la constitution de ce qu'on ap^ \l schématique.
reil système doit évidemment agir à la manière d'une lentille conc'est-à-dire donner, comme dans la chambre noire, des images renversées des objets extérieurs. C'est ce qu'on volt a priori, en t trajet d'un rayon lumineux dans l'intérieur du système à travers lur&ces réfringentes : l'orientation de ces surfaces et l'ordre sui^ al se succèdent les mQieux réfringents montrent que chaque nouaction rapproche le rayon lumineux de l'axe principal et que par rstème produit un effet convergent.]
as <lit, § 155*, qiM, d'kprè* la théoiio de Qansa, tout lystime dioptriqoe centré, apliquo qii'il uit, peut être remplacé par ua systàme de six poinU cardinaux. t qui, le premier, a &it l'appIicatioD îorie à l'étude de la réfraction dans
Déceaaaire, pour cela, de connaître; u de courbure de la camée et des
du criitalliu; 2" lea diitancee came cea mirbice* réMugeutea; 3* les rjfractiou des divers milieux ré&inles rayons lumineux traversent avant ter leur foyer sur la rétine, niiiatioo de oee élément* théoriques de n oculaire peut être effectuée par les le nous allona indiquer.^ roin DB couKBUHK. OpHTALMOHfcraz 1.11. — [Cet appareil est destiné h grandeur des imsges réfléchies par la ■r les faces du cristallin, ce qui permet ensoite la rayon de courbure de cee ringenles.] nométre se compose d'une lunette
T (6e- ?30), dont l'ohjectif s'ouvre gîte renfermant deux lames de verres allèlea MN et PQ, disposéea comme Ignre 169, p.342, c'est-à-dire placées l'une sur l'autre, et mobiles en aena or d'un axe vertical commun ; la ligne m des deux lames doit être i la hauimélre horizontal de l'objectif. Nous ré, g 1 42 que si l'on regarde un objet, , à travers ce système de lames, et ci lataeut un angle quelconque entre t eat vu double ; on obtient ainsi deux M ap; et comme leur distance augmente avec l'angle de rotation des lames, il
d'amener l'extrémité de droite de l'nue des images en coïncidence avec l'exlréa de l'antre image ; tel est le cas représenté dans la figure 230, oîi lea ettré- • ae confondent.
Un mécanisme spécial permet de faire tourner les lames, autour d'un axe Tertici!
mun, de quantités angulaires égales, mais de sens contraire ; rinclinaison des kaa
par rapport à Tautre, se lit sur un tambour qui se meut avec chacune d'elle» et
divisé en degrés.
[[Pour mesurer avec Tophtalmomctre une image de réflexion, il faut commencer pi
choix d*un objet. A cet eti'et, Woinow a ajouté à l'instrument de Helmholtz une règto
perpendiculah'e à Taxe de la lunette et de laquelle peu vent glisser trois petits n dont deux doivent être très rapprochés Tautre. En orientant ces miroirs de b à renvoyer sur la cornée les raroDi d*une flamme S placée au-dessus de F lequel on eficctue une mensuration, oo trois images 1, 2, 3 (flg. 231,1), et Toi comme grandeur y' de Timage à meaur tcrvallc du point 1 au milieu de» deux 2 et 3, intervalle que nous avons pris, flgurc, comme diamètre d*une circoof afin de mieux Tindiquer. En inclinant le de Topbtalmomèti'e, on obtiendra «ix lumineux (flg. 231, 11) et pour dcdouMe rement la longueur choisie comme i mesurer, ilfaudi-a réaliser la dispontioi sentée en III, c*est à-dire amener le p4 mineux 1* qui se déplace vers la droites) de Tintervalle des points 2' et 3' qui placent vers la gauche. L'avantage de ( opératoire ix suite de ce qu'il est plu d'amener un point 1* au milieu de deux 2' et 3' que d'obtenir la superposition
de deux poibts lumineux, comme on le faisait avant Woinow .]! Noua avons vu, p. 342, que, le dédoublement étant effectué comme nous veooD
dire, la grandeur y' à mesui^r est donnée par la foramle :
Pio. 2S1 . '- Dédoublement des Images cornéennes ptr rophtalmoraètre.
d=^2e ton 1
\ \ H*— î-in* a /
dans laquelle e désigne l'éiMÛsseur des lame», et a Tanglc <lout chaque lame a tourni On peut éviter l'emploi de cette formule, et cela est même préférable, eu dêier expérimentalement une fois pour toutes les valeurs de d qui correspondent aux diil valeurs de s, pour Tophtalmomètre dont ou se sert. [Il suffît, dans ce but, de viser u de grandeur connue, par exemple une règle divisée en millimètres, et de noter Tang il faut faire tourner les lames pour amcnci' la coïncidence d'un trait de lUviiîou ss vemeut avec un autre distant du premier de 1, 2, 3... millimètres.]
^L'objet y con'espondant à l'image mesurée y' est le double de la distance du miro au milieu des deux autres, caries points 1, *2,3 sont les images cornéeunes des ima^ tuelles de la source S fournies par les miroii*s plans et ces dernières sont symétriquesdi rapport aux miroirs ; il résulte de là que la distance p de Tobjet à la cornée o4 «b la distance de l'œil au plan vertical passant par la règle qui |>orte les miroirs.] Ce quantités y et p étant mesurées, la première au moyen dos <li visions de la ré seconde directement par les procédés ordinaires, le rayon de courbure r de la oora
donné parla formule: /—y> ^ , (cf. J^t IcO )dan8 laquelley*= -— -.
Un des avantages les plus importants de ruphtahnoniètre, c'est que la gnukkvl de récartemcnt apparent des intages doublos qu*on y observe est indépendante à distance à Tin^trumont. Un autre avantage non moins précieux, dans les rock physiologiques surtout, i*csulte de ce fait que de légers mouvements imprimé^ à b i nte et par suite aux ima*^es, ne gênent nullcmiMit l'observation, car lef deaxi
F méifiÊmX to^joiurt de la même manière, et leur poeitioo relative ne change pas. C*e8t pÊoè rapto dernière ciroonatance qa*il est devenu possible de mesurer sur le vivaut la
«HfiNirs'àe la oomée et du cristallin, avec un degré de précision qui va jusqu'au 1/200 de
■îDiniëlre.
{Nous décrirons k propos de l'astigmatisme (§181') un upuvel ophtalmomètre, dû à
lOf. Java! et Scfaidtz, qui permet de déterminer très rapidement, mais avec une exactitude
•I pM moina grande, le rayon de coui*bure de la comée.| |U* — Oéibbmination dis distàncbs des dioptres OGUiJiiRBS. — Le meilleur procédé à
■Ivre consiste dans l'emploi de l'instrument que Dondei*s a présenté au Congrès de Londres,
m 18^ sont le nom d' ophtalmo-microscope, Gstînstrunient est un microscope ordinaire, dont le corps est mobile sur une tige graduée ■: il fii est muni de trois pieds que l'on applique, pour faire une mensuration, en trois points de ^Xatade orbitaire, afin d'obtenir une plus grande fixité. En faisant glisser rensomble de B IMaireet de Tobjectif, dont la distance relative doit rester constante, on vise successive- ^JMit b oomée et chacune des faces du cristallin ; la mise au point est facile, surtout ra foQ emploie l'éclairage latéral, à cause des variations brusques de Tiudice de réfraction au wféûi visé. Les quantités dont il faut chaque fois déplacer le corps du microscope, quantités ^-^ sont données par des lectures sur la tige graduée, font connaître, non pas les distances LléJiJi des surfaces réfringentes de Tceil, mais leurs distances apparentes, car chacune d'elles ^«it vue par réfraction à travers les milieux qui la précèdent. De ces données expérimentales, ' ^Ê déduit ÛKÛlement, au moyen des formules classiques de la réfraction, la profondeur vraie Mile chambre antérieure de Toeil etTépaisseur exacte du cristallin, en supposant connus les wfons de courbure des diverses surfaces réfringentes.
1^ m. — Indigbs D3 RtFRAGTioN. — Nous avons décrit, p. 346, un instrument, le hifractomètre d'Abbe, qui permet de déterminer ces indices rapidement et avec une grande
bryfimitel
M. Les procédés de mensuration que nous venons de décrii*e conduisent aux moyennes
Rayon de courbure de la cornée 7 '"">829
» » de la ûice antérieure du cristallin 10*"""
V » de la face postérieure du cristallin 6°*"
Distance comprise entre deux sur&ces réfringentes consécutives 3 "^6
Indice de réfraction de l'humeur aqueuse et de Thumeur vitrée 1,3365
Indice de réfraction du cristallin , . 1,4371
Fartant de ces données et appliquant alors le calcd, on trouve pour la position des points cardinaux de Toeil schématique, les valeurs suivantes :
Premier point principal - ^ """'''^^^^i différence • 0 3569
Second point principal - ^„„^^^q^j différence . U,dooy
Premier point nodal - 6"'",y685| ^^^^^^^ . q 35.0
Second point nodal - 7'"'",3254i différence . u,dôbj
Foyer principal antérieur 4- 13"'»,7i51
Foyer principal postérieur — 22™ '",8237
Ces distances sont exprimées en millimètres et comptées à partir du sommet de la cornée : Instances précédées du signe — correspondent à des points situés en arrière de la cornée ; + se rapporte aux points placés en avant de cette surface réfringente.
Lis nombres précédents nous donnent :
Pour la longueur focale antérieure (distance du foyer antérieur au premier point prin- ■%rf) 15»'n,4983
Pour la longueur focale postérieure (distance du foyer postérieur au second point prin- B^) 20»",7130
On voit que dans Toeil les deux longueurs focales sont inégales ; ce résultat pouvait être Mra, carnous avons dit, § i55*> , que les longueurs focales y* i et/2 d'un système dioptrique ■m lequel les milieux transparents extrêmes n'ont pas le même indice de réfraction sont
elles dans le rapport de ces indices, c'est-à-dire qu'on a : -^ == — ^.
Or, pour l'ceil.rindio* du premier milieu a pour valeur ma = ^,?'>i''I^^^tjÊÊÊ/'ff' D'est autre que l'air; ledemier miliea.rbnineur vitrée, a pour indice ai. :a 1|^^P*M
l'apport— =Y^^ = 0,738. TelertauMilerapport y-, aioù q«'« fmvm ^m
en diTiiant 15,4983 par 20,7136 l'I. En nombre» ronds, on a :/i =-j-A*
Les poeitiona dea points cardinaux sont marquéea sur la figura Iff, {■! repém l'œil «hématiqje, à l'écliolle de 2/i. On voit en Hi et H, lei deux p<*tU prfnc^mi.i Kt et K| les pointa nodaux, en « i et 4| let foyers principaux.
[U figure 232 eat une réduction au 1^ du dessin publié par H. Oiraod-Twilon àm Journal d'anatamie et de phyiioloffie àe Viobia, 1888, n" 2. Elto pentorme, ootreleep*
Fig. tJt.— ŒilKhénuiUqua (Orou. = t) — A, Bamrnet ie la centg. — fi. CimldeBchlanin.— CH.Choroids.— I.Irii. — 11. UoMlaeilUIr*. — R.Rétise. — N.IlMr optique. — HA. Hnnieiiir iqucuic. — L, Crlatalllo (la IJgBC pantill^ iadiqiM u form piidiDt l'iccoDunoilalion). — HV. Hginsar «Itrto. — DN, Huid^droil Intama. — OB, Uuck
TY', Ai* opilqua printlpil, - A4i. Aïs *l*u*I blMDl un tag\t da S' «t*c l'axa ^li^. - C, OntradatIgD» du globa omLiira.
Poinii eardlnaitii tCfrit Ltttlng- HtiHl. Pointa prinripaui. — Ki,Kt, Painla nodani. — FiK.t, Voytn prineipaai.
Comlanlrt dloplriquti d'âpre! Oiravà-Truto». H, Painla principaux fuiiannia.— O, Cantrada iinii1itud<(p(iiatiBadaai fDahnata). — ^ il 4l> Vtjtn prlaiHpaui pandani la rapoi da l'irconimodatiaa. — H,' Poiat pnadpa) ; 4r ■ •litf 1. Poyari pTiDcipam ptodant le ma il mu m d'accommodation.
cardinaux donnés par I.ialing, les constanlea dioptriques calculées par M. Girand-Ttda l'auteur, i«inarqaant avec raison que la longueur de Taie de l'œil achématiqne (2^"tf eat un peu trop faible, a cliei'ché dea valeurs qui se rapprocbaaacnt davanUp ' conditiona opliques île l'ceil normal ; malheureusement il est parti d'une donnée eip^riM Iule essenlii'llcriicnt inexacte, et M est ain.^i arrivé i des résultats qu'on ne aanraitacctfW i-u effet, ce qu'il appelle le centre tU similitude, qu'il identifie avec le point nodal. il kfl* en 0,à 9""° ,30 en arrière de la cornée, c'ost-à-dii'o derrière le centre de coartnredt'' iiurrace réfringente, ce qui est théoriquement impossible. 11 trouve alcH's que lea poiaU (H cipaux fusionnés (leur iatervallc 0"' ",3.'>ti9 pouvant être négligé) sont aituét en H iw cristallin à 4"° ",55 do la cornée, et que le foyer antérieur eat eu ♦». à9"",*5* cornée. Le foyer postérieur 4t tombe dans la couche externe de la rétine.
l| Lm nonbm da la page prinédaule ai
Les considérations qui précèdent étaient nécessaires pour connaître la ihnr exacte de la réfraction oculaire et les limites des approximations rmises, mais en faire usage en pratique serait introduire dans les calculs le exactitude illusoire, et, pour les besoins ordinaires, on peut parfaitemt se contenter de Vœil réduit^ dont il va être question dans le paraaphe suivant.]
M. ŒO réditt. — Nous avons vu précédemment que le système dioptrique i l'œil peut être considéré comme constitué par une lentille biconvexe ongée dans un milieu moins réfringent, ce milieu étant séparé de l'air mosphérique par une surface sphérique dont la convexité regarde Texteeur. Le problème revient donc à rechercher successivement l'effet produit irune surface d'entrée convexe (la cornée), séparant deux milieux inégaimenl réfringents (l'air et l'humeur aqueuse), puis par une lentille conergeute (le cristallin) placée entre deux milieux également réfringents iliumeur aqueuse et le corps vitré). Ces questions nous sont connues; elles Dtété traitées dans les §§ 146 et 151
TLA h
Gela posé, considérons d*abord Taction de la cornée seule et déterminons, par rapport à ette lur&ce réfringente, le foyer conjugué d*un objet situé à une certaine distance en avant H*œU; cette première image servira ensuite d*objet virtuel pour le cristallin, et donnera, ^tÏTement à cette lentille, un foyer conjugué qui sera Timage définitive de l'objet vu à irtTerà tout le système dioptrique de l'œil.
Si nous appelom<i p la distance d'un objet P à la cornée, p" la distance de son foyer con- ^'* P' dans le milieu situé de l'autre côté de cette surface réfringente, la formule (I) de la ?e 355 nous donne la relation :
• eo remplaçant r, rayon de courbure de la surikce réû*ingente,parsa valeur en fonction la longueur focale postérieure /i :
Négligeant alors la distance qui sépare la cornée du cristallin, ainsi que l'épaisseur de cette itille, nous prendrons — p" pour la distance de l'objet au cristallin, et nous aui*ons, en rta de la formule (III) du § 15P :
P P Jt
désigne la distance du foyer conjugué de l'image P', relativement à la lentille cristalline ; est la longueur focale du cristallin.
ESimiiiOQs p" entre les équations (1) et (2) et nous obtenons :
P P \fi A J
Or. la formule de l'association des lentilles (voy. p. 382) nous permet de remplacer
- 4- -jr- p*r , ç' étant la longueur focale postérieure du système ; il vient donc :
[Noua ferons remarquer que la longueur focale f\ du cristallin au repos et en place est Dpriae entre 45 et 47 "» , tondis que la cornée a une longueur focale postérieure/i = 30 »». I nombres montrent que l'action réfringente delà cornée est supérieure à celle du cristalelqne, par conséquent, on commettrait une erreur grossière, en ne tenant compte que de lentille organique.]
L'équation (3) est entièrement sembLible à la formule (1) qui se rapporte à la réfraction a travers une surface réfringente. Nous en concluons qa on peut substituer au système dioptrique de Tœil un seul milieu réfringent séparé de Tair par une surface sphérique ; en donnant à Tindice de ce miliei et au rayon de courburo de la surface de séparation des valeurs convenables, | on obtient un système dioptrique que Listing appelle œil réduit^ et dau lequel les positions des foyers principaux, et, par suite, de deux foyers conjugués quelconques, sont les mêmes que dans Tœil schématique.
On place la surface réfringente à l'"™,9317 en arrière de la comie, c'est-à-dire juste au milieu de l'intervalle compris entre les deux points principaux de l'œil schématique. Le rayon de courbure r de cette surboe
idéale est donnée par la relation — = — —, dans laquelle on prend pourn
l'indice de réfraction de l'humeur aqueuse, et pour la longueur focale antérieure ^ la distance du foyer antérieur à la surface réfringente; on troote alors : r = 5"™,275"^. Le centre de courbure est ainsi placé à 7"",2089rt arrière de la cornée et tombe au milieu de l'intervalle des deux point! nodaux.
Quant au foyer postérieur, sa distance à la surface réfringente est f'= 20'"'",9520, en vertu de la relation cp' = n çp. La réfraction dans cet œO réduit suit exactement les lois qui régissent la réfraction à travers n dioptre simple. On peut donc lui appliquer les formules de la jiage ffi5, savoir la formule des foyers conjugués :
ou h n — r — n — r =: — ,
ou encore : -X- -4- -i^- = 1 .
Le rapport des dimensions linéaires sera donné par la formule :
jL= p'-*- (II) I
y' étant la grandeur de l'image et y celle de l'objet.
Tant que la vision est distincte, l'image de l'objet se forme sur la rétine; par suite, /)' est constant et égal a la longueur de Taxe de l'œil; si nom j désignons cette longueur invariable par a, la dernière des formule» d- ] dessus devient :
JL^ « —
L'es mutuelles <los (liv(»r.so.^ sul•fac(^s ivfringentos, comme nousravions fiiitpoarlatfaéont
(les lentilles (cf. § 151 >> ). On cuiumet donc une eri*ouren substituant au système diopirifV 4 de TœU un diopti'e simple ; on rcalité, Tetrot n*e.^t pas mathématiquement le mémf àâm !■ i cas; pas plu4 dun:< Wml que <lans une utnple lentille il ne saurait r avoir d*a»
n recUligne, c'esl-à-dirc de rayon Inminaux qui traverae le sjilèniâ en ligne droite, pticn du rayon qui se coufond avec l'axa priudpal. Néanmoins l'ceil râduit sufBl lapait des circonatancea où l'on a besoin de faire intervonir la réfraction des milieui
.TSBMat à l'emploi des formules applicables à l'ceil réduit, nous ferons remarquer teules conslantea qu'il soit nécessaire de connaître «ont: i- = 5"",2752et7' = iiO. Si à l'aide de la formule (I) on a calculé poap' et qu'on Teuille l'apporter ce i a âU sommet de la cornée, on n'a qu'à poser :p ^l + e et p' =1' — «, en désignant ' les distances de l'objet et de son iniege à la comée même, et par e l'intervalle qui le sommet de cette membrane de la surface idéale de l'œil réduit; on se rappelle mquea^l-^QSlT.
lo&ders a simplifié encore davantage l'oeil réduit, en adoptant jKHir les constantes . des valeurs moins exactes que les précédentea, mais suffisamment approchées, et r«Tanlage d'être Taciles a retenir, parce qu'elles sont représentées par des nomln^s
p (indice égal k
Teau) ; on trouve nir les deux lon- 6ca]e8:ç = 15»-
20". La aurringente est saplacée t 2"'° en
de ta vériUble de la cornée.]
8 construit, s ces données, îux artificiels lerniettent de r par i'expéla plupart des iieiices aux- ) conduit l'éthéorique de e montrer l'inï de la Ion-
de l'axe anpostérieur de gane sur son e réfraction , lercer à l'exa-
(tplitalniosco-
ctc. On trou-
lu g 201* la
>tioii de l'œil
;teur Perriii ;
loiiiKTons ici
de quelques
(le ces instruments.
. DD DOCTEUtt Landolt. — 11 est construit d'après les nombres adoptés
iD'Iers : il se compose rlonc essentiellement d'une cornée sphèrique
(&g. 333) en verre très mince, dont les deux faces sont parallèles et ont un rayon de courbure de 5 millimètres. Cetle cornée est enchâssée dans dm monture métnllique sur laquelle on peut visser, plus ou moins profondément, une deuxième monture terminée par une plaque de verre dépoli qui figureh rétine; l'espace compris entre la cornée et la rétine estremplid'eau. Au moyen du pas de vis des montures métalliques, on peut faire varier la longueurde l'axe antéro-postérieur de l'œil, et réaliser ainsi t ms les états de myopie on (l'hypermétropie anisoaxile (v. § 181'') compris entre -\- lO* et — \ft.<H obtient une amétropie isoaxUc en laissant à l'œil sa longueur normale, H ajoutant à la cornée un ménisque convergent ou divergent. Pour pnidnire l'astigmatisme et étudier la déformation des images rétiniennes qui rèftultnl de cette anomalie de réfraction, il suffit d'adapter Ji la cornée un verre cyliidrique.
En avant de l'œiï se trouve une lige horizontale graduée, dont le 0 cormpond au centre de courbure delà cornée ou point nodil (le l'œil réduit ; cotlf tige ["n-te deux cadres molNki destinés ii recevoir un verre correcteur, une écbeSt optométrique, etc.
Œil du docteur Badal. — Sa construction n'est p basée sur les principes théoriqui-s qui ont amené Listiogi la considération de l'œil réduit. L'appareil dioplriquedenl "j. 234) est formé, en effet. |>ar une lentille de 17",S dp longueur focale. L'œilêtanl un système àfoyersinégan. fin de réaliser cette condition essentielle, M, lladaladi prendre conventionudlement pour origine te distance «ne corMf fictive située h 4""^ en avant de la It^ntiUt de l'instrument ; Is longueurs focales J« l'œil sont alors doilar les distança des foyers priocipui de la lentille à la conwe fictive. La rétioe Ht encore figurée par ut plaque de verre q« l'on peut déplacer diM un sens ou dans l'aDR.
'. manière à réali*' divers d^rês d'unf" tropie anisiiaxile. & avant de l'apparril (> gauche d»' la figure), se trouvent deux iUsqne.s supt'rposés, indépeoJâif l'un de l'iuitre, mobiles autour de l'axe anléro -postt'rieur de l'o»!. ^ percés d'ouvertures dans lesquelles sunt enchâssés, sur l'un, des Tffi» positifs ou négatifs pour réaliser l'aniétropie isoaxile, sur l'autre, des «m»
Fig. t3l. ~ Œil i«dull de Bidal.
(TUndriques, pour produire, par leur combinaison avec les Terres sphélifaes, les diverses espèces d'astigmatisme régulier.
(BiLDODOcrEORPAREKT. — Il présente le même ioconvéDietitthéoriqueijuele précèdent, car son système dioptrique st encore constitué par une lentille. On ^t ftdre varier la longueur de l'axe an- Éro-postérieur de l'œil comme dans les ippareils précédents, et la position d'une l^ille mobile sur un cadran gradué E donne b chaque instant le degré d'amétrapie anisoaxile réalisé. Les verres grUndriques destinés à produire l'astigmatisme sont enchâssés par couple ■■r deux tringlettes mobiles dans des ooolîsses et que l'on peut superposer de mnière à produire k volonté un astîgma- Ifame simple, composé ou mixte (Y. § iSl-).]
[ m*. A» Tbtal. — Toutes les régions iê la rétine ne sont pas également aptes k«w> nettement ; la vision n'est parfaitement distincte que dans une très petite étendue de la membrane sensible, dans ee qu'on appelle la macula futea ou tache jaune. Aussi, quand l'œil fixe uu objet, pour le voir le plus distinctement possible il se dirige de manière à faire tomber sur sa macula lutea l'image rétinienne de cet objet (Donders). Or, la tache jaune n'est pas située au pôle postérieur du globe oculaire ; elle Ht placée à une petite distance en dehors de ce point. Il en résulte que l'axe optique de l'œil qui se confoiiil avec t'axe de figure de cet organe ne passe pti par le point de fixation et que la vision s'effectue sur un axe secondaire (ne nous appellerons axe visuel principal.
L'axe visuel est doue l'axe optique secondaire qui réunit le point fixé par l'œil à son image rétinienne, laquelle image tombe au centre de la tache jnine, en un point connu sous le nom de fosse centrale (fovea centralis). L'axe visuel est représenté dans la figure 232 par la droite *,*,; il fait avec Tue optique YY' un angle de b" en moyenne, pour l'œil emmétrope.
La non- coïncidence de l'axe visuel avec l'axe optique et sa direction |ar rapport à ce dernier expliquent ce fait que les yeux paraissent loucher m dehors quand ils regardent un objet très éloigné, car alors les axes tiiuels sont parallèles et par conséquent Les axes optiques divergents.
Tandis que la vision atteint son plus haut degré d'acuité dans la macula bUea, la région du fond de l'œil qui répond à l'entrée du nerf optique est Wièrement insensible aux impressions lumineuses (expérience de la tache Reugle ou punctum cœcum de Mariette] . Cette région, représentée par la Hpilte optique, &, en général, une forme circulaire et un diamètre de l'"',b 4i moyeane. La papille optique est située en dedans du pôle postérieur de
Fia tSb. ~ (BU nduil
Toeil et légèrement au-dessous du plan horizontal ; l'axe secondaire qui passe par le milieu du punclum cœcum fait avec l'axe visuel un angk d'environ 20^.]
[ 180^. Angle viflael. Hasara de r&cnité de la vite. — On appelle angle tisnd relatif à deux points Tangle formé par les lignes visuelles q\xi ahonihee^ à ces deux points. M. Helmholtz a montré que les lignes visuelles ne doivent pas être confondues avec les lignes de direction, que par suite elles ne s entre-croisent pas au premier point nôdal ; la ligne visuelle est la droik qui joint un point de V espace au centre de V image de la pupille tue a travers la oornéey ou sensiblement, au centre réel de la pupille, puisque l'image en question n'est située qu'à environ 0"" ,5 en avant de la pupille même.
La faculté que possède la rétine de distinguer deux impressions lumineuses voisines a une limite qui paraît dépendre de la grandeur des élémenti sensibles (cônes et bâtonnets); cette grandeur détermine l'angle visud minimum, au-dessous duquel la rétine confond deux impressions en une seule. La valeur de cet angle minimum est, ù l'état physiologique, ei moyenne de 1', ce qui correspond sur la rétine à une étendue de O"",004.
L'acuité de la vue est évidemment en raison inverse de l'angle visiul minimum sous lequel on distingue des impressions lumineuses séparées. Ui grand nombre de causes morbides contribuent à diminuer l'acuité dek vue. Aussi est-il nécessaire de pouvoir la mesurer.
En oculistique, on prend pour unité d'acuité visuelle celle d'un œil qv reconnaît de s objets sous-tendant un angle de 5' et suffisamment éclairés; un se sert dans ce but de caractères d'imprimerie (Échelles typographique! deGiraud-Teulon, de Snellen,deMonoyer).On détermine alors lapluspetill distance à laquelle l'œil peut lire ces caractères ; soit d cette distance, et A la distance à laquelle les caractères sont vus sous l'angle de 5'. L*acoilé de la vue V est en raison inverse de (l'angle visuel, et par consè-
V rf
d'où on tire
quent en raison directe de la distance d^ de sorte qu'on a :
Si rf = A, on trouve : V = 1. ]
[[Il est plus simple, en pratique, de déterminer la grandeur des plus petits
Fio. 236.
Su 4.J 5if 6o f0
Variation de l'acuité viaaelle arec lige.
carnclôros que Tœil peut distinguer, k une distance constante; l'acuilé visuelle d'un œil est alors en raison inverse de cette grandeur.
L'acuité visuelle diminue, en dehors de toute influence pathologique, i
DE l'œil ^ 438
esurequ'on avance enâge: supérieureàrunitéchoisie jusqu'après vingt ans, leest sensiblement égale à 1 vers quarante ans, et décroît ensuite plus rapideent qu'elle ne l'a fait jusqu'alors. En tenant compte des données fournies ir un grand nombre d'observations, M. Monoyer a représenté parla courbe lia figure 236 les variations normales de Tacuité visuelle avec l'âge. Cette Mirbe difiere très peu d'une branche de parabole, et peut être représentée ur rèquation
V = 1,19 — 0,0001 a?, IBS laquelle V représente l'acuité visuelle comptée sur l'axe des y et â? • années comptées sur Taxe des œ!\
Ml. Df l'aiffoditiM k% Foiil &iz dista&cas. — [ Nous avons supposé jusaici que la réfraction était fixe et invariable pour un même œil ; c'était à une hypothèse destinée uniquement à simplifier l'étude et à classer les hàDomènes. En réalité et à l'état physiologique, l'œil jouit de la faculté 'augmenter dans une certaine mesure le degré de sa réfraction et, par dite, de diminuer sa longueur focale. De là, la possibilité de voir nette- MDl à dififérentes distances. Supposons, par exemple, qu'un œil soit emmérope, c'est-à-dire organisé de façon que sa rétine occupe exactement le m où vient se former l'image d'un objet infiniment éloigné, qu'en d'autres 9ines son foyer principal postérieur coïncide avec la couche des b&tonnets ela rétine; l'objet se rapproche-t-il, l'image correspondante s'éloigne et MDbe ainsi en arrière de la rétine, si l'état de la réfraction n'a pas changé; ans ce cas, la membrane sensible coupe le faisceau lumineux réfracté suivit un cercle de diffusion^ ce qui rend la vision confuse. Si; au conndre, la réfraction augmente d'une quantité convenable en rapport avec la loavelle position de l'objet, l'image restera toujours à la même distance t ne sortira pas de la rétine ; la vue conservera donc sa netteté, quoique 'objet ait changé de position.
On appelle accommodation cette propriété que possède l'organe visuel de iOvrnÀT s'accommoder ou s'adapter à la distance des objets, en augmentant «0 action réfringente de manière à coTrigev Y aberration d\\^ de parallaxe. jt terme de parallaxe désigne l'angle formé par deux droites menées du notre de l'objet aux extrémités d'un diamètre de la pupille; la grandeur de «t angle est sensiblement en raison inverse de la distance de l'objet, de unie que la parallaxe sert de mesure à cette distance.
D a été démontré expérimentalement que l'accommodation est bien positi - VMent et uniquement le résultat d'un accroissement de convexité du crisialliQ ; ce changement de courbure de la lentille organique porte principament sur la face antérieure de l'organe et parait être sous la dépendance la muscle ciliaire ; mais on en est réduit aux conjectures en ce qui concerne itt mécanisme de cette importante fonction.
A Cramer revient l'honneur d'avoir prouvé d'une manière irréfutable que E*iccommodation consiste dans une augmentation de courbure du cristallin. AFaide d'un instrument particulier dont la pièce principale est un microscope, il a observé les images de réflexion produites par la cornée et les deux Ito du cristallinyet il a constaté dans l'une de ces images des changements 'ipositiooetde grandeur liés aux variations de raccommoda tion. Lorsqu^on ^ipose devant un œil un objet lumineux, par exemple la flamme d'une
Wmvr-MoKOTn, l'hyi. nèd., t* édit. ^
OPTIQOB
lampe, on voit dans le champ pupillaire trois images dont la décv
est due à Purkinje et que Sanson a utilisées pour le diagaostk
cataracte. La première de ces imif
• ( âg. 337 ) virtuelle et droite est prodtii
la surface de la cornée agissant coh miroir convexe ; la deuxième b, plus ) et peu distincte^ est due à la face anti du cristallin, qui constitue aussi on a, i i, convexe ; elle est droite et virtuelle c
Pia. 197. — im>g*i eitopiriiiD» ds u la première ; la dernière c, réelle et ren^
«iriuaiu at droit* i«i«cbia par i> face postèrîeure du cristallin qui joua I
:ïïSir'i!Tf.'"".ïiV™ï: ■)» mi™' !»■"«'=• Or, en eiammai
oiiunia. - cj iiiiK« rteitt «t r*B. images, on remarque que la deuxiin,
JtSrjSlîîiïir " '""""■ ofe»' P'w peH'e e( se raf proche
première, à l'instant même où l'cùl s'a
mode pour un objet rapproché, d'où l'on conclut que la face anlc
du cristallin, qui donne l'image b, devient plus convexe.
La figure 238 représente, à l'échelle de -r- le changement de
illfa. Ion it ■tiianB Ar lOdtfioB. — I) t) SI t| Cmw ou do PasUBi-TIScUn
no. t3S. - A, Potition «I conrbur* d* ]■ taca anUrlmira du datloD. — B, Forma du rrlilnUia pendul la npM da l'ir dliBiMi ronehsi — S) Llgunant pcctin«.— e| Cioal d* Srb. «JCboroida. - 9) Rél.oa. iD) 11) It) Uuicla al procèa dtii — 16) TermlnilMn da U rALioa.— 17] al IS) Ilyiloïde ou mambruw dVairalsppa do cerpa M) Fouillai anlérioar da l-h^iloida. - £1) Fouillât p«al«riaar d* rhjralolde. - It) Cu H) nrlaullln pandaDi raccominoditloB. — U) Criilallln pondul la ropoa de l'MOOHMod
bure que subit le cristallin pendant l'accommodation ; cette figure esl^ en deux parties : ta moitié A correspond à la vision des objets rappp lors du maximum d'accominodatioa ; la moitié B, à la vision des objet gnéfl pendant le repos de l'accommodation.]
111* Étates 4» l'UMauedttlOB et netin diyMrelrueMMSéatif. — f^ de voir que l'organe visuel possèile la faculté d'augmenter, dans l'ai l'accommodation, la courbure du cristallin et plus spécialement de s
DE l'œil 435
érieare ; ce changement de courbure a pour effet d'accroître le pouvoir ringent de l'œil et par conséquent d'en diminuer les longueurs focales, |ai lui permet de ramener constamment au même point l'image d'un Bt placé successivement à des distances de plus en plus rapprochées, is cette diminution de la longueur focale a une limite et il arrive un ment où l'objet est trop près de l'œil pour que l'accommodation soit en t de maintenir l'image correspondante dans la rétine. Il y a donc un Dt en deçà duquel la vision commence à ne plus être nette ; ce point est igné sous le nom de punctum proœimum ou point le plus rapproché^» la vision distincte. D'autre part, l'œil au repos possède un état de réction minimum qui détermine la position du punctum remotum ou ni le plus éloigné de la vision distincte ; l'accommodation peut augmenter iduellement le degré de la réfraction jusqu'à un certain maximum auquel Tespond le punctum proximum. [II existe par conséquent deux poons limites des objets dans l'intervalle desquelles la vision reste discte ; cet intervalle représente ce qu'on appelle l'étendue de l'accommo^ tion.]
3n peut se figurer le changement réel qui a lieu pendant l'accommolion comme équivalent à l'addition, à la face antérieure du cristallin, ine lentille convergente ; le pouvoir réfringent de cette lentille auxiire sert de mesure à ce que M. Donders appelle la latitude éCctommodation ; [cette expression nous parait impropre et nous lui îférons celle àe pouvoir accommodant/]. Ainsi, le pouvoir accommoiif, c'est-à-dire la quantité maxima de pouvoir réfringent qui est ajoutée 'œil par le fait de l'accommodation, a pour mesure le pouvoir dioptrique me lentille convergente qui, supposée en contact avec le cristallin, mais icée dans l'air, produirait le même effet que l'accommodation et permetlit de voir nettement un objet situé au punctum proœimum^ sans que Ut primitif de la réfraction des milieux oculaires ait varié. En d'autres *mes, les rayons lumineux venant d'un objet situé au punctum proximum Bonent, à leur sortie de la lentille qui est équivalente au pouvoir accomxlatif de l'œil, une direction telle qu'ils semblent partir du punctum motum ; par conséquent, le punctum proximum doit se trouver entre lentille et son foyer. Appliquant la formule des lentilles au cas spécial il s'agit d'obtenir une image virtuelle, nous trouvons :
désignant la distance du punctum proximum ^ r celle du punctum
motum, a la longueur focale de la lentille et P, R, A, ces mêmes distances
;primées en dioptries.
Cest l'expression — = A qui représente le pouvoir accommodatif. Sup-
sons, par exemple, quep =0",10, r = 0",50; nous aurons pour le UToir accommodatif :
a -'^"O.IO 0,50-^" **
Fia, m. — Tuitllan do pouvoir MMnmadttif a**e 11g<r.
436 OPTIQCB
Ce qui veut dire que, dans ce cas, l'effet produit par raccommodât vaut à l'additioD d'uoe lentille conTergente de 8 dioptries. Dans l'oetl emmétrope, le punctum remolum est à l'iuflai, c'a
quer=: oo: on a alors — =^ — ou A ^= P.
f Le pouvoir accommodatif diminue quand l'âge augmente, par suite c«ment continu du p. p. et du p. r.; chez les emmétropes, le premi points commeuceà s'éloigner del'œildèsrftgededixaDs, tandis que le^ stationnaire jusqu'à quarante- deux ans environ. M. Dooders, à U t
grand nom servations struit dfla donnant !
tioDS mo7 ces poial mes de 1 distincte toute la U vie, et pfaysiologi différence
données de ces deux courbes correspotidaut k un même abscisse, re suivant qu'elle est exprimée en mètres ou en dioptries, l'étendue de modation ou le pouvoir accommodatif correspondant. M. Monoyer différences comme ordonnées d'une nouvelle courbe, et a obte (fig. 239) le graphique des variations du pouvoir accommodatif, co l'axe du y et exprimé en.dioplries, avec l'âge compté sur l'axe du courbe se confond sensiblement avec une branche de parabole, et représentée par l'équation
A = 16 — 0,3 a: + 0,001 ic*, dans laquelle A est le pouvoir accommodatif moyen correspondant k
Ul . lMnali«4*UréfnMitii)i:M]mpla, Hrp«rBètrtfi«. — (Dans un malement constitué sous le rapport de la réfraction, la rétine oce
position lelli foyer priocip 240) dusystè trique soit sit la couche d« nets pendant de raccoffliD En pareil en
qu'un objet fi
donne une ÎB tombe exactement dans la membrane sensible, et, par conséquent, s'^ nettement, il faut que cet objet soit placé à l'inâni, c'est-à-dtre qu'il à l'oeil des rayons parallèles ; l'image rétinienne étant nette, il B de la vision. Un œil ainsi disposé est appelé emmétrope; odti ''œil, le point le plus éloigné delà vision distincte est situéil
iste des jeux, et ce sont de beaucoup les plus nombreux, dont placée, soit eu avant, soit en arrière du foyer principal du sys- [ue; dans ces cas, un objet situé k l'inâni n'est pas tu dîstiaciqae son image, se faisant au foyer principal, ne saurait se deslent sur la rétine qui se trouve en deçà ou au delà du point de s rayons lumineux. On appelle, en général, mi amétrope celai irprincîpal n'est pas situé dans la membrane sensible. >ie offre deux cas k considérer, selon que le foyer principal de m avant ou en arrière de la rétine.
I, en premier lieu, que le foyer principal ^ (flg. 241)sott devant lors l'image d'un objet infiniment éloigné se formera avant que .omineux aient rencontré l'écran rétinien, et par conséquent
vu confusément ; mats, si on le rapproche peu à peu de l'œil.,
s'éloigne lour s'apla rétine ; ic un mojet occupe 1 telle que )rrespon - 9 exactela couche Kio. s4i. - œil mr-p*ts et prône vision nette. C'est en cela que consiste l'anomalie de la rémue depuis fort longtemps sous le nom de myopie. Pour uo le pointle plus éloigné de la vision distincte, au lieu d'être situé mme pour l'emmétrope, est donc placé h une distance finie en Bil.
ms maintenant le cas où le foyer postérieur <p (flg. 242} tombe le la rétine ; on a alors affaire à l'anomalie que M. Donders a oermétropie, et on voit clairement que c'est là l'état opposé à Oiez l'hyl'image infiniment orme derne; l'objet e-t-il, l'ipondante, ins le mèdoigne enage de la
lensible ; en conséquence, un œil ainsi organisé ne voit distincteïts à aucune distance, à moins qu'il ne mette en jeu l'accommodane diminue ainsi la longueur focale du système ; encore est-il pour que l'accommodation suffise à corriger rhypennétropie,que celle-ci ne soit pas supérieur an pouvoir accommodatif. Si l'on rayons réfractés aillent se réunir sur la rétine, sans que l'acn intervienne il &ut donner aux rayons incidents une couver'
F», tu. — (Rll bjpnmAtnipa.
gence préalable proportionnée au degré de l'hypermétropie ; les direcUonsde ces rayons incidents se coupent en arrière de Tœil en un point virtuel, fpi a son foyer conjugué dans la rétine; le point le plus éloigné de la vision distincte est donc situé pour T hypermétrope à une distance finie en arrière de la rétine. En enlevant à un œil son cristallin, on le rend forteme&t hypermétrope; tel est le cas des opérés de cataracte.]
En résumé, d*après M. Donders, les yeux se divisent en emméiropeté en amétropes. Dans l'emmétropie, le foyer postérieur du système réfriigent de Toeil est situé exactement dans la rétine (couche des bâtonnets) peidant le repos de l'accommodation; dans l'amétropie, il est situé, soit m avant de la rétine (myopie), soit en arrière de cette membrane fhypermi^ iropie). Il en résulte que le point le plus éloigné de la vision distincte al placé à l'infini pour l'œil emmétrope, à une distance finie en avant dek rétine pour le myope, et à une distance finie en arrière de la membrtM lensible pour Thypermétrope. En d'autres termes, la distance r est positm dans la myopie, native dans l'hypermétropie, infinie dans l'emmétropie.
[Myopie et hypermétropie, telles sont, en définitive, les deux anomalîM opposées de la réfraction de l'œil, dans le cas où les surfaces réfrinfrentM sont sphériques; quand cette dernière condition n'est pas remplie, 3 apparaît uae troisième anomalie, Y astigmatisme ^ dont nous parlerons plu loin.
La myopie et l'hypermétropie sont en général anisoaœiles, c'est-à-din qu'elles sont dues le plus souvent aux différences individuelles de longuev de l'axe optique, ou« ce qui revient au même aux différences de position di l'écran rétinien (Donders)]; [la réfringence de l'œil peut dans quelques eu être inférieure ou supérieure à sa valeur normale, la longueur de Tau antéra-postérieur restant invariabble; il en résulte alors une myopie oi une hypermétropie isoaxile, La distinction de ces deux espèces d'amétrofii n'a qu'une importance théorique; on ne peut, en effet, sur le vivant ki distinguer l'une de l'autre et leur mesure ainsi que leur correction s'obtieii exactement par les mêmes procédés. |
111*. ComctioB de ramétropie par l'emploi dot bosiclas. Hesiro di dtgré di I tlf|le. — [Le myope ne distingue pas les objets éloignés ; l'hypermétrope U voit bien à aucune distance sans mettre en jeu son accommodation, ce fri est une cause de fatigue pour l'œil ; et encore l'accommodation est-elle Ûi de suffire toujours à masquer l'hypermétropie. Il importe donc de corrigff ces deux défauts de la vue.
Pour rendre emmétrope un œil amétrope, il faut ramener dans la râtôi son foyer principal postérieur, sans faire intervenir l'accommodation. Gomw on ne peut changer la position delà rétine, on modifie la réfringence de TcA on la diminue chez le myop(^ on l'augmente chez ThypiTmétrope; dans b premier cas, la longueur focale du système dioptrique est allongée; ilansk second elle est raccourie. On arrive à ce résultat en plaçant devant Tcal une lentille sphérique convergente ou divergente, selon le cas; le* lenlilhi qu'on emploie ainsi pour corriger les défauts de la vue prennent le nomdP besicles ou lunettes, |
L'œil myope sera rendu emmétrope par une lentille négative (divergwtf de longueur focale telle que les rayons lumineux partis de Tinfloi Jiw^
p&ty après avoir traversé la lentille, comme s'ils venaient du punclum rtmoium situé à la distance r de l'œil. La longueur focale de cette lentille lerra donc être égale h r, en supposant qu'on néglige la distance du verre ï lœU.
L'hypermétrope a besoin, au contraire, d'une lentille positive qui donne mx rayons venant de l'infini une convergence telle qu'ils iraient se réunir iorière la rétine à une distance r du centre optique, cette convergence ilut précisément celle que doivent avoir les rayons incidents pour que le bjercoujugé de leur point de concours tombe dans la rétine. La longueur imle de cette lentille doit donc être encore égale à r, si on néglige la lirtâDce du verre de lunette à l'œil.
On voit que le pouvoir réfringent — ^ = R de la lentille positive ou
ligative qui corrige l'amétropie représente en même temps l'excès ou le IMcit de réfringence de l'œil, et peut, en conséquence, servir de mesure au hgré de l'amétropie.
Supposons, par exemple, qu'un œil myope ait son punctum remotum à une Krtauce de 20 centimètres, nous représenterons le degré de sa myopie par
1= -f- .T-n* = S**, ce qui indique qu'un verre négatif de 20 centimètres de
iigueur focale ou de 5** est nécessaire pour corriger cette myopie, c'est- ^éire pour rendre cet œil emmétrope et lui procurer la vision nette des
Ijjets éloignés. La notation R = — — =: 5"* se rapporterait, au contraire,
I an œil hypermétrope ayant son puncium remotum à 20 centimètres • arriére, et exigeant, pour devenir emmétrope, un verre positif de
K centimètres de longueur focale ou de 5**. L'emraétropie est indiquée par
inotation: R= — = 0**.
[Ul^. Anmallet de r&ccommodation. Presbyopie. — Nous venons de faire confiltre les défauts de la vue qui ont leur origine dans une position anormale \lkpunctum remotum j et conséquemment du foyer principal; ces défauts putituent ce qu'on appelle les anomalies de la réfraction statique p réfraction proprement dite. 11 existe aussi des anomalies de la wfraction dynamique ou de V accommodation.
. Le pouvoir accoromodatif peut diminuer; alors l'étendue de l'accommobfion devient plus petite, le punclum proximum s'éloigne, et l'œil n'est pi en état de voir nettement les objets d'aussi près qu'il le faisait avant ^mr perdu une partie de sa force d'accommodation. On se trouve ici ■I présence d'une anomalie de l'accommodation depuis longtemps connue le nom Ae presbyopie om presbytie.
la Umite à partir de laquelle commence la presbyopie est de pure conion. Il n'est plus possible de travailler le soir k quelque ouvrage très ■tkrsque la distance p du punctum proximum est supérieure à huit pouces ^,66); c'est pour cette raison que M. Donders considère comme presbyte œil pour lequel on a : p >> 8 pouces. ^ l'état physiologique, le pouvoir accommodatif diminue avec l'âge ainsi
OPTIQUK
que nous l'avons dit § 181", et il arrive un moment où la distti punctum proximum dépasse 8 pouces, en sorte que la preshyùp une suite naturelle du progrès des années. Ce défaut de la vue comi à se manifester, pour l'emmétrope, presque sans exception, vers Ta quarante à quarante-deux ans.
On voit que la presbyopie ne représente en aucune façon Tétat ojç la myopie, comme on le croyait autrefois; celle-ci est une anomalie réfraction statique, et l'autre une anomalie de l'accommodation deux vices de la vue sont si peu opposés l'un à Tautre qu'ils peuvent coe dans le même œil, quand le punctum remotum est à une distance de supérieure à 21"°»,66.
Pour corriger la presbyopie, il s'agit de donner aux rayons lumi émanant d'un objet, situé dans la position qu'il devrait occuper par n à l'œil supposé normal pour être vu nettement et sans fatigue, la din qu'ils auraient s'ils partaient d'un point situé au delk du punctum prom de l'œil presbyte, afin que ce dernier, pour les faire converger sur sa r n'ait à employer qu'une fraction KA de son pouvoir accommodatif).
[ÎCe résultat s'obtient à l'aide d'une lentiille positive placée devant W dont la distance focale, ainsi que l'a indiqué M. Monoyer, peut être cal de la manière suivante, en fraction de Kk et de. la distance r pwu remotum.
Soit L (fig. 243) cette lentille, de distance focale/*, que nous suppo»
'Cjr.-.
Pio. S43. - Correction de la presbytie par les Terrée eoBTaïaa.
coïncider avec le premier plan principal de l'œil et PQ Tobjet placé I distance rf, entre la lentille et son foyer, car l'image P' A' doit se fors une distance plus grande d'; on aura:
J JL
ou, en exprimant en dioptries les quantités qui entrent dans cette forw
La fraction du pouvoiraccommodatifK A que l'œil emploie pour régi ^mage P'Q' est égale au pouvoir dioptrique de la lentille qui ferait te punctum remotum de l'œil l'image de PQ. On peut doncécriR^