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CHAPITRE XVII

IN. Cmittiras de fitlbilité du fond de l'oil. — On désigne sous le nom Ifùphtaltnoscope un instrument dont l'invention est due à M. Helmholtz pKH) et qui est destiné à observer les parties profondes de l'œil. Dans les QiroonstaDces ordinaires, quand on regarde l'œil d'une personne, Touver- IttvpupiUaire paraît noire ; cette apparence tient aux conditions particulières iilli rtfraction oculaire. Mais il ne suffit pas d'éclairer le fond de l'œil pour It rendre visible; il faut, en général, recourir à quelque artifice dioptrique itttiealier, si on veut le voir nettement.

Soit, en effet, L (flg. 274) un point lumineux envoyant un cône MLN de Inière divergente sur l'œil ; si ce dernier est exactement accommodé pour It distance du point L, les rayons réfractés iront se réunir sur la rétine en ^ point L', qui sera le foyer conjugué de L. Or, en vertu de la loi de récipsrité, les rayons réfléchis par le point V sortiront de l'œil de manière à ^Wr au point L. Un observateur placé à côté du point L, par exemple

en Q', ne recevra aucun des rayons de retour venus du point L', et. par conséquent, le fond de Toeil observé lui paraîtra noir; en effet, la partie de h rétine qui pourrait lui renvoyer de la lumière n'est pas éclairée; povr

Kio. 274. — Marche des rayons lumineux qui émergent de rail.

qu'elle le fût, il faudrait que Tœil de Tobservateur émit lui-même de k lumière. Telle est la raison pour laquelle le fond de l'œil, examiné di« les circonstances ordinaires, sans appareil spécial, n'est pas visible.

Supposons maintenant que Toeil observé soit accommodé pour une disUM OL", supérieure à celle du point lumineux L : alors les rayons réfradil provenant de L convergeront vers un point IV, situé derrière la rétine, il

éclaireront ainsi une certaine étendue PQ de cette membrane. Les ravM

réfléchis par la portion éclairée ressortiront de l'œil pour donner à l'exIi»! rieur une image aérienne P'Q', réelle et renversée. Dans ces conditioDS, MJ observateur placé en Q' recevra dans son œil les rayons de retour proveaflfl du point Q, et aura ainsi la sensation de la lumière ; mais il ne vem pj^ distinctement le point Q, parce que les rayons qui ont traversé le systMl réfringent de l'œil observé émergent à l'état de convergence. On peatreadM la vision nette, en interposant entre l'œil du patient et celui de 1 obserii» teurun milieu réfringent (lentille convexe ou concave) qui déplace lepoU de concours des rayons lumineux, soit en le rendant virtuel, soit eoir rapprochant de Tœil observé, tout en le laissant réel.

En résumé, pour voir distinctement le fond de l'œil, il faut réaliser ki deux conditions suivantes :

1® Éclairer les parties qu'on désire observer, de manière que l'oeil di l'observateur puisse se placer sur le trajet des rayons émergents :

2* Reporter Timage du fond de Tœil à une distance en rapport avec b pouvoir accommodatif de l'observateur.

De là résulte que l'instrumentation ophtalmoscopique comprend en géuMl deux ordres d'appareils : une partie catoptrique représentée par un appardd'éclairage,et un appareil dioptrique consistant en lentilles de diverses espiM

119. létkodes pov obterrer à l'e^btilm^scopo. — Il existe deux méthode pour observer le fond de Tœil à l'aide de l'ophtalmoscope: la méChoil dite a V image droite et la méthode dite à Vimage renversée,

I. Examen a i.*image droite. — Dans cette méthode, on transforme l'inafi aérienne du fond de Tœil, image réelle et renversée, en une image droite^ virtuelle; on obtient ce résultat en interposant entre Tœil du patient et oebi de l'observateur une lentille diverçente de longueur focale coDTenabk.

Soit, i^ar exemple, A (fig. 275) l œil observé e* a un point éclairé de h rétine, dont le foyer conjugué est *; en ce iK)int se for.nera l'image aériens du fond de l'œil, image iwlle qui, comme le montre la direction de la Hècl*

OPIITALMOSCOPE

PiQ. 875' — Théorie de rexamen ophtalmotcopique à Cimage droite.

renversée. Plaçons en B une lentille divergente, dont la longueur lie Bp soit plus petite que la distance de l'image aérienne à cette len- I. Dans ces conditions, les raj'ons lumineux venant de a et convernt, au sortir

l'œil, vers T* ^ ^ \ff

x)int 6, set rendus dii;ents par la ille B, et paront partir I point d

è en arrière de l'œil observé ; il en sera de même pour tous les autres lis éclairés de la rétine, et nous aurons ainsi en d une image redressée irtuelle que Tœil de l'observateur, placé derrière la lentille divergente, rra voir nettement si elle se trouve à une distance comprise dans les te de sa vision distincte.

A méthode à Timage droite est basée sur le principe de la lunette de Galilée (cf. § 194* ) : wttf de cette lunette est représenté ici parle système réfringent de Toeil obsenré etTocupftr la lentille divergente B ; la théorie de la formation des images est la même dans eux cas (voy. § 201).

' etlciil nous montrera que la longueur focale de la lentille qui fait voir distinctement le de Toeil, dépend à la fois de la distance pour laqueUe Tobservateur adapte sa vue et de ■tance de l'image aérienne, c*est- à-dire de Tétat d'accommodation de Toeil observé ; le L de la lentille n'est donc pas indifférent et doit nécessairement varier pour chaque cas colier. — Si l'œil de l'observateur et celui de l'observé sont tous deux accommodés pour liilance infinie, on n'a pas besoin de lentille pour obtenir une image nette. 11 en serait do • si l'un des yeux possédait un degré d'hypermétropie qui compensât exactement la pie de l'autre.]

[. Examen A l'image renversée. — Dans cette méthode, on se borne à

>rocher de l'œil observé Timago aérienne, tout en la laissant réelle

enversée ; l'interposition

le lentille convergente sur ^

ajet des rayons lumineux

luit ce résultat. Soit de

veau A (fig. 276) l'œU

îrvé ; l'image aérienne b p

en général, très éloignée,

i l'observateur voulait se

«r derrière, à sa distance visuelle, il n'embrasserait qu'un champ telle

it restreint qu'il lui serait impossible de rien distinguer, d'autant plus

la clarté de cette image est extrêmement faible.

lellons devant l'œU A une lentille convergente B de 15 dioptries

iron ; cette lentille aura pour effet d'augmenter la convergence des

0118 qui émergent de l'œil, de rapprocher, par conséquent, l'image

le et de la reporter en rf, a une distance telle qu'un observateur, ayant

œil en C, puisse la voir distinctement.

a théorie des foyers coiyugués dans le cas d'une lentille positive recevant des rayons irgenU, nous apprend que, si l'image réelle b, qui, par rapporta la lentille B, lait ioa d'objet virtiel, est à une distance infinie, son image conjuguée d se forme au foyer

Fia. 276. ~ Théorie de Texamen ophtalmoKopiqae A Cimagê renversée.

478 oPTioo»

même de la lentille, et, que si la distance de Tiaigt b Tarie depnia l*mfim jpifA zéix), Timaged ne se déplace que de d en B. Donc, en géoènl^ rimage d lert très wm du foyer de la lentille, et l'observateur connaissant ainsi la dliUDce pour bqadle 1 41 accommoder sa vue, n*aura pas de peine à voir nettement.

Sous ce rapport, Texamen àTimage renversée l'emporte sur TexaiiMi à rimag<e droite, M^ dans ce dernier cas, Tobservateur ignore la position de Timage virtuelle. Ia lecoodenéUl présente encore un autre avantage, celui de donner un cbamp très étendu ; a— AfstHJhfti emploi plus général et plus utile. Cependant Teiamen à Timage droite deviealiMinpMrik du moment qu'on veut le faire servir à la détermination de l'état de la réfraction on fi*îl Afl de calculer, soit la profondeur d'une excavation, soit la saillie d'une partie pi

Le grossissement de Timage droite est généralement plus considérable qp» odui del renversée; égal environ à 13 dans le premier cas, il n*est que de 4 dans l*image produite par une lentille convergente de 0^ de foyer. Mais ici on ait toigoars d'en augmenter la valeur, d'une part, en prenant des lentilles à longueur focale de ptel plus grande, d'autre part, en armant Tœil de l'observateur d'une lentille coan le rôle de loupe par rapport à Timage réelle donnée par la lentille objêcHfoe.On réalin le principe du microscope composé, et on obtient par là un groasisseaient rapérîev, a Tm] veut, à celui que procure le procédé à Timage droite.

Nous venons de dire qu*on accroît le grossissement en prenant une lentille objactiffikil foyer; c'est, qu*en effet, raction de cette lentille est inverse de celle d*una \oape:eliê§rmM d'autant plus qu'elle a une distance focale plus grande^ car elle réduit d*antut rimage aérienne. — U est entendu d'ailleurs que, tontes choses égalât, le dépend de TéUt de réfraction de Vœ'û observé (cf. §201).]

800. mUê 4'écUirtge 4a foi4 4e Vwtk fu Vnêmm i^rtilMir^liH. ^

L'éclairage du fond de ToDil pour les observations ophUdmoscopiqQes M satisfaire aux deux conditions suivantes: l"" être suffisamment inteM^ 2^ permettre à l'œil de l'observateur de se placer sur le trajet des nym qui émergent de Tœil observé. Ce double résultat s'obtient le plus Daci' ^

JJ

Fia, 277. ~ Coodit;diis prati ;«es 4e Tesamea ophUliae«ro^«« è Fiwnmge

parlVinploi de miroirs dont le centre est percé d'une petite ouverliin: i* rayons émanés d'une source artificielle sont projetés à l'aide du miroir tai TumI h examiner, et les rayons de retour traversant rouvertore centrdt^ mirvùr entrtMit dans Tanl *le lobsersateur placé derrière.

Soient A (fig. *-*T7^ Tanl observé, I> Tœil de Tobservateuft SS M mil* plan p<»rcé d'une i^tite ouverture centrale, D la source lumineuse W*

npe modérateur ou un bec de gaz) placée latéralement et C la lentille ivergente objective destinée à l'examen à l'image renversée. Le miroir orienté d'une manière convenable, réfléchit dans la direction de l'œil A rayons venant du foyer lumineux D ; le point a éclairé envoie à son ir des rayons qui, réfractés par le système réfringent oculaire et la lene C, se réunissent au point 6( et continuent ensuite leur marche jusqu'à il B, en passant par l'ouverture centrale du miroir. Le miroir plan seul ne donne pas, en général, un éclairage suffisant ; car oonservé aux rayons émanés de la source lumineuse leur divergence nitive, de sorte que la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil observé peu considérable. On remédie à cet inconvénient en interposant entre la uroe lumineuse et le miroir plan une lentille convexe L ; par ce moyen, niroir reçoit un faisceau de rayons convergents qu'il renvoie sur la lene objective C dans le même état de convergence.

\u lieu d'un miroir plan associé? une lentille convergente, il est préféde d'employer un miroir concave ; ce dernier produit le même effet que combinaison précédente, et plus simplement.

Dn a aussi imaginé d'associer un miroir convexe à une lentille converite. Avec ce système d'éclairage, on a l'avantage de pouvoir en faire rier la longueur focale par le changement relatif de la distance de la lene au miroir ; ce résultat est impossible à obtenir avec le miroir concave, ne peut l'être avec le miroir plan que si on change de lentille. La comitison d'un miroir convexe avec une lentille convergente se comporte, en et» de la même manière que l'association de deux lentilles, dont une mit convexe et l'autre concave ; la longueur focale d'un pareil système ninue parle rapprochement des verres et augmente avec leur écartement. [ais l'avantage dont nous venons de parler est illusoire en pratique, car il ^p peu d'importance au point de vue des résultats pour qu'on en tienne mpte; le miroir concave est toujours préférable en raison de sa simplicité delà commodité de son maniement.]

Examinons maintenant l'action de la lentille objective C sur l'éclairage du ^ de l'œil ; elle accroît la convergence des rayons lumineux qui lui sont QToyés parle miroir et concentre ces rayons en un point situé très en ftnt de la rétine ; de ce point les rayons s'écartent de nouveau [)Our aller airer une étendue plus ou moins grande du fond de l'œil. [>ans l'examen à l'image droite, les conditions d'éclairage sont moins taxables, k cause de l'absence de la lentille objective. Néanmoins l'emploi appareils qui viennent d'être indiqués encore suffisant. Mais il faut avoir 3 de tenir le miroir aussi près que posle de l'œil observé, comme le montre figure 278. Pourvu que les rayons échis parle miroir possèdent un degré DODvergence convenable, ils sont rasiblés parle système dioptrique de l'œil ervé en un point situé en avant de la ^^^- *"? - condiiiont prjtiqiietderexAinM

., V . t 1 • • ophulfluotcopique à limtfft droiU.

ne» et celle-ci se trouve alors éclairée 18 une certaine étendue.

Supposons que l'œil observé soit accommodé pour une distance infime, lu rayons renvoyés par un point éclairé de la rétine sortiront à Têlat de parillélisme, et si l'observateur a aussi son œil accommodé pour Tinfini, il verra distinctement Timage réelle et considérablement amplifiée du fond de l'œil Mais il arrive rarement que l'observateur et l'observé aient tous deux leur yeux disposés pour la vision d'objets situés à l'infini; aussi est-on obligé ia plupart du temps, de recourir à l'emploi d'une lentille concave; cdii ci se place alors en C immédiatement derrière le miroir.

200\ Prladpalet formes d'ophtalmoscopes monoculaires. — Lesophtali plus répandus ne diffèrent, en général, les uns des autres que par d'éclairage employé. Dans l'ophialmoscope de Ruete, l'appareil dV consiste en un miroir concave ; dans l'ophtalmoscope de CocciuSn eV miroir plan associé à une lentille convergente ; dans celui de Zekaniei figure la combinaison du miroir convexe avec la lentille convergeate.

[La forme d'ophtalmoscope dont Tusage s'est le plus géaérali^, a celle dans laquelle l'appareil d'éclairage se borne au miroir coDcave. Daii les premiers temps qui ont suivi la découverte de rophtalmosco[<e, 1 miroir était en métal ou ( n verre étamé, avec une ouverture ceutrak pour le passage des rayons de retour. Actuellement on donne avec nm la préférence aux miroirs en verre argenté qui réfléchissent une pi» grande quantité de lumière et, au lieu de percer un trou dans le verre, oi se borne Ji enlever au centre la couche d'argent, dans l'étendue d'unL»' petit cercle.]

Il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de donner des instrucliow pratiques sur l'emploi de l'ophtalmoscope ; notre tâche se borne h l'expoii des principes physiques qui servent dtî base h la théorie des instrumeuts d'optique. En conséquence nous pouvons nous dispenser de décrire la nombreuses modifications qui ont été apportées au dispositif de l'apparal ophtalmoscopique. [Cependant il nous sera permis de dire un moi d'u ophtalmoscope qui se recommande au médecin praticien par la simplidli et la rapidité de sa manœuvre et par la facilité de son transport.

La disposition adoptée pour cet instrument est semblable à celle qui «Il usitée dans la l(>ui>e de poche dite loupe fermante; on a pu, par ce moim supprimer l'étui ou la boite des ophtalmoscopes ordinaires, ou, du moiiSi faire servir cette pièce accessoire à deux fins, comme enveloppe de p^4e^ tion et comme manche de Tinstrument. En rattachant alors tout»*s ki autres pièces à cette partie de l'appareil, on a obtenu un instrument ocdpant peu <Ie place, très portatif par conséquent, d'un maniement pronf^ et facile, <*t ne le cédant néanmoins à aucun autre sous le rapport îles ipilitês optiques. 0»t ophtalmoscope est représenté dans les figures 2T9et'i8l aux 2/3 de sa grandeur naturelle : la première figure montre rinslruiniil ouvert et étalé, vu de face : la seconde le monti'e fermé et vu de profil.

On voit en L,M,I), les trois parties essiMitielles, savoir, un miroipci>ncaTe M, une lentille objective L et une série de trois lentilles oculaires /, T. ^. I^^ miroir est en verre argenté ; il a 34 millimètres de diamètnp ^ 18 CLMitiniêtres de longueur fr)cale ; il j»rése:ite au centime un petit cer* (le 3 millimètres d*; diamètre, dont on a ùté la couche d'argent, poir livrer passage aux rayons qui tloiveiit être reçus dans l'œil de Y<AMf'

ophtalhobcope 181

ir. La lentille objective L, destinée à l'examen k l'imagé renversée, me lentille biconvexe <Ie 16,6 dioptries et de même diamètre que le ir. Les trois lentilles ocnlaires n'ont que 8 millimètres de largeur et sont enchâssées, l'une à côté de l'autre, dans l'épaisseur i'an disque circulaire D.

Les montures de ces trois pièces ont les mêmes dimensions et sont portées à l'aide

u lia profil «t f*rmi.

prolongement, par un pivot commun autour duquel elles peuvent iflr, chacune séparément, pour être introduites entre les deux es C et C. La lentille objective, placée devant le miroir, est la seule

qui puisse être détachée du reste de l'appareil ; c'est aussi la seule laquelle cette condition suit indispensable ; dans ce but, le prolonnt de la monture est brisé au milieu et la lentille n'est rattachée au pivot lun que lorsque les deux pointes p elp' sont engagées dans les trous flpoiidants de la monture. Le disque D, porteur des lentilles oculaires ;rrîére le miroir; les lentilles sont échelonnées le long d'un arc de e, qui a pour centre le pivut commun et pour rayon la distance de ce au centre du miroir ; cette dispusilion permet d'ameuerà volonté l'un ïtoque des oculaires en regard de la partie non argentée du miroir.

le modèle de 1S(>9 l'un des oculaires, celui du milieu est une len- »>nvexe de 4,5 dioptries, et servant de loupe pour observer l'image 'rsée, les deux autres sont des lentilles concaves — 4',5et — 9' qui eut, en généra], pour l'examen à l'image droite.]

s croyons ilf!Totr encore parler île l'ophUlinoio^ k pile de glaces, de Helmboltz, el Ualtnoecopc à miroir prismatigtie, île Mcyerateiu, pirce que l'appareil d'éclairage ÎMtrumeals diflcrc nntalilenient de roiix que nous otoiu fait connaître. Dan* l'ophlal-fe de Hetmhollit, il n'y a pas do miroir opaque; les rayons émanant do laMnirceluw aODt r^iToyés iIodh l'oBil observé par une pil« de glaces, c'est-à-dire par une série M transparentes do verro oinpilées les unoa sur les antres ; les ra/ons qui reTiennent

1, Phji, méd,, r MU. ÏV

OPTIQDE

du fond de l'ail, en arrÎTUit k la nirikce de cette pile de glaces sont en partie dans la dircctioa de la lource lumineiue, en partie traaBmis à robarrraleur. J appareil, l'éclairage est peu intenao, mais BufBaant oéauraoÎDe pour l'examen à l'imag M. Mayeralcin amphne comme réflecteur un prisme a réflexion totale cIl»poaé de à renvoyer par sa face hjrpotéause la lumière dans l'œil obserrè; un trou peieé i lo prisme livre passage aux rayons de retour qui vont dans l'œil de robsetTaleuj talinOBCOpe i miroir prismatique peut servir a Teiamen à l'image droite on i renversée.

[Les leatillcs généralement adoptées pour l'exameu ophtalmoscopiquo sont di leatillca eu verre. 11 est inconsteatable qu'avec des systèmes achi-omatiquea, ou sa dans île meilleures conditions optiques ; c'est dans ce but qu'un a construit de m<Mco|>ea munis de lentilles achi-omatiques {&g. 281). Mais ce que ces tories da ajoutent à la uctteté des images ophtalmojcopiquos n'est pas en rapport avec l'dé prix de l'instrument.

eupèce^ d'ophtBlmoiic(i|>e se divisent en deux classes: les ma ophUilmo»cop€* à tnnrn, pai les tiput librement à la main, i auxquels le praticien donne reucc; leur construction est tri ils se msaient avec fâcilitè-

Les aplitalmtucopet fixtt volumineux, plus compliqués, des pièces accessoires qui |h ■l'en immobiliser lei< diderenb et [|e fixer tout rap|>arFil table. Ces derniers ne reiiden vii.-c^ réels que loi-squ'im veui lilioi-té di- ses maiuA, puiir de* exemple, ou bien, lorsqu'il s's les ilénionatratious clinique*.

viiir l'image ophtalmiucii|iiqi (■lèves novices duns i-c genre valion. Les plus parfaits île moK-i^icd fil» sont ceux >le Nat'hct et de Liebreich.

Menticnoons encore les iiu/l mo^cr.fx'f. iustrumeuts qui p à une perwnuc ■l'eianiiupr ■( Pm.»!. ~ Orfatha)inaw«p~ i iniin, muni it Wlillc* ceil. Dans Tauto - OplitalmO; whwiiiuiqamA. Cbevilicri. — .■> Miroir aphtilnh»- Cocciu». c'e*t 1**11 oljMrvale .■.piq«- ™n«T,. - N L«t,ll*. fo»v«p*nl. a.l.ronn- ,„;( lui-.iwnie: avec les iustrt li^ur. — ri LcDlitIa ditrrsnit«m>;hioin*uqu*. ,,. i t i ' i ii

Uimu-I-Teulon, <le He\inauL yeu^ examine son congénère.']

(MOVOfbtalBMMHklMnltln.— M. Oiraud-Tt-iilon a fu l'Iifurei d'appri^prier rophtalnioscope à la vision binoculaire, «l cW procnr à l'ob^orvateur la sensation du Mief stérêoscopiriue. Le inècanM lequel est obtenu ce résultat ne ditTère pai^ en princii>e de celui que M. eniidote iviir transformer le inicr.'scope iiionoi-ii!aire en iustrumeDt lair.'U-f. p. 407eUt>Si.

Dcrrièw le inimir concave mn {^j.. 2^21, en verre ar^i'nlê, se t tleux rhomboètlres R. R, en cnmn-iïlass; il» sont placés eu cool un de leur soniinet o. de manière à se partager par iroiliès q petite tturfuce circulaire non argeutèe -lu miroir. Chacun de cec boèdrv» représente un double prisme -le 4.V â i-ètl.-xion totale.

tans vea condition», tout faisceau lumineux qui. jiarli d'UQ poil

Ifl l'image réelle ou virtuelle du fond de l'œil, traverse la portion ite dû miroir, est dédoublé par le système des rhomboèdres en saox; chacun de ces pinceaux as l'intérieur du rhomboèdre jant, une double réflexion

le fait émerger parallèlement ion première, mais avec un dé-

latèral égal à la dimension de du rhomboèdre.

I unique a est ainsi l'emplacèe images rejetées l'une k droite tre à gauche en ^ ; et si leur lutuelle est précisément égale nentdes yeux, l'observateur se }ir devant lui deux images plaie le sont les dessins stéréos- Deux petits prismes p et p', à iterne, opèrent le fusionnement iges en une seule située quelque i ligne médiane en a'.

re 283 donne une vue d'ensemiphtalmoscope binoculaire ; la rizontale de la figure 284 î détails de construction (lel'iû-

tel qu'il est fabriqué actuelr M. Nachet. On y remarque les rhomboèdres est coupé en qui permet de mobiliser la erne C, eu la faisant glisser dans l'intérieur de la monture, i ne tige terminée par le bouton V. Cette disposition a pour but r à l'observateur la faculté de régler l'écartement des doubles de le proportionner k l'écartement de ses propres yeux. 08 encore l'adjonction de deux lentilles prismatiques convexes ititue aux simples petits prismes à faces planes, pour obtenir le entdes doubles images, quand l'observateur ne peut pas accomir une distance rapprochée ou qu'il désire grossir l'image réelle du bU.

, du reste, rien de particulier à ajouter, quant au maniement de et au mode d'examen; on suit k cet égard les préceptes généraux ur les ophtalmoscopes monoculaires. Seulement, si on veut se ins de bonnes conditions d'observation, il faut avoir soin, quand

de l'opbtalmoscope binoculaire, de placer la source lumineuse

et en arrière de la tète du patient ; c'est ce que montre la

^tâlHoicop< i plitlean oburritnri.— * M. Sichel a modifié l'ophtaU linoculaire de manière à permettre à deux personnes d'observer nent le même œil et M. Monoyer,touten consen'antle principede Dt l'a transformé en ophtalmoscope à trois observateurs. Dans ce

but, le faisceau lumineux qui concourt à la formation de l'image R'

Vin. tfS. - Ophtelnoacopa bioucnlmindc Oinud-Tau

l''M. tu. — Coap< horiionUls ds l'ophldrooscopa b)i

oniime optiqiu qui iirocara U ri

fond de l'œilK (fig. 386) est divisé en trois portioDs seusiblemeiiti^a'i

Vm. K<3. — Oiihliiliiiuicopc MiUK'ulaiii- ilii|.niH' pour l'ubwrvitiBii.

luoyeii du deux pi-ismes UAC', li'A'C i>lacès don-ière It: centre da i

éflectenr de telle sorte que leurs sommets A et A' soient à une petite distance un de 1 autre. Une portion de la lumière continue donc sa route en ligne roite et permet de voir l'image R' comme avec l'ophtalmoscope ordinaire". M rayons qui tombent sur l'un ou l'autre des prismes BAC, B'A'C, se

Fio. 286. ^ Théorie de rophUlniotcope à trois obsTvaioun.

'fléchissent sur leur face hypothénuse et sont reçus dans de petites lunettes Uronomiques KH, K'H' à travers lesquelles deux autres observateurs, ^gardent les images Ri et R^ ; ces hinr^ttes ont pour effet beaucoup moins amplifier Timage visée que de procurer la faculté de mettre au point »uten maintenant entre les têtes des trois ])ersonnes qui observent simultaornent des distances suffisantes pour qu'elles ne se gênent pas mutuellement. Il importe de remarquer que, les lunettes renversant les objets, les deux ^sénateurs placés latéralement voient renversé ce que l'observateur édian voit droit et vice versa; on éviterait ce renversement en remplaçant s lunettes astronomiques par des lunettes de Galilée.]]

201. Calcul des constantes optiques de rophtalmoscope. — I^ furce du verre positif ou

^tif néccMaire pour reporter Timagc du fond de l'œil à la dini&nce requise par les lois

la viiioD, la distance de ce verre au miroir réflecteur et à Toeil de Tobservateur,' les

iliatancet respectÎTes de ces différentes pièces à TcBil obeenré, sont des doniitefi dent évidemment de l'état de la réfraction des yeux en présence, et <jui délm grossissement de Timage réelle ou virtuelle obtenue.

Cependant il existe plus ou moins de latitude dans le choix de la lentille correctriee qu'on peut, entre certaines limites, en compenser l'exoàs ou le déficit de réfringenee l'intervention de l'accommodation, soit par le changement des distances. Je siip| exemple, que pour l'examen à l'image renversée on prenne une lentille converg forte que celle de la figure 288 ; il en résultera que l'image réelle d $ sera plus prà observé A ; l'observateur devra donc se rapprocher à son tour ou accommoder distance plus grande. S'agit-il de l'examen à l'image droite, et la lentille ooncai est-elle plus forte que celle de la figure 287, l'œil de l'observateur sera obligé s'accommoder pour une distance plus petite, soit de s'éloigner de la lentille B . On là que la position exacte à donner aux différentes pièces de l'appareil ophtahm est toujours subordonnée à un essai préalable. C'est pourquoi nous serons obligés, ei de nous borner à indiquer les principes qui doivent nous guider dans le choix des dans la détermination approximative des distances.

1® Examen à Vimage droite, — Considérons d'abord le cas de l'image droite. No que le système réfringent de l'œil observé A (fig. 287) donne de la portion édaii image réelle et i*enversée qui se forme à l'extérieur en b p, mais que l'interposi lentille concave B redresse cette image, en la rendant virtuelle et en la reportant l'œil en i d. L'œil A et la lentille B forment ainsi un système composé équivalent dation d'une lentille convexe avec une lentille concave. 11 s'agit de calculer la focale / de la lentille B qui donne une image virtuelle l d placée à la distance de L

distincte \

—■■n^fg.rx"

servateur.

aérienne h l'égard d<

—j^ tille B, le

jet vil tuel ;

gnement d

est égal i Pio. S87. — Théorie de l'examen opht«lmosoopique A Vimagê droite, tance A b

quelle cet accommodé. De même, Timage virtuelle d d doit se trouver à la distance B d pou l'observateur accommode son organe visuel. Appelons d la première dislance, it la et e l'intervalle A B, qui sépare la lentille B de l'œil observé ; nous aurons alon

Bb = d — e et B d = rf' ,

en négligeant la distance de l'œil de robser?ateur à la lentille. Introduisons cai dans la formule des lentilles appropriée au cas où l'objet est virtuel, et il vient:

Cette équation nous montre que la longueur focale f doit être d'autant plus gr cT et d sont plus grands. On voit aussi que de légères variations dans la dislanœ i peuvent être compensées par des variations égales et de même sens de Tiala quand, par exemple, d augmente, il faut éloigner la lentille de l'oeil observé, et ment, quand d diminue, la lentille doit être rapprochée. D'autre part, si d sens, pendant que d' varie dans l'autre, la compensation est encore possible valeur de f ctiange. Enfin, supposons que (i = cf' = ao , alors on a ansn f = qui veut dire que, lorsque les yeux en présence sont l'un et Tautre aocommodéi | distance infinie, la lentille devient inutile.

Quant au grossissement, on le calculera de la manière suivante: en appelant y' bf de l'image réelle b p, et y* la grandeur de l'image virtuelle i </, on a, d'après la In de la page 368 :

jT d' y' "" d-<f •

Quand c/est très grand, e peut être négligé, et l'on a simplement :

y» rf'

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